
Fondation Al Karama
03.03.2015 La rédaction
La Fondation Al Karama (Alkarama) a été créée en juillet 2004 par , Aderrahman Al Nuaimy, Rachid Mesli et Abbas Aroua.
Il s’agit de défendre auprès du Conseil des droits de l’homme, les victimes des régimes arabes et les victimes de l’antiterrorisme.
Pour l’administration américaine la réalité est tout autre.
« Nuaimi est un terroriste financier basé au Qatar qui a fourni du matériel et de l’argent à Al Qaida en Syrie, en Irak, en Somalie et au Yemen depuis plus de 10 ans. (…) Il est (avec Humayqani) au centre d’un réseau de soutien qui finance et soutient le terrorisme ».
Pour faire fonctionner l’association en 2007, les dirigeants font appel à Mourad Dhina. Celui ci vient d’abandonner le militantisme au sein du FIS qu’il ne trouve plus assez actif. Quelques années avant il a participé Front islamique pour le djihad armé (Fida), responsable de l’assassinat de centaines de journalistes, intellectuels, syndicalistes et personnalités politiques algériens. Résident suisse, il a été arrêté le 16 janvier 2012 à Orly. Il venait donner sa version du coup d’état de 1992. Il faisait alors l’objet d’un mandat d’arrêt international émis en 2003 par les autorités algériennes et l’accusant d’«avoir commis des actions terroristes à Zurich en Suisse durant les années 1997-1999». Suite à une importante campagne de soutien menée notamment par les Indigènes de la République, et à la défense de Maître Antoine Comte il ne sera pas extradé. Il restera néanmoins six mois à la prison de la santé.
En 2007, Al Karama commence à travailler avec les organes de suivi de traités de l’ONU – en particulier avec le Comité contre la torture (CAT), le Comité des droits de l’homme (CCPR) et l’Examen périodique universel (EPU) mis en place par le nouvellement créé Conseil des droits de l’homme (CDH) – en présentant des informations alternatives concernant la mise en œuvre par les états arabes des traités pertinents à chaque étape de leur processus d’examen. Dans ce cadre, Alkarama fournit aux experts du CAT/CCPR, et aux membres du CDH l’accès aux informations des acteurs de la société civile ainsi que des cas concrets de violations de nombreux articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention contre la torture et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).
Al Karama lance à partir de 2009, un prix pour la défense des droits de l’homme, essentiellement décerné à des militants islamistes et à leurs soutiens. Parmi les bénéficiaires les plus ambigües AbulElah Shyea grand admirateur des terroristes d’Al Qaïda sur quand ils frappent en Europe.
Selon le site Algérie Patriotique, la Fondation Al Karama qui finance trois chaînes de télévision satellitaires dans le but de renverser le régime politique en Algérie ». Ces chaînes seraient Al-Magharibia (dirigée par le fils d’Abassi Madani, qui est également propriétaire d’une société qatarie de l’énergie solaire), Al-Rachad (qui appartient à l’organisation Rachad dirigée par Mourad Dhina) et Al-Asr. Al-Karama, qui reconnaît qu’elle est financée par ses propres dirigeants à leur tête le Qatari Al-Naimi, a dépensé, toujours selon Ennahar, plus d’un million de francs suisses en 2011 dans ce qu’elle appelle des «actions humanitaires». Comme quoi, les résidus du FIS dissous ne démordent pas et multiplient les tentatives de déstabilisation de l’Algérie.
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