Hani Ramadan sur les attentats : “Commençons par surveiller le Mossad”
22.11.2015 La rédaction
Quand le prédicateur islamiste Hani Ramadan commente les attentats terroristes, la théorie du complot n’est jamais loin.
« Nous rappelons que les citoyens d’un Etat de droit méritent que les enquêtes se poursuivent dans la plus complète transparence pour déterminer qui sont les véritables coupables et commanditaires de ces crimes odieux » écrivaitHani Ramadan au lendemain des attentats du 13 novembre 2015.
Très rapidement pourtant, les scrupules du directeur du Centre islamique de Genève vont s’évanouir. Dès le 18 novembre, Hani Ramadan-Sherlock Holmes est en effet en mesure de conclure – déjà – que « l’islam n’a rien à voir avec tout cela ». « Commençons par surveiller le Mossad » poursuit-il, revenant à l’une de ses obsessions favorites.
« Pourquoi parle-t-on aujourd’hui encore dans les médias et la presse (BFMTV, Libération, etc.) d’Abdelhamid Abaaoud, comme étant le « cerveau présumé des attentats » ? Pourquoi nous répète-t-on que des passeports ont été retrouvés près du corps d’un « kamikaze » ? (…) êtes-vous sûrs que tout a été envisagé pour capturer cet individu vivant ? (…) Et pourquoi toutes ces informations nous conduisent malgré tout à être certains qu’Abdelhamid Abaaoud est responsable des tueries de Paris, conclusion que seule peut établir une enquête judiciaire dans un Etat de droit ? Au final, on a vraiment l’impression d’avoir à faire à une bande de jeunes gens manipulés, à qui on a fourni des armes (?) Mais manipulés par qui ? (…) Ces questions nous semblent être plus que légitimes… Elles n’innocentent en aucun cas ces actions coupables et odieuses, mais elles nous aident peut-être à comprendre qu’il existe des zones d’ombres persistantes qu’il faudra bien éclairer un jour ! »
Mais au fait, que faisait précisément Hani Ramadan le 13 novembre 2015 entre 21h20 et minuit ? Une « zone d’ombre » persistante qu’il faudra bien éclairer un jour…
Depuis les attentats de janvier et de novembre, plusieurs figures arabes et/ou musulmanes sont prises en chasse.
Twitter et Facebook sont le théâtre d’attaques virulentes de pro-intégristes ne supportant pas la présence dans le paysage médiatique de personnalités musulmanes se mobilisant contre l’intégrisme.La campagne vise à les disqualifier en lançant des procès d’intention, afin de faire pression sur les chaînes de télévision, de radio et sur la presse écrite et d’obtenir leur remplacement par d’autres invités amis.
Leurs cibles sont notamment : Mohamed Sifaoui, Dounia Bouzar, Abdennour Bidar, Hassen Chalghoumi, Rachid Benzine, Malek Chebel, Kamel Daoud, Latifa Ibn Zyaten, Tareq Oubrou, Fadela Amara, Malek Boutih. Aux uns, on reproche de ne pas parler suffisamment bien français, de « faire honte » aux musulmans et d’être nés hors de France. Les intégristes français et leurs amis cherchent à délégitimer les expériences d’algériens, de syriens, de pakistanais, d’iraniens victimes dans leur chair des intégristes. Aux autres, on reproche d’avoir dénoncé depuis des années les aveuglements de la classe politique française face à l’avancée des discours incitant à la haine.
Cette liste a longtemps tourné dans les milieux pro-intégristes. Ce qui vient de changer, c’est qu’aujourd’hui, outre la campagne violente sur les réseaux sociaux, le harcèlement judiciaire, se sont ajoutées une pétition et une liste d’experts agréés par les agresseurs. Au delà de la campagne de diffamation, certains membres de cette liste vivent sous protection, d’autres ont été victimes d’agression. Ces personnes sont accusées de traîtrise, et qualifiées de « menteurs » ou de « faussaires ». Si ces cabales online peuvent paraître anecdotiques car elles sont l’œuvre de petits groupes identifiés, leur nombre de followers ou de likes élevé leur assure une bonne couverture.
La liste des cibles à éliminer des plateaux de télévision s’est enrichie avec des personnalités qui ont longtemps été ambigües avec les intégristes. Les personnes visées ne forment pas un bloc idéologique homogène, mais leur mise à l’index, ensemble, par les intégristes pose un problème pour la liberté d’expression. On constate avec tristesse que les campagnes sont parfois relayées au delà des cercles pro-intégristes, par racisme, haine de soi, envie de se mettre en valeur ou simple volonté de nuire.
Parmi les lanceurs de mises à l’index, plusieurs noms reviennent.
Nabil Ennasri, est souvent présenté sur les plateaux comme un « spécialiste du Moyen Orient ». Il est aussi responsable du site « Observatoire du Qatar » et a écrit un livre préfacé par Pascal Boniface. Nabil Ennasri est intervenu à Havre du savoir ainsi qu’au lycée Averroès. N’hésitant pas à faire le signe de la Rabia, il est coutumier des campagnes de diffamation.
Ses consignes sont immédiatement suivies.
Autre déclencheur de campagne, Fateh Kimouche, ou Al-Kanz.
Al Kanz n’hésite pas à interpeller directement journalistes et politiques pour leur demander des comptes.
Ici il interpelle Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, pour qu’il ne prenne pas en compte les analyses de Mohamed Sifaoui.
Les consignes d’Al Kanz sont ensuite relayées pour faire pression sur les télévisions, les radios, le CSA ou les administrations.
Al Kanz n’hésite pas a mobiliser ses troupes dès qu’un journaliste pose des questions qui dérangent. Le 18 novembre, il rameute ses lecteurs contre le journaliste Thomas Sotto parce qu’il osé demander si l’imam de Brest, auteur de diatribes violentes et fleuries, serait expulsé.
Al Kanz apporte son soutien aux salafistes Abou Anas et Abou Houdeyfa, mais également de façon plus surprenante à Marwan Muhammad, conseiller à l’OCSE et ancien porte-parole du CCIF.
Marwan Muhammad, qui rappelle à l’occasion qu’il bénéficie du statut de diplomate, relaie les campagnes de diffamation et publie sur les réseaux sociaux une liste des experts corrects à ses yeux souvent issus du monde salafiste et frèriste.
Pour l’AFP, qui a publié une dépêche sur les attentats qui ont visé Paris, le terme terroriste doit s’employer entre guillemets. Cette dépêche a été reprise sans correction par plusieurs organismes de presse. Le terme terroriste a même été remplacé dans la version anglaise par militant.
Depuis les années 90, les militants, avocats et intellectuels qui défendent les partisans de l’islam politique font pression pour que le terme terroriste soit employé entre guillemets. Comme si on doutait que le fait de tirer sur des êtres humains attablés à une terrasse ou à un concert, une attaque planifiée et revendiquée, relève d’un acte terroriste.
L’AFP n’est pas le seul organisme a avoir cédé à cette injonction. Des administrations publiques américaines ont déjà fait cela par le passé.
Cette violence physique fait suite à une violence verbale et à des menaces proférées par ce même responsable.
Contacté par Ikhwan Info, Salama Attaallah a déclaré : « ce qui m’a fait plus mal, ce n’est pas le coup de poing que j’ai reçu, mais la passivité des organisateurs. Une passivité qui a été jusqu’au dédain. »En 2011, Salama Ataallah, correspondant pour l’antenne arabophone de France 24 dans la bande de Gaza, avait été soutenu par Reporters Sans Frontières suite au harcèlement des services de sécurité du Hamas.
La journaliste franco-turque Suheda Asik, dont les « mésaventures » [1] lors de la remise du Prix de la Laïcité lundi dernier à Paris ont ému quelques-uns de nos confrères prompts à s’enflammer pour la défense des opprimés, travaille pour Zaman France, qui est l’édition française du quotidien turc Zaman, la déclinaison locale d’un empire médiatique au service de la confrérie Gülen. Son fondateur et prédicateur, Fethullah Gülen, bénéficie d’une immense popularité dans le monde musulman depuis les États-Unis où il s’est définitivement exilé à la fin des années 2000 pour assurer sa protection personnelle. Ses partisans, généralement discrets, seraient des millions répartis sur plus de 150 pays.
Pour fêter le 40ème anniversaire de la Marche verte, 4.215 détenus ont été graciés par le roi du Maroc.
Y compris 37 salafistes, dont la libération était demandée par les islamistes.
Parmi eux Hassan Khattab, alias Abou Oussama, chef du groupe Ansar Al Mahdi qui avait été démantelé en juillet 2006. Le Parquet, avait alors estimé qu’il s’agissait de « l’une des plus dangereuses cellules terroristes », liée au réseau Al-Qaïda.
Depuis sa prison, Hassan Khattab avait accumulé les lettres de repentance.
Titulaire d’un Doctorat en Physique Médicale de la Faculté de Médecine de Lausanne, Abbas Aroua est selon sa biographie « un expert algérien réputé des droits de l’homme, de la résolution des conflits et du dialogue entre les civilisations. »
Abbas Aroua est intervenu sur Al Jazeera pour donner sa version de la guerre civile en Algérie lors d’une « enquête exclusive ».
Les services algériens accusent régulièrement Abbas Aroua d’être un des fondateurs du FIS, ce qu’il nie.
« Je n’ai jamais fait partie du FIS, ni comme candidat et encore moins comme membre fondateur. J’ai quitté l’Algérie en 1984, à l’époque du parti unique, pour aller poursuivre mes études universitaires. Ce n’est pas pour autant que je me priverai de rappeler que ce parti a gagné les premières et seules élections libres et transparentes en Algérie depuis l’indépendance et à ce jour. » (Droit de réponse à Chourouk, 9 mai 2011)
Lorsque l’AKP gagne les élections de 2007, Abas Aroua publie un texte très relayé, une sorte de mise en garde faite aux militaires turcs : « Peuple turc, sois intelligent »
Les socialistes algériens ont sorti leurs troupes à la rue pour prévenir contre le danger que représentent les « intégristes » pour l’Algérie, des intellos nourris par le pouvoir et des barons de la centrale syndicale se sont rassemblés pour la sauvegarde de la république. La hiérarchie militaire a répondu présente pour « faire barrage au péril vert ». Le second tour des élections n’aura pas lieu. Cet acte a-t-il sauvé l’Algérie ? Hélas non. Ce fut la « première violence » qui allait ouvrir les portes de l’enfer de la violence et de la contre-violence qui durera plus d’une décennie et dont le bilan, je ne me lasserai pas de le réitérer – la répétition ayant des vertus pédagogiques –, est de près d’un quart de million de victimes, des dizaines de milliers de torturés, des milliers de disparus, des centaines de milliers de déplacés et d’exilés et des dizaines de milliards de dollars de dégâts matériels. (Oumma, 23 juillet 2007)
Un peu plus tard, alors que s’annoncent des millions de manifestants ont demandé le départ de Morsi et des Frères musulmans, Abbas Aroua commente :
L’appel du général putschiste égyptien Abdul Fatah al-Sissi, mercredi, à toute la population égyptienne de sortir aujourd’hui dans les villes et les provinces dans le but de lui donner un mandat pour faire face à « la violence et le terrorisme » est un acte irresponsable et qui peut conduire l’Egypte à une guerre fratricide, sachant que la coalition contre le coup d’Etat avait appelé il y a plusieurs jours à des manifestations aujourd’hui justement. Recourir à une telle pratique défie les règles élémentaires de la démocratie et de l’Etat de droit qui définissent les institutions et les modalités régulant le processus démocratique. (Vue de Cordoue, Blog en partenariat avec la Tribune de Genève, 26 juillet 2013)
Le 8 mai 2015, en présence d’Angela Davis, Amal Bentounsi annonce la marche sous le drapeau du Parti des Indigènes de la République. Cette annonce est faite lors de l’événement intitulé « les 10 ans du PIR » (Parti des Indigènes de la République). Amal Bentounsi intervient dans les différentes publications du PIR depuis décembre 2013.
LES PROTAGONISTES MIS EN AVANT :
• Amal Bentounsi : « à l’origine de la marche »
La figure de proue mise en avant par la marche est Amal Bentounsi. Elle est même désignée par le site Streetpress* comme « la militante à l’origine de la Marche de la dignité ».
Amal Bentounsi est la soeur d’Amine Bentounsi, tué par un policier. Peu de média s’en souviennent mais elle expliquait alors que son frère avait été délibérément liquidé par la police, qui « lui en voulait » depuis plus de 10 ans. A l’en croire, il était persécuté pour avoir déclaré au commissariat de Meaux toucher de l’argent liquide de la part d’un responsable de l’office HLM local pour brûler des voitures dans les quartiers, et ce afin de justifier la politique sécuritaire de Jean-François Copé… Et Amal Bentounsi d’expliquer au Parisien : « Ils ne l’ont pas digéré ». Une théorie du complot qu’elle a longtemps défendu, notamment au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC. Etrangement cette interprétation complotiste a disparu des récentes interventions d’Amal Bentounsi.
En 2009, avant le mort de son frère, Amal Bentounsi a commencé un roman intitulé « Ce petit frère qu’on assassine ». Il était écrit trois ans avant la mort de son frère, condamné à plusieurs reprises pour braquage. Amal Bentounsi a ensuite produit un clip : Urgence notre police assassine.
Elle y dit notamment : « Vous voulez commettre des violences et des crimes en toute impunité, sans jamais être inquiétés par la justice. Vous êtes insultants, violents, ne respectez pas le code de la déontologie. Méprisants, arrogants, sont vos qualités. Prêt à tuer sans être en état de légitime défense. En argent de poche, pour arrondir vos fins de mois, coller des outrages à agent. La police recrute, et la justice vous protège et vous acquitte. Même si vous êtes coupables, ne vous inquiétez pas, on fera en sorte que vous ne le soyez plus. Nos syndicats sont puissants. Alors n’attendez pas, la police est le meilleur métier pour être au dessus des lois. »
Poursuivie pour ce clip, le procureur demandera et obtiendra sa relaxe.
• Hanane Karimi
Hanane Karimi apparait dès la première conférence de presse, le 7 juillet 2015. Elle est doctorante et porte-parole du collectif « Les Femmes dans la Mosquée« . Les Inrocks lui ont consacré un portrait élogieux en 2014, où elle est présentée comme une féministe qui lutte contre l’archaïsme de … la Grande mosquée de Paris.
Touchée par la violence des attentats de janvier, elle propose à ses « amis non musulmans… de se rendre aux abords des mosquées pour éviter les attaques et débordements, pour faire un pied de nez aux racistes« .
Le 15 janvier, elle écrivait sur le site islamiste Saphirnews : « Alors lorsque Charlie décide de sortir à 1, 3 puis 5 millions d’exemplaires un numéro dont la Une est une caricature du Prophète de l’islam, je m’interroge. Cet homme qu’il représente, s’appelle Mahomet. Je ne le connais pas. Il est l’archétype de l’arabe musulman, en turban et djellaba, auquel Charlie attribue tous les stigmates. Il est une projection française réductrice et contextualisée d’un homme qu’ils désignent comme nôtre. Il ne l‘est pas. Il n’est pas Muhammad. Il n’est qu’une image tronquée, une projection stylisée d’un ensemble de clichés pérennes. Charlie qui n’aime pas les symboles a son symbole de l’islam qui est Mahomet, « celui qui n’est pas béni ». Il est le symbole de l’autre : l’Arabe et le musulman caricaturés à l’extrême. » Une position qui lui permet d’être invitée à Berkeley sur l' »islamophobie » suite aux attentats de Charlie Hebdo.
Hanane Karimi est un relais du Parti des Indigènes de la République. Le 8 mai, elle retweetera :
Le 6 mars 2015, Hanane Karimi participait au meeting « Contre l’islamophobie et le climat de guerre sécuritaire ».
Le 1er novembre, elle a sous-entendu que Tariq Ramadan n’avait pas de rapport avec la marche. Sans doute Hanane Karimi a-t-elle oublié que Tariq Ramadan a été l’un des premiers à appeler à la Marche… Et que ses étudiantes motivées, dont elle même fait partie, sont mises en avant comme à l’origine de la marche.
• Mamans toutes égales : Collectif fondé pour défendre le droit des mères accompagnant les sorties scolaires à porter le voile.
• Tariq Ramadan : on ne le présente plus.
Non seulement, il appelle à la marche, depuis le début, mais il l’encourage à plusieurs reprises.
• Le rappeur Medine
Medine, auteur d’un clip appelant à « crucifier les laïques« , fournira son camion au discours et au concert de fin de journée.
Medine a expliqué avoir cofondé l’association Havre du Savoir. Un site internet qui relaie la prose des Frères musulmans en français. On y apprend qu’il faut se méfier des Chiites, Zaydites, Alaouites et Yazidis, et « comprendre pourquoi ils ne sont pas conformes à la voie du Prophète ».
A la tribune, il a été annoncé que Medine avait donné de l’argent pour la manifestation.
La manifestation sera annoncée et chroniquée par un nombre impressionnant de médias.
France 3
Arte
Itélé
BFM TV
Le Monde
Libération
Le Parisien
La dépêche
20 Minutes
La Croix
L’Obs
Le Figaro
Buzzfeed
Oumma
Safirnews
Mediapart
Quasiment aucun de ces médias ne fera une enquête sur les signataires, les organisateurs ou même le texte de l’appel se contentant de reproduire les éléments de langage fournis. Seuls quelques groupes et individus ont eu le courage de pointer les ambiguïtés de la démarche. Ici, ici, ici et ici. Ils ont immédiatement été pris en chasse par les trolls habituels.
Le battage médiatique annonçait un tsunami. Il devait renvoyer aux oubliettes de l’histoire les premières marches contre le racisme. A l’époque, 100 000 personnes avaient manifesté. Le 31 octobre 2015, selon les organisateurs, 10 000 ont battu le pavé.
LE DEROULE DE LA MARCHE :
De nombreuses personnes ont manifesté en toute bonne foi contre le racisme sans forcément adhérer aux thèses des organisateurs.
• Slogans entendus
« Et un, et deux, et trois Intifada »
« De Gaza à Jenin, liberez la Palestine »
« Les ‘je suis Charlie’, on en veut pas ! Les femens, on en veut pas ! L’islamophobie, on en veut pas ! »
• La banderole du Parti des indigènes de la République précédée par une militante arborant portrait de Morsi et signe de la Rabia.
• Le cortège du BDS récemment condamné par la justice, avec ici encore une militante arborant la Rabia en solidarité avec les Frères musulmans.
• L’absence de la CNT a été très remarquée. Les anars historiques ne veulent pas/plus marcher avec le PIR. Tout le long de la manifestation des stikers critiquaient les options racialistes de la marche.
• Houria Bouteldja, dont tout le monde s’est acharné a minimiser la présence était en tête de cortège.
• Karima Souid, politicienne tunisienne (ex Etakatol) était présente lors de la marche. Le 21 juillet 2015, Karima Souid avait menacé le journaliste Mohamed Sifaoui.
Et un moment nostalgie pour le dictateur Sekou Touré mort en 1984 après 26 ans au pouvoir :
• A la tribune Saïd Bouamama a déclaré « nous sommes fiers de ne pas être Charlie ».
• Une manifestante s’est émue de voir « un mec blanc » oser manifester avec elle.
La même se félicite du slogan refusant l' »intégration par le jambon », un concept développé par le prédicateur Hassan Iquioussen :
• Le Maire PCF de la Courneuve a été accusé, sur le camion de tête de la manifestation, de racisme car il a démantelé un camps de Roms.• En fin de manif, une petite centaine d’intervenants seulement écoute les leaders du mouvement.
• Bref, une manifestation sur mesure pour ravir l’extrême droite française
Cette organisation a été créée en 1981 par des membres des Frères musulmans. Plusieurs administrateurs comme Ahmed Elkadi ou Jamal Badawi ont aussi été des dirigeants officiels des Frères musulmans.
Jamal Badawi a déclaré dans cette vidéo qu’il militait pour le rétablissement d’un califat sans frontières.
Il s’agit d’une organisation parapluie qui revendique 70% des mosquées américaines.
En 2007 lors du procès pour terrorisme de la Holy Land Foundation, le Département d’Etat de Justice a désigné ISNA, CAIR,et NAIT comme « une entité qui est ou qui a été membre des Frères musulmans américains. » ISNA a alors porté plainte pour être retirée de la liste du Département d’Etat. Le juge Solis a statué que le gouvernement n’aurait pas du faire une liste d’associations ayant des liens avec les Frères musulmans mais que « le gouvernement avait produit de très amples preuves qui permettaient de lier CAIR, ISNA, NAIT avec la Islamic Association for Palestine et avec le Hamas«
Depuis 2014, le président de ISNA est Azhar Azeez. Il a longtemps travaillé dans des multinationales comme General Electric, American General Life et Capital One. Il a aussi été directeur national de Islamic Relief USA.