Quatre étudiants ont été interpellés et placés en garde à vue alors qu’ils manifestaient devant la mairie de Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne) pour la réouverture de leur école.
Le 26 avril 2011, l’Institut français d’études et de sciences islamiques (Ifesi) a été fermé pour non respect des normes de sécurité. Depuis, des étudiants manifestent tous les week-ends à Boissy-Saint-Léger pour exiger sa réouverture et dénoncer le « climat d’islamophobie » en France.
Tariq Ramadan l’a annoncé. Il ne veut plus participer aux prochaines éditions de la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF /UOIF). Selon le prédicateur controversé, l’édition de 2011 sera la dernière.
Il reproche en effet à l’organisation de ne pas avoir su organiser convenablement le débat sur l’islam de France. En effet Ahmed Jaballah, directeur de l’Institut européen des sciences humaines (IESH) de Paris, n’était pas présent lors d’une des tables rondes organisée avec Robert Menard.
« Je me réjouissais d’avoir un autre type de débat avec le cheikh Ahmed Jaballah et puis j’ai été mis devant le fait accompli d’un programme et je ne trouve pas, avec tous les problèmes que j’ai eu ces dernières années, que c’était une façon de faire »
« J’ai depuis plusieurs années avalé des couleuvres. Maintenant, je le dis et je le dis publiquement. Insha Allah, ce sera ma dernière participation »
Voici la version courte d’un documentaire d’une heure diffusé sur France culture le Jeudi 17 décembre : “Tariq Ramadan et son double”. L’extrait démontre l’appartenance de Tariq Ramadan aux frères musulmans.
Le 1er mai 2010, des commerçants alertent les autorités américaines. Une Nissan bleue abandonnée fume à proximité de Timesquare. Les démineurs désamorcent 4 bombes et parviennent à éviter un attentat à Timesquare. Le responsable, Faisal Shahzad, sera arrêté 53 plus tard alors qu’il tentait de quitter le pays.
Faisal Shahzad est né au Pakistan. Naturalisé américain, il retournait fréquemment au Pakistan ou il s’est entraîné dans le Waziristan à la fabrication de bombes. L’homme a plaidé coupable. Il a été condamné à la perpétuité sans possibilité de libération. Il a aussi expliqué qu’il avait pu monter son opération grâce au système des Hawala. Un système de paiement informel qui permet de faire circuler de l’argent presqu’instantanément. Les Hawala avaient été mises en cause après le 11 septembre pour blanchiment d’argent.
CAIR fait campagne depuis plusieurs années pour protéger le système des Hawala. Russia Today a donc naturellement interrogé Nihad Awad de CAIR sur cette question. Réponse :
« La Commission sur le 11 septembre a exonéré les système des Hawala de toute responsabilité »
C’est un peu court. En réalité la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les Etats-Unis
sur le 11 septembre dit l’inverse.
On peut lire dans le rapport que les Hawala ont permis à Al Qaida de faire transiter de l’argent sans être inquiétés. Plusieurs avoirs de compagnies Hawala ont été gelés. Nihad Awad, qui représente CAIR, se sert du fait que certaines charges contre le réseau Al Barakat ont été abandonnées. Ce qui n’absout pas la totalité du système.
Dans cet extrait, Tariq Ramadan esquive en permanence pour ne pas avoir à critiquer son grand-père, qu’il reconnait admirer, et n’arrive pas à critiquer…. Il concède simplement vouloir replacer dans son « contexte ».
La mairie de Rotterdam avait engagé Tariq Ramadan au poste de conseiller à l’intégration, malgré les soupçons de « double discours ». Elle l’a finalement dû le limoger. Après avoir découvert que son “médiateur” animait une émission hebdomadaire sur Press TV, une chaîne anglophone financée par le gouvernement iranien.
Contrairement à ce que Tariq Ramadan prétend, on ne trouve pas l’ombre d’une critique envers le régime dans ces émissions diffusées avant, pendant et après la fraude électorale.
Le 18 juin, alors que plus d’un million d’Iraniens bravent l’interdit pour réclamer des élections libres et non truquées, subissent une répression sanglante… Tariq Ramadan s’inquiète du score des listes populistes aux élections européennes… Son émission commence par un clip annonçant le retour du nazisme européen, comme dans les années 1930… D’après son émission, ce nouveau nazisme prendrait pour cibles les musulmans comme hier il prenait pour cibles les… immigrés (le mot “juif” n’est pas prononcé).
Le message colle parfaitement à la paranoïa anti-occidentale de Press TV, destinée à relayer la propagande iranienne auprès du monde anglo-saxon. Notamment celle minimisant la Shoah… Visiblement, la chaîne connaît mieux le message de Tariq Ramadan que la mairie de Rotterdam.
A noter, Ramadan se présente parfois comme agent de pacification auprès du monde musulman. Mais il maîtrise pas suffisamment l’arabe littéraire pour passer sur Al-Jazira, et ne parle pas persan. C’est donc en français et anglais, auprès du public musulman européen, qu’il a un impact… Celui de les politiser et de les radicaliser.
Ps : LE BNP, l’UDC et Geert Wilders tiennent en effet des discours anti-Islam qu’il faut condamner, mais de façon antiraciste. La leçon fait sourire venant d’un prédicateur salarié du gouvernement iranien !
Jeudi 17 décembre 2009, l’émission « Sur les docks » de FRANCE CULTURE diffusait « Tariq Ramadan et son double ». Un documentaire audio de Caroline Fourest.
Après des années d’enquêtes et son livre sur Frère Tariq, achève de démontrer ici son double discours et sa fidélité à la pensée des Frères musulmans, à partir d’extraits de ses propres cassettes et de ses conférences.
L’enquête sonore se base sur des extraits de ces passages médias et ces prêches, décryptés grâce à Leïla Babès et Antoine Sfeir, au directeur de recherche ayant refusé la thèse apologétique de Tariq Ramadan sur Hassan Al Banna, et à une journaliste Suisse ayant couvert ses débuts.
Elle comporte aussi une rencontre et un débat improvisés avec Hani Ramadan devant le Centre islamique de Genève, ainsi qu’une ballade à Saint Denis, à la rencontre d’habitants subissant le militantisme intégriste des partisans de Tariq Ramadan…
Personne n’a vu venir le succès de la votation suisse en faveur de l’interdiction de nouveaux minarets. Pas même la droite populiste à l’origine de cette initiative. Aujourd’hui, on cherche un responsable. La faute aux élites qui n’ont rien vu venir, ou au peuple qui a exprimé son ras-le-bol ? Aux médias, qui parlent trop de l’islamisme, ou aux intégristes qui en font trop ? Laissons de côté les jugements moraux pour s’interroger sur l’intention, le contexte et la portée de ce vote.
L’intention tout d’abord. L’initiative vient d’un groupe proche de l’UDC, ce parti populiste dont les affiches électorales mélangent volontiers la question de l’immigration et celle de l’intégrisme. L’une des affiches en faveur du « oui » montrait une femme en voile intégral, sur fond de drapeau suisse recouvert de minarets en forme de missiles. Elle a pu séduire des électeurs révulsés par le port du voile intégral, alors que la votation portait sur l’interdiction… des minarets.
Comme le voile sur les cheveux, le minaret n’est en rien une obligation coranique. Mais il n’a pas la même portée inégalitaire. Comme le clocher, il témoigne de l’envie d’appeler ses fidèles, éventuellement d’un certain prosélytisme. On pourrait comprendre qu’une votation sur l’urbanisme souhaite réglementer la hauteur des édifices cultuels et leur impose le silence, ne serait-ce que par respect pour le voisinage. Cette question était réglée avant la votation, et ce n’est pas ce qu’elle proposait. Elle visait les minarets, et pas les clochers. Ce qui introduit de fait une discrimination entre les lieux de culte.
Loin d’être laïque, cette posture vient d’une approche religieuse. On l’a oublié, mais la Réforme protestante a interdit à la minorité catholique Suisse de faire sonner ses cloches et même de construire des clochers. Cette tradition, inéquitable, vient d’être réactivée contre les minarets.
Les pays de l’Organisation de la conférence islamique, représentés en force au Conseil des droits de l’homme siégeant à Genève, auront pour une fois raison de crier au « deux poids, deux mesures ». Mais qu’ils ne crient pas trop fort. La Suisse est loin d’être aussi injuste que certains pays musulmans, lesquels interdisent carrément la construction deglises et non seulement celle de clochers. Reste qu’un pays où siègent les institutions garantissant les droits de l’homme aura bien du mal à assumer une mesure qui déroge clairement au principe degalité.
Contrairement à la loi sur les signes religieux ostensibles à l’école publique, il ne s’agit pas de défendre l’égalité hommes-femmes, mais bien de s’assurer de la domination visuelle et symbolique du christianisme au détriment de l’islam. Au nom d’une approche qui relève de l’identité et non de la laïcité.
La laïcité telle que nous la vivons en France veille à traiter toutes les religions sur un pied degalité. Elle peut se montrer exigeante envers certaines interprétations politiques et inégalitaires du religieux, notamment à l’école publique, mais elle respecte les lieux de culte, qu’elle peut même entretenir au titre de la culture et du patrimoine. La Suisse a fait un choix inverse : non pas s’attaquer aux manifestations politiques du religieux (comme le voile) mais s’en prendre à sa part culturelle, l’architecture. Pourtant, les mosquées ayant un minaret sont souvent les plus belles et les moins intégristes. Tandis que le Centre islamique de Genève, le quartier général d’où rayonnent les Frères musulmans depuis la Suisse, n’a pas de minaret.
Cet islam politique venu d’Egypte est largement déconnecté des préoccupations des musulmans suisses, en grande majorité turcs ou albanais. Ce sont pourtant ses prédicateurs que les médias locaux ont trop longtemps présentés comme la voix de l’islam suisse. Au point d’agacer et, peut-être, de contribuer à ce retour de bâton. Paradoxe : le résultat de cette initiative va leur permettre de renforcer leur propagande victimaire, donc l’intégrisme.
L’association EMJF, Espérance musulmane de la jeunesse française, relayée par l’UAM-93 annonce que la rupture du jeune et la veillée spirituelle aura lieu à la « salle des fêtes turque » du Galion d’Aulnay-sous-Bois.
Plusieurs conférenciers sont aussi annoncés :
Aami Hassen Bounamcha*, un imam charismatique opposé à la mixité hommes-femmes.
Nassima Prudor*, a longtemps enseigné à la Mosquée Addawa. Elle s’oppose aux relations hors mariage et à la laïcité.