TARIQ RAMADAN SERMONE ERDOGAN

Tariq Ramadan sermone Erdogan

02.01.2014 La rédaction

Après avoir été un des soutiens inconditionnels d’Erdogan, Tariq Ramadan semble prendre parti pour les gülenistes. Lors de son discours à la conférence «Faire revivre l’esprit de l’islam» (RIS) qui s’est tenue à Toronto (29/12/13)  il a recommandé au premier ministre de quitter le pouvoir.

«J’ai dit ce qu’Erdogan a dit à (l’ancien président égyptien) Moubarak. Un jour, vous devez savoir comment partir. (…) Le pouvoir c’est pour un temps et puis vous partez. Partez. Partez et laissez les gens venir.»

Voyant les effets de sa déclaration, Tariq Ramadan a, comme à son habitude, immédiatement tenu un discours inverse invoquant une mauvaise compréhension de ses propos.

Il n’empêche. La première partie de son discours a été abondamment reprise par la presse güleniste. L’avenir dira quels réseaux Tariq Ramadan décide d’investir.

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Prix Cojep 2011

La Cojep, une organisation proche de l’AKP d’Erdogan et regroupant une partie des Turcs alsaciens distribue chaque année une série de prix. En 2011, ils ont été attribués à :

  • Prix « Soutien à la Société Civile » : Feyzullah KIYIKLIK
    Parlementaire Turc AKP
  • «Prix « Special COJEP » : Famille de Gizem DOGAN
    Victime de l’attaque terroriste d’Utoya – Norvège
  • Prix « Dialogue İnterculturel » : Kamel MEZITI
    Historien,  auteur du Dictionnaire de l’islamophobie
  • Prix « Engagement Humanitaire » : Kerem KINIK
    Vice-Président de l’ONG « Doctors Worldwide »
  • Prix « Citoyenneté Européenne » : Philippe LE GUEN
    Directeur de l’Association de Jean Monnet
  • Prix « Vivre Ensemble » : Lord Nazir AHMET
    Parlementaire Britannique
  • Prix « Personnalité Politique » : Mevlüt ÇAVUŞOĞLU
    Président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe. Confondateur de l’AKP.
  • Prix « Lutte Contre le Racisme et le Discriminations » : Rokhaya DIALLO
cojep2011

Dominique Thomas à l’IFESI

Le 23 décembre 2006, Dominique Thomas, chercheur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales donne une conférence à l’IFESI. Voilà comment la conférence est présentée.

Thème :Les courants de l’Islam politique :
Sources et orientations

Programme : Après une brève présentation de la notion d’Islam politique et des concepts qui le traversent (fondamentalisme, réformisme, modernité, tradition, légitimité, Sharî’ah, etc.), le conférencier essaiera d’expliquer comment différentes expériences politiques islamiques se sont déroulées dans le monde musulman, quels en ont été les sources, les acquis mais aussi les échecs. Face à l’ampleur du sujet, il présentera les exemples qui lui paraissent les plus représentatifs :

  • La doctrine de Muhammad ibn Abd Al-Wahhâb : exemple d’un réformisme islamique au service du pouvoir politique de Âl-Sa’ûd (les Saoudiens).
  • L’expérience des Frères Musulmans en Egypte : exemple d’une confrontation avec le pouvoir politique, sources et influences.
  • L’expérience de la Sahwah islamique en Arabie Saoudite : un réformisme politique.
  • Hamas et Hezbollah : deux exemples de mouvements politiques entre nation et Islam.
  • La Imârah (Emirat) Islamique en Afghanistan : l’expérience des Taliban, mouvement réformiste et traditionaliste.
  • Le courant jihâdiste international : de l’Afghanistan à l’Irak, ou comment repenser le politique à travers la Ummah (Oumma) mondialisée.

Conférencier :Mâjid Dominique THOMAS
Chercheur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) associé aux programmes du centre de recherche (Institut d’études de l’Islam et des Sociétés du Monde MusulmanISMM), il a séjourné plusieurs années dans les Territoires Palestiniens comme coopérant, puis enseignant et coordinateur en charge de programmes pédagogiques auprès du Consulat Général de France pour l’Autorité Palestinienne, au sein du Centre Culturel Français de Gaza (1995-1998). Ses thèmes de recherche sont concentrés autour de l’Islam politique, en particulier sur les groupes islamiques présents en Grande-Bretagne, l’opposition islamiste saoudienne, mais aussi sur les groupes de résistance de la scène proche-orientale (Palestine et Irak). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur ces questions : « Le Londonistan » et « Les Homme d’al-Qaïda, parcours et stratégies » chez l’éditeur Michalon.

Olivier Roy chez les traducteurs de Qaradawi

Le 13 mai 2005, Olivier Roy chercheur au CNRS, interviendra à l’Institut international de la pensée islamique pour son dernier livre : « la laicité face à l’islam » dans lequel il fait un plaidoyer en faveur de Tariq Ramadan et une grande leçon de morale, sur le mode professorale, aux journalistes engagés (entendez critiques envers les islamistes).

Lui même a une notion toute relative de la neutralité scientifique puisqu’il cautionne de sa présence un Institut intégriste destiné à fournir des cautions scientifiques à l’islam politique et radical issu des Frères musulmans.

L’Institut international de la pensée islamique cherche depuis quelques mois établir des sphères de collaborations avec des institutions non islamistes. Pourtant, lorsque l’on regarde les productions de l’Institut on ne peut qu’être attéré par le radicalisme de l’organisation. Parmi leurs publications et traductions, on peut trouver « La Sounna du Prophète » de Youssef al-Qaradhawi, l’homme qui approuve l’excision, le fait de battre sa femme et pour qui les attentats kamikazes sont justifiés contre les « fils de sion ».

Après que certains de ces cadres aient été mis sur la touche pour avoir aidé au financement d’organisations terroristes, sa maison-mère américaine, International Institute of Islamic Thought (IIIT) bénéficie désormais de la clémence de l’administration américaine qui pense sérieusement que les Frères musulmans peuvent être une alternative dans les pays musulmans. Une opération de communication destiné à rendre ce mouvement présentable est d’ailleurs en cours.

Le rayonnement de l’Institut international de la pensée islamique en fait partie. A l’invitation de sa branche française, plusieurs personnalités ont même été invités à visiter l’IIIT-USA en avril 2005. Il s’agissait de Bariza Khiari, sénatrice de Paris, Nadia Bourdi, maire- adjointe de Saint Etienne et Franck Fregosi, chercheur à Strasbourg.

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L’UOIF demande à France 2 de déprogrammer un reportage sur Tariq Ramadan

L’Union des organisations islamiques de France (UOIF) a demandé samedi à France 2 de déprogrammer un reportage « aux allures de procès d’intention » sur l’intellectuel suisse musulman Tariq Ramadan que la chaîne française s’apprête à diffuser jeudi 2 décembre.

Dans un communiqué, l’UOIF souligne que ce reportage est « réalisé par Mohamed Sifaoui, connu pour son hostilité contre les symboles de la pratique musulmane ». Selon l’UOIF, le même reportage a été déprogrammé le 24 septembre dernier par la Télévision suisse romande (TSR), à laquelle il avait été préalablement proposé, « au regard du manque d’objectivité qui a guidé son réalisateur ».

« L’UOIF dénonce et condamne cette campagne de dénigrement cautionnée et portée aujourd’hui par une chaîne publique dont la mission d’information est compromise par la diffusion de ce reportage aux allures de procès d’intention », selon le texte.

« L’UOIF demande donc, au nom de la déontologie qui a guidé la TSR dans sa décision, la déprogrammation de ce sujet et d’encourager par ce geste la rigueur journalistique dans la recherche de la vérité », conclut le communiqué.

PARIS, 27 nov 2004 (AFP) © 2004 AFP Médias-islam

Conférence de Tariq Ramadan à Dreux “pour” la Palestine

A l’invitation du CDPP (Comité drouais pour la Palestine), Tariq Ramadan a tenu une conférence sur le thème :  « la véritable nature du conflit israélo-palestinien ». Il était accompagné de François Burgat.

Près de 100 cent personnes ont assisté à la conférence.

Tariq Ramadan a commencé sa conférence par une condamnation de la mairie qui avait hésité à autoriser la manifestation.

« Il est triste pour la France que les autorités politiques locales acceptent les pressions sur de simples rumeurs… »

Il a ensuite recommandé de ne pas cantonner la critique d’Israël à la dimension religieuse du conflit, mais de l’élargir à une critique économique, affinée convaincre au delà des cercles traditionnels.

Dreux est une commune d’Eure-et-Loir. Au milieu des années 70, Dreux est considéré comme un modèle de la gestion de l’immigration sur le mode communautariste. En 1983, Jean-Pierre Stirbois offre la première victoire électorale au Front national en faisant perdre, la maire, Françoise Gaspard. La ville sera alors dirigée par une liste RPRFN.