Abbas Aroua, « expert de la résolution des conflits et du dialogue entre les civilisations. »

Titulaire d’un Doctorat en Physique Médicale de la Faculté de Médecine de Lausanne, Abbas Aroua est selon sa biographie  « un expert algérien réputé des droits de l’homme, de la résolution des conflits et du dialogue entre les civilisations. »

Abbas Aroua est intervenu sur Al Jazeera pour donner sa version de la guerre civile en Algérie lors d’une « enquête exclusive ».

Les services algériens accusent régulièrement Abbas Aroua d’être un des fondateurs du FIS, ce qu’il nie.

« Je n’ai jamais fait partie du FIS, ni comme candidat et encore moins comme membre fondateur. J’ai quitté l’Algérie en 1984, à l’époque du parti unique, pour aller poursuivre mes études universitaires. Ce n’est pas pour autant que je me priverai de rappeler que ce parti a gagné les premières et seules élections libres et transparentes en Algérie depuis l’indépendance et à ce jour. » (Droit de réponse à Chourouk, 9 mai 2011)

Lorsque l’AKP gagne les élections de 2007, Abas Aroua publie un texte très relayé, une sorte de mise en garde faite aux militaires turcs : « Peuple turc, sois intelligent »

Les socialistes algériens ont sorti leurs troupes à la rue pour prévenir contre le danger que représentent les « intégristes » pour l’Algérie, des intellos nourris par le pouvoir et des barons de la centrale syndicale se sont rassemblés pour la sauvegarde de la république. La hiérarchie militaire a répondu présente pour « faire barrage au péril vert ». Le second tour des élections n’aura pas lieu. Cet acte a-t-il sauvé l’Algérie ? Hélas non. Ce fut la « première violence » qui allait ouvrir les portes de l’enfer de la violence et de la contre-violence qui durera plus d’une décennie et dont le bilan, je ne me lasserai pas de le réitérer – la répétition ayant des vertus pédagogiques –, est de près d’un quart de million de victimes, des dizaines de milliers de torturés, des milliers de disparus, des centaines de milliers de déplacés et d’exilés et des dizaines de milliards de dollars de dégâts matériels. (Oumma, 23 juillet 2007)

Un peu plus tard, alors que s’annoncent des millions de manifestants ont demandé le départ de Morsi et des Frères musulmans, Abbas Aroua commente :

L’appel du général putschiste égyptien Abdul Fatah al-Sissi, mercredi, à toute la population égyptienne de sortir aujourd’hui dans les villes et les provinces dans le but de lui donner un mandat pour faire face à « la violence et le terrorisme » est un acte irresponsable et qui peut conduire l’Egypte à une guerre fratricide, sachant que la coalition contre le coup d’Etat avait appelé il y a plusieurs jours à des manifestations aujourd’hui justement. Recourir à une telle pratique défie les règles élémentaires de la démocratie et de l’Etat de droit qui définissent les institutions et les modalités régulant le processus démocratique. (Vue de Cordoue, Blog en partenariat avec la Tribune de Genève, 26 juillet 2013)

Il est également un membre fondateur de l’Institut Hoggar et de la Fondation Cordoue de Genève.

Il a cofondé Al Karama en 2004. Une fondation régulièrement mise en cause pour ses liens avec Al Qaïda et ses admirateurs.

En 2014, la Fondation Al Karama est inscrite sur la liste des organisations terroristes par les Emirats Arabes Unis.

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