Le 27 mai 2007, Moumen Diouri donne une conférence à l’IFESI. Voilà comment la conférence est présentée.Le Modèle de Développement Economique dans les Pays Arabes
Programme : Le modèle de développement économique adopté par les pays arabes interroge tant les experts arabes qu’étrangers sur le fond et la manière qui ont poussé les dirigeants à choisir tel ou tel type de développement. Peut-être pour se donner une bonne conscience en tant qu’élèves des écoles occidentales et essayer de ressembler aux pays développés, mais l’histoire est là pour nous rappeler que c’est plutôt avant cet engouement que le monde arabe a vécu le temps des Lumières pendant 800 ans. Le choix du modèle actuel est erroné, et seuls les peuples arabes en paient le prix.
Conférencier :Abdelmoumen DIOURI Militant marocain et farouche opposant au régime de Hassan II, A. Diouri fut le Compagnon de route de Chaykh Al-‘Arab et de Mehdi Ben Barka disparus tragiquement en 1964 et 1965. Condamné à mort à 2 reprises, il décide en 2005, suite au changement de régime au Maroc, de retourner dans son pays pour s’y installer définitivement. A. Diouri a publié 5 livres (L’Harmattan, Paris) : Réquisitoire contre un despote (1971) ; Réalités marocaines (1986) ; Chroniques d’une expulsion annoncée (1991) ; A qui appartient le Maroc (1992) ; Mémoires d’un peuple (1993). Moumen Diouri est connu, en France, pour être un opposant historique à Hassan II. On sait un peu moins qu’en 1992, Moumen Diouri a rédigé une “constitution islamique” pour le Maroc et selon le magazine Tel Quel « ne cache pas, quelques années plus tard, sa sympathie pour le PJD et Al Adl Wal Ihsane. »
Voici le programme des rencontres de l’UOIF telles que diffusées par le site de la RAMF en avril 2007
Vendredi 13 avril 2007
17 h 45 – 17 h 55 : Mot de bienvenue – Abdenaceur ZERROUKY (directeur de la Rencontre)
18 h 55 – 18 h 05 : Présentation du programme – Hassan SAFOUI (responsable du programme)
18 h 05 – 18 h 50 : Être musulman – Cheikh Abdallah BASFAR (secrétaire général de l’Organisation mondiale pour la mémorisation du Saint Coran)
18 h 50 – 19 h 20 : La fraternité musulmane – Adil Abou Al-Oula (Théologien)
19 h 20 – 20 h 15 : Les avis canoniques en réponse aux questions des musulmans d’Europe – Cheikh Abdallah BEN BIYA (vice-président de l’Union internationale des savants musulmans, et membre du Conseil européen de la fatwa et de la recherche)
20 h 15 – 21h00 : Le prophète une miséricorde pour l’humanité – Cheikh Omar ABDELKAFI (théologien)
21 h 00 – 22 h 00 : Pause
22 h 00 – 00 h 00 : Soirée culturelle avec groupes de chants – invocation : Cheikh A. BASFAR
22 h 00 – 23 h 00 : Veillée spirituelle : Cheikh Mohamed Jebril
Samedi 14 avril 2007
09 h 30 – 09 h 40 : Lecture du Saint Coran : Cheikh Mohamed Jebril
09 h 45 – 10 h 00 : Mot d’ouverture – Okacha BEN AHMED DAHO (secrétaire général de l’UOIF)
10 h 05 – 10 h 50 : Les musulmans, entre fierté et défis – Mohsen NGAZOU (délégué régional de l’UOIF) –
10 h 55 – 11 h 50 : L’approche du juste milieu pour faire face à l’extrémisme – Mohamed Talabi (théologien)
11 h 55 – 12 h 20 : Le rôle des religions dans la cité – Père Michel LELONG
12 h 25 – 13 h 05 : Les musulmans de France, entre la contribution et la revendication. Approche éthique – Tareq OUBROU (théologien, imam et recteur de la mosquée de Bordeaux)
13 h 10 – 13 h 45 : Être musulman, une affirmation constructive – Malika DIF (auteure)
13 h 45 – 15 h 00 : Pause
15 h 00 – 15 h 40 : La phobie de l’islam, expression d’une incompréhension – Hani RAMADAN (directeur du Centre islamique de Genève)
15 h 45 – 16 h 05 : L’Europe et ses musulmans – Chakib BEN MAKHLOUF (président de la Fédération des organisations islamiques d’Europe, FOIE)
16 h 10 – 16 h 30 : Fierté, mémoire et identité – Abou Djerra Soltani (Président Mouvement de la société de Paix – MSP)
16 h 35 – 17 h 15 : Objectif Al-Firdaws – Abdallah BEN MANSOUR (écrivain conférencier)
17 h 20 – 18 h 15 : L’islam, une foi qui transforme – Cheikh Omar ABDELKAFI (théologien)
18 h 15 – 18 h 45 : De l’authenticité de l’UOIF et de sa ligne de conduite (CFCM, Affaire du foulard, rapport avec les pouvoirs public, Palestine) – Lhaj Thami BRÈZE (président de l’UOIF)
18 h 45 – 19 h 15 : Les musulmans de France et les élections présidentielles : Quel(s) choix ? –Fouad ALAOUI (premier vice-président de l’UOIF)
19 h 20 – 20 h 00 : Des exemples d’actes islamophobes – Boubaker EL HADJ AMOR (membre du Bureau Exécutif de l’UOIF, président du CRCM Poitou-Charentes)
20 h 00 – 21 h 00 : L’islam, la religion du juste milieu – Cheikh Issam AL BACHIR (théologien)
21 h 00 – 22 h 00 : Pause
22 h 00 – 00 h 00 : Soirée culturelle avec groupes de chants : Clôture heikh Mohamed Jebril
22 h 00 – 23 h 00 : Veillée spirituelle : Cheikh Abdallah BASFAR
Dimanche 15 avril 2007
09 h 45 – 10 h 00 : Lecture du Saint Coran : Cheikh Mohamed Jebril
10 h 00 – 10 h 40 : Les bases canoniques d’une présence paisible – Larabi BECHERI (théologien)
10 h 45 – 11 h 30 : Pour un renforcement des valeurs universelles communes à l’islam et à l’Occident – Cheikh Abdallah BEN BIYA (vice-président de l’Union internationale des savants musulmans, et membre du Conseil européen de la fatwa et de la recherche)
11 h 30 – 12 h 15 : La valeur de l’Homme en Islam – Omar Abdel Kafi
12 h 15 – 13 h 00 : La détermination, clé des réussites – Moussa AL-SHARIF (historien et théologien
13 h 00 – 14 h 00 : Dar Al-Fatwa de l’UOIF – Cheikh Ounis GUERGAH (responsable de Dar Al-Fatwa de l’UOIF)
14 h 00 – 15 h 00 : Pause
15 h 00 – 15 h 40 : Qu’est-ce qu’on attend ? – Farid ABDELKRIM (auteur)
15 h 45 – 16 h 25 : Ce que l’humanité doit à la civilisation arabo-musulmane – Charafeddine MOUSLIM (historien)
16 h 30 – 17 h 10 : Les musulmans de France face aux extrémismes – Cheikh Ahmed JABALLAH (théologien)
17 h 15 – 17 h 55 : L’expression des identités, entre enracinement et ouverture – Rachid HEDNA (philosophe)
18 h 00 – 18 h 15 : Lecture du Coran et invocations : Cheikh Mohamed Jebril
18H20 – 18 h 50 : La jeunesse musulmane face aux discriminations – Abdulwahab BAKLI (responsable du département jeunesse au bureau exécutif de l’UOIF)
18 h 50 – 20 h 20 : Interventions des associations spécialisées
En octobre 2002, le Conseil fédéral a interdit à Mourad Dhina , chef du Bureau exécutif du Front islamique du salut (FIS ) , parti aujourd’hui dissous en Algérie, de faire de la propagande depuis le territoire suisse, de justifier, prôner ou soutenir l’usage de la violence. L’homme avait déposé une demande d’asile en 1995, qui lui a été refusée.
Le face à face orchestré sur Ripostes par Serge Moati entre Tariq Ramadan et Philippe de Villiers a été tel qu’on pouvait s’y attendre : une passe d’armes inaudible et caricaturale accréditant dangereusement l’idée du choc des civilisations. Le seul message délivré par ce moment de télévision étant l’image physique de ces deux hommes, devenus pour l’heure l’incarnation des deux seules postures possibles.
D’un côté, un intégriste chrétien maniant les approximations, les amalgames, usant du complotisme pour agiter la peur envers l’islam (allant jusqu’à dire que Ramadan tirait les ficelles des émeutes !). Et de l’autre, un intégriste musulman esquivant sans mal les escouades mal portées, et n’ayant aucune difficulté à apparaître comme le camp de la raison. Malgré ce regard, qui le trahit désormais. De fait, il combat le modernisme tout autant que Philippe de Villiers. Simplement, l’un le fait au nom de la foi chrétienne et l’autre au nom de la foi musulmane.
J’aurais eu des questions embarrassantes à poser à ces deux hommes.
Au lieu de demander pour la millième fois à Tariq Ramadan pourquoi il a osé proposer un « moratoire sur la lapidation » (ce qui est l’une de ses prises de positions les plus progressistes), au lieu de tomber dans le panneau de vouloir lui faire dire qu’il est contre les châtiments corporels (encore heureux, il n’est ni un taliban ni un salafiste littéraliste mais un réformiste salafiste !), je lui aurais tout simplement demandé de nous dire pourquoi il enseigne à ses fidèles que Hassan al-Banna, le fondateur de l’islam politique totalitaire, est le « plus grand réformateur » de l’islam…
Quant à Philippe de Villiers, qui se drape dans le manteau de la République, j’aurais aimé lui rappeler que son numéro deux, Guillaume Peltier, a fait ses armes dans des groupuscules intégristes chrétiens et que lui-même a écrit une lettre « aux coupeurs de tête » pour célébrer — à sa manière — le bicentenaire de la révolution française…
En réalité, malgré les apparences, Tariq Ramadan et Philippe de Villiers ont beaucoup de points communs. De même qu’il faut arriver à refuser ceux qui voudraient nous pousser soit dans le camp de Ben Laden soit dans celui de Bush, il est temps de dire que le débat public français mérite mieux que Tariq Ramadan face à Philippe de Villiers.
Thème :Les courants de l’Islam politique : Sources et orientations
Programme : Après une brève présentation de la notion d’Islam politique et des concepts qui le traversent (fondamentalisme, réformisme, modernité, tradition, légitimité, Sharî’ah, etc.), le conférencier essaiera d’expliquer comment différentes expériences politiques islamiques se sont déroulées dans le monde musulman, quels en ont été les sources, les acquis mais aussi les échecs. Face à l’ampleur du sujet, il présentera les exemples qui lui paraissent les plus représentatifs :
La doctrine de Muhammad ibn Abd Al-Wahhâb : exemple d’un réformisme islamique au service du pouvoir politique de Âl-Sa’ûd (les Saoudiens).
L’expérience des Frères Musulmans en Egypte : exemple d’une confrontation avec le pouvoir politique, sources et influences.
L’expérience de la Sahwah islamique en Arabie Saoudite : un réformisme politique.
Hamas et Hezbollah : deux exemples de mouvements politiques entre nation et Islam.
La Imârah (Emirat) Islamique en Afghanistan : l’expérience des Taliban, mouvement réformiste et traditionaliste.
Le courant jihâdiste international : de l’Afghanistan à l’Irak, ou comment repenser le politique à travers la Ummah (Oumma) mondialisée.
C’est confirmé. Le refus de se voir accordé un visa pour enseigner aux USA a bien été confirmé selon un article paru dans la presse suisse le 25 septembre. Tariq Ramadan avait fait appel de la première décision datant de septembre 2005. Et ce malgré la mobilisation d’une partie de la gauche américaine et l’intervention d’un juge fédéral de New York.
Ne préférant pas entrer dans un débat sans fin sur le « double discours » de Tariq Ramadan, le porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis à Berne, Daniel Wendell, a fait savoir que ce visa avait été rejeté pour « soutien matériel à une organisation terroriste ».
Tariq Ramadan s’est défendu en arguant du fait que son don remontait à 2000, soit trois ans avant que cette organisation soit sur la liste noire. Montrant qu’il ne se départi pas de son jeu préféré : se moquer du monde.
Ce n’est pas la première fois que ces liens sont mis en cause. Le 26 novembre 1995, Tariq Ramadan s’était vu refuser l’entrée sur le territoire français à la suite d’une note des services de renseignements français le présentant comme le « traducteur de journaux publiés par le mouvement Hamas dans les Territoires occupés ».
En réalité, cette somme bien modique est dérisoire aux côté du soutien idéologique que fournit Tariq Ramadan au Hamas, la branche armée en Palestine du mouvement des Frères musulmans dont la naissance doit beaucoup à Saïd Ramadan, le père et le modèle politique de Tariq Ramadan. Son fils ne manque d’ailleurs jamais une occasion de louer l’action de son père dans ce domaine ni de défendre l’image du Hamas.
Ainsi le Centre Simon Wiesenthal et Fiammetta Venner, les rares à avoir osé dévoiler les liens existant entre le CBSP et le Hamas, sont ils poursuivis en justice. Tandis que l’UOIF peut librement continuer à récolter des soutiens pour le Hamas par le biais de cette organisation lors de son Congrès annuel du Bourget, où chercheurs et politiques s’empressent de participer.
Selon l’AFP, l’association féministe lyonnaise, Regards de femmes, a adressé lundi une lettre au ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, pour lui demander d’interdire l’accès au territoire à l’intellectuel musulman controversé Hani Ramadan.En septembre 2002, Hani Ramadan avait effectivement fait scandale en défendant dans une tribune publiée dans Le Monde l’application de la charia et la lapidation des femmes adultères. Il avait été ensuite licencié de son poste d’enseignant de Français par le gouvernement genevois pour propos « contraires aux valeurs démocratiques et aux objectifs de l’école publique »Il doit intervenir prochainement à Lyon pour donner des cours en « sciences islamiques » au sein d’un centre de formation fondé par l’Union des Jeunes musulmans (UJM).Selon le site internet de l’UJM, il doit encadrer cinq séances de travaux dirigés, dont la première, consacrée à « la foi musulmane et aux noms divins », aura lieu le 14 octobre.Or, selon Regards de Femmes, les propos de Hani Ramadan « légitiment les violences envers les femmes et diffusent l’homophobie ». L’association a transmis à M. Sarkozy une pétition, signée par cent personnes, parmi lesquelles les anciennes ministres Yvette Roudy et Corinne Lepage, pour demander son interdiction d’entrée en France.
Voici la version courte d’un documentaire d’une heure diffusé sur France culture le Jeudi 17 décembre : “Tariq Ramadan et son double”. L’extrait démontre que Tariq Ramadan s’inscrit clairement dans le courant de pensée des Frères musulmans.
Pour écouter le documentaire dans son intégralité en mp3 :
Pour en savoir + sur les Frères Musulmans, la chronique de Caroline Fourest du 5 juin 2006 (après le discours d’Obama au Caire), qui critiquait aussi le régime égyptien :