CAIR MASSACHUSETTS OÙ COMMENT DIFFUSER LA HAINE DE MANIÈRE POLICÉE

CAIR Massachusetts où comment diffuser la haine de manière policée

CAIR Massachusetts où comment diffuser la haine de manière policée

13.12.2016

L’organisation CAIR (Council on American-Islamic Relations), une des plus grandes association frèristes américaines, crée depuis des années des antennes locales dans plusieurs états américains. Ils aspirent à être les seuls représentants des musulmans américains. Au risque de faire en sorte que le grand public confonde « musulmans » et « islamistes » comme on a pu le constater lors de la dernière campagne électorale.

Le quartier général de CAIR est situé à Washington. Nous allons nous intéresser aux dirigeants de l’une des dernières antennes créées, CAIR-Massachusetts (CAIR-MA), instaurée en juin 2015, et dont le siège est basé près de Boston dans une école théologique.

John Robbins est le directeur de CAIR-MA. En parallèle, John Robbins officie à l’Islamic Society of Boston Cultural Center (ISBCC) où il organise des séances de lectures islamiques et des rencontres avec des auteurs d’ouvrage sur la pratique de l’Islam aux Etats-Unis.

CAIR-Massachusetts organise également de nombreux événements dans les locaux de l’ISBCC. Les deux entités partagent locaux et personnel. Le 16 octobre, CAIR-Massachusetts y invitait les musulmans à venir s’y enregistrer pour recenser les électeurs musulmans pour l’élection présidentielle. CAIR-Massachusetts   propose aussi régulièrement des conférences pour l’orientation des étudiants musulmans ou autour de sujets de société.

L’Islamic Society of Boston dépend de la Muslim American Society (MAS), qui a été fondée par et pour les Frères musulmans, comme en témoigne son ancien secrétaire général Shaker Elsayed : « Ikhwan members founded MAS », littéralement : « des membres de la confrérie ont fondé la MAS ». Abdulrahman Alamoudi a aussi reconnu l’appartenance frériste lors de son procès. Youssef al-Qaradawi , leader spirituel des frères musulmans, a également été listé parmi les curateurs de la mosquée de l’ISB.

L’Islamic Society of Boston (ISB, qui comprend l’ISBCC et une mosquée) a été fondée en 1981 par des associations étudiantes musulmanes, dont MSA-MIT (voir plus bas) et par Abdulrahman Alamoudi qui en a été le premier président. Ce dernier est connu de l’administration américaine depuis les années 1990 pour apologie de groupes terroristes. En 1996, Abdulrahman Alamoudi appelait le Président Clinton à libérer le Cheikh Omar Abdel Rahmane, pourtant reconnu coupable dans l’attentat du World Trade Center de 1993. En 2000, il appelait ouvertement à soutenir le Hamas et le Hezbollah. Cela n’empêcha pas le président Bush de l’inviter à la Maison Blanche pour commémorer les attaques terroristes du 11 septembre 2001. Il purge actuellement une peine de prison de 23 ans depuis 2004 pour sa participation à un complot de Kadhafi visant à éliminer via Al-Qaïda le Prince Abdallah d’Arabie Saoudite. Il a avoué avoir financé Al-Qaïda et le Jihad Palestinien Armé.

De nombreux prêcheurs de haine ont été invités par l’ISB.

En octobre 2015, Hussain Kamani, qui affirme que « l’homme doit assouvir ses besoins sexuels avec sa femme (…) ou avec une esclave qui lui appartient » et que « celui qui commet l’adultère doit être lapidé à mort », appelle les musulmans de l’ISB à « ne pas ressembler aux juifs » et à « battre leurs enfants » si ceux-ci ne prient pas.

Un autre invité de l’ISB, Abdul Nasir Jangda, légitime également l’esclavage : « l’esclavage dans l’Islam et vraiment différent et supérieur, moralement et spirituellement, à l’atroce et obscène esclavage transatlantique » et affirme le « droit divin d’un homme d’avoir ses désirs physiques satisfaits ».

En 2016, l’ISB recrute un imam-associé, Abdul Malik Merchant, qui considère le voile pour les femmes comme une obligation si elle ne veut pas être « kufr » (apostat) et qui affirme que l’homosexualité est un choix et que la Charia combat les hommes efféminés. Le New York Post rapporte que la librairie de l’ISB contient des livres de Sayyid Qutb, Frère musulman pionnier du djihadisme moderne.

Souhait Webb, alors imam de l’ISB, diffuse même en 2012 un programme pour les jeunes intitulé Young Muslim qui comporte l’étude de textes de Mawdudi, Hassan al-Banna ou encore Sayyid Qutb.

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L’ISB a refusé de participer au programme d’Obama contre la radicalisation de 2015 intitulé « Countering Violent Extremism » alors que Boston faisait partie des trois villes pilotes au niveau national. Boston avait été choisie pour son fort taux de djihadistes d’al-Qaïda ou de l’Etat Islamique originaires ou ayant vécu dans la ville. Le directeur de l’ISB, Yusufi Vali, se défend en disant que ce programme « stigmatise les musulmans ».

L’ISB a été mis sous les projecteurs par la presse et le FBI en 2013 après les attentats du marathon de Boston lorsqu’il a été révélé que les deux terroristes, les frères Tsarnaev, avaient fréquenté la mosquée de l’ISB depuis 2009.

Tahirah Amatul-Wadud est membre du Conseil d’Administration de CAIR-MA et… de la Commission du gouvernement du Massachusetts pour les femmes. Elle a aussi été invitée à la Maison Blanche en 2015 au Bureau des partenariats confessionnels. CAIR a été listé comme terroriste par les Emirats Arabes Unis, mais l’administration Obama a systématiquement soutenu l’organisation.

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Le 14 novembre 2015, elle participait en tant qu’intervenante à la Conférence Annuelle contre l’Islamophobie organisée par l’association Muslims Of America. Cette organisation a été fondée en 1980 par le Cheikh Mubarak Ali Gilani. Le Département d’Etat Américain a décrit le Cheikh Gilani comme en lien direct avec l’organisation Jamaat ul-Fuqra. Décrite comme une terroriste et comme « une secte qui veut purifier l’Islam par la violence » dans un rapport du Département d’Etat de 1999, interdite au Pakistan, plusieurs de ses membres ont été condamnés pour meurtre ou tentative de meurtre aux Etats-Unis et au Canada.

Tahirah Amatul-Wadud partage sur sa page Facebook des articles du Cheikh Gilani, comme l’article complotiste « Extreme Wahhabism is the Brainchild of British Intelligence Agency » qui affirme que les « services secrets britanniques » ont créé l’Etat Islamique, que le 11 septembre n’est pas le fait de Ben Laden mais d’ « insiders », que la tour 7 du World Trade Center s’est effondrée par « démolition contrôlée », que « Hitler et les juifs avaient une animosité mutuelle », qu’ « Hitler n’était pas un ennemi de l’Amérique », et que « les chiites ne sont pas des musulmans ».

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L’association Muslims Of America a été épinglée plusieurs fois par l’Anti Defamation League pour des propos antisémites (« les juifs sont un exemple de Satan humains »), homophobes (« il existe des agents de Satan (…) immoraux (…) l’homosexualité en est un parfait exemple »), antichrétiens (« les chrétiens (…) croient en la suprématie et au pouvoir de Satan »),

Tahirah Amatul-Wadud est par ailleurs l’avocate du Cheikh Gilani.

Troisième dirigeant de CAIR, Nadeem Mazen est également membre du Conseil d’Administration de CAIR-MA… ainsi que conseiller de la ville de Cambridge.

Il a été dans les années 2000 président de l’association d’étudiants MSA-MIT (Muslim Students Association – Massachusetts Institute of Technology), alors que l’imam de l’association était Suheil Laher, un ancien dirigeant de l’organisation de charité islamique CARE international soupçonnée d’avoir levé des fonds pour des djihadistes en Bosnie, en Afghanistan et en Tchétchénie. Il ne faut pas confondre Care International fondé par Abdullah Azzam, qui n’existe plus, et Care International, une ONG fondée en 1945 aux Etats-Unis dans l’optique du plan Marshall avant de se diversifier.  Suheil Laher a promu sur son site web le djihadiste Abdullah Azzam, mentor d’Oussama Ben Laden. Le journal allemand Spiegel décrit la MSA-MIT comme un repaire d’ « islamistes engagés ».

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Nadeem Mazen a créé en 2014 MassMuslims, un site web et une page Facebook qui proposent des conférences avec des prédicateurs intégristes comme Omar Suleiman (pour qui l’homosexualité est « une maladie » et « un péché répugnant et honteux « ) ou Yasir Qadhi (pour qui la Shoah est une « propagande fausse »).

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Nadeem Mazen a apparaît en 2014 dans une vidéo produite par le gouvernement américain créée pour « décrire » les musulmans américains. Il a par ailleurs annoncé son opposition au programme d’Obama « Countering Violent Extremism » créé pour lutter contre la radicalisation. Il considère que la lutte anti-terroriste du gouvernement Obama « cible les musulmans ».

Enquête, News

MAROC : AHMED RAÏSSOUNI ET LES FRÈRES MUSULMANS ÉGYPTIENS

MAROC : AHMED RAÏSSOUNI ET LES FRÈRES MUSULMANS ÉGYPTIENS

Maroc : Ahmed Raïssouni et les Frères musulmans égyptiens

Maroc : Ahmed Raïssouni et les Frères musulmans égyptiens

10.01.2017La rédaction

Ahmed Raïssouni, théologien marocain est un des penseurs du PJD. Il est aussi vice-président de l’Union internationale des érudits musulmans, dirigée par le cheikh Youssouf Al-Qaradhawi. Une position qui le situe dans la galaxie idéologique des Frères musulmans. Lorsque l’Union internationale des érudits musulmans a été mise sur la liste des organisations terroristes par les Emirats arabes unis, Ahmed Raïssouni, a du, comme la plupart des Frères réduire la voilure et donner des gages de modération.

A l’automne 2016, dans une série d’interviews, notamment pour alayam24.com et arabi21.comil explique que les Frères musulmans égyptiens ont été trop loin.

Il déclare notamment que  les Frères musulmans égyptiens « abandonné leur mission supérieure » afin de poursuivre leurs aspirations politiques.

Ahmed Raïssouni, va même jusqu’à accepter la mise à pied de Morsi. « Allah voulait que cet homme, soit évincé ». Et de faire un parallèle avec la situation marocaine. « La logique de l’histoire est que si l’État ne nous freinait pas, nous pourrions commettre des erreurs et nous voir confier des responsabilités trop lourdes pour nous. Nous devrions avoir à nous occuper d’affaires pour lesquelles nous ne sommes pas doués. L’Etat a autre chose en tête, mais je crois qu’au bout du compte, nous en bénéficions. Le Parti de la justice et du développement en bénéficiera. »News

DALIA MOGAHED, CONSEILLÈRE D’OBAMA

DALIA MOGAHED, CONSEILLÈRE D’OBAMA

Dalia Mogahed, conseillère d'Obama

Dalia Mogahed, conseillère d’Obama

01.12.2016 Carla Parisi

Dalia Mogahed est une universitaire américaine née en Égypte en 1974. A la fois directrice de son entreprise de conseil spécialisée dans le Moyen-Orient, Mogahed Consulting, et directrice de recherche à l’Institute for Social Policy and Understanding, elle a été recrutée en 2009 par l’administration Obama comme conseillère au Bureau des partenariats confessionnels de la Maison Blanche. Elle a auparavant travaillé en tant que directrice exécutive du centre d’études musulmanes Gallup. Mogahed a également été invitée à témoigner devant la Commission des relations étrangères du Sénat des États-Unis sur l’engagement des États-Unis auprès des communautés musulmanes et elle siège au Conseil consultatif sur la sécurité intérieure du Département des États-Unis. Elle a ainsi rejoint Madeleine Albright et Dennis Ross comme une voix de premier plan dans le projet d’engagement entre les États-Unis et les musulmans. Elle est la première conseillère voilée de la Maison Blanche.

Le magazine Arabian Business l’a désignée comme la femme arabe la plus influente dans le monde, et le Centre Royal d’Etudes Stratégiques Islamiques a inclus Mogahed dans la liste des 500 musulmans les plus influents dans le monde. Elle a également été récompensée par le prix de l’Entrepreneur social arabe de l’année par l’organisation indienne Ashoka.

Dans son rôle en tant que scientifique Gallup, Mogahed a souvent été invitée comme commentateur dans les médias et les forums internationaux. Ses analyses ont été publiées dans le Wall Street Journal, le magazine Foreign Policy, le Harvard International Review, et de nombreuses autres revues académiques et populaires. Son auditoire comprenait des chefs d’État, des parlementaires du monde entier et des leaders religieux de toutes les confessions.

Elle se fait vraiment connaître en 2007 dans le milieu universitaire aux Etats-Unis en écrivant avec le compagnon de route des Frères musulmans américains John Esposito : Who Speaks for Islam?: What a Billion Muslims Really Think. Elle y expose sa propre vision de la Charia, qu’elle décrit comme universelle : « une boussole [morale] reflétant des principes valables à toute époque, qui ne peut être changée » et de la loi islamique qui en découle : « une carte qui doit se conformer à cette boussole ».

Lorsque le Président Obama la recrute deux ans plus tard, de nombreux universitaires, comme la spécialiste du Moyen-Orient Elham Manea, s’inquiètent : « ces lois [de la Charia] perpétuent les discriminations envers les femmes dans la famille ». Elle conclue : « Obama ne veut pas ressembler à l’ancien président Bush qui avait des vues unidimensionnelles, et il adopte alors des vues opposées, mais elles aussi unidimensionnelles ».

Sur la chaîne Al-Arabiya, elle décrit sa mission dans l’administration Obama : « mon travail est d’étudier les musulmans, la façon dont ils pensent et leurs idées ». Dalia Mogahed n’a jamais peur de façonner une « communauté musulmane », de parler en son nom, ni de prêter à tous les musulmans les mêmes traits, quitte à les essentialiser et à faire perdurer les stéréotypes. Sa nomination s’inscrit par ailleurs dans la politique du gouvernement Obama de faire émerger des leaders communautaires. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Al-Arabiya rapporte que Dalia Mogahed se donne également pour mission de chercher à « réduire le nombre d’avortements ».

Le site Islam Online, créé par le leader spirituel des Frères musulmans Youssef Al-Qaradawi ayant légitimé les attentats-suicides, parle de Dalia Mogahed comme d’une « success story aux Etats-Unis ». Interviewée sur ce site internet en avril 2009, elle affirme que le djihadisme n’a rien à voir avec l’Islam : « beaucoup ont dit que les terroristes ont détourné l’Islam. Je ne suis pas d’accord. Je pense que l’Islam est sans danger, et est prospère dans les vies des musulmans de tous les pays ».

En octobre 2009, elle est invitée au dîner annuel de l’association frèriste CAIR (pointée du doigt par le FBI car soupçonnée de liens avec le Hamas, et classée terroriste aux Emirats Arabes Unis). Elle semble avoir annulé sa participation lorsqu’il a été rendu public qu’elle partagerait son dîner avec l’imam Siraj Wahhaj, ancien partisan de Nation Of Islam, défenseur du Cheikh Omar Abdel-Rahman et de la lapidation, il considère « Allah comme supérieur à la démocratie », et est cité comme « unindicted co-conspirator » dans l’attentat du World Trade Center en 2003. Elle a toutefois participé au dîner annuel de CAIR en 2015, et est annoncée à celui du 17 décembre 2016. CAIR publie des articles élogieux sur Dalia Mogahed sur son site web, et n’hésite pas à la féliciter pour son rôle auprès du président Obama.

Toujours en octobre 2009, elle donne une interview à la chaîne anglaise Muslima Dilemna, qui appartient au parti politique Hizb ut-Tahrir (ou parti de la libération islamique). Ce parti milite ouvertement pour la mise en place d’un Califat mondial régi par la Charia. Face à deux militantes de Hizb ut-Tahrir qui défendent la Charia comme source de législation et qui affirment que la femme ne doit pas avoir de position de leadership, elle n’émet aucune contradiction, et affirme : « je pense que la raison pour laquelle tant de femmes soutiennent la Charia est parce qu’elles en ont une compréhension très différente de la perception occidentale. La majorité des femmes dans le monde associent la justice entre les sexes, la justice pour les femmes, avec la Charia ». Dalia Mogahed en profite pour dire à ses interlocutrices que son rôle est de « transmettre au Président et aux autres représentants officiels ce que les musulmans veulent ».

En 2010, elle décrit le mouvement Gülen comme un « mouvement inspirant pour les musulmans ».

En 2012, elle s’adresse sur Twitter aux soutiens de Bachar al-Assad en leur disant qu’il n’a pas de légitimité car « il ne peut pas assurer la stabilité, la protection des minorités, ni la résistance à Israël ».

En 2014, elle est l’invitée d’honneur du dîner du CCIF, aux cotés de Marwan Muhammad, Rokhaya Diallo, Houria Bouteldja, Rachid Abou Houdeyfa, Nader Abou Anas, Ahmed Jaballah, ou encore Nabil Ennasri.

Outre CAIR, Dalia Mogahed a également été intervenante pour d’autres associations reliées aux Frères musulmans :

  • Islamic Circle of North America, ICNA, (congrès de 2015)
  • Muslim American Society, MAS, (congrès de 2016)
  • Islamic Society of North America – Muslim Student Association, ISNA-MSA (annoncée au congrès de 2016 aux cotés de Tariq Ramadan)
  • Muslim Public Affairs Council, MPAC, (congrès de 2016)

Ce article est également disponible en English.

ANTIRACISME » ISLAMISTE À DECINES

"Antiracisme" islamiste à Decines

“Antiracisme” islamiste à Decines

28.11.2016La rédaction

Le 3 décembre, à Décines dans la banlieue Lyonnaise, les islamistes du CCIF se retrouveront pour « des assises contre l’islamophobie » dans des locaux diplomatiques de l’ambassade de Turquie sous l’égide de son ministère des Affaires religieuses et de son organisation officielle DITIB ( Diyanet Işleri Türk-Islam Birliği à savoir Union des Affaires Culturelles Turco-Islamiques).

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Comment ose-t-il, le CCIF, se présenter comme le chantre de la liberté des femmes. Quelle funeste audace de s’accaparer l’antiracisme et le féminisme pour finalement le liquider. Où sont-ils quand les hommes et les femmes se lèvent pour faire obstacle à cette loi qui a failli légaliser le viol des fillettes.

Ils se réunissent chez des activistes islamistes qui soutiennent le régime qui a souhaité promulguer cette loi. Chez ces tortionnaires qui emprisonnent et purge à tour de bras.

Quand le CCIF pourfend l’Etat d’urgence Français, sa police et sa Justice, elle noue franchement camaraderie avec le régime de Recep  Tayyip Erdogan.

L’Etat d’urgence décrété par le Président Turc suite au soulèvement d’une partie de l’armée ne dérange nullement le CCIF qui préfère s’en prendre à celui de notre pays, promulgué à la suite des attentats du 13 novembre. Pourtant, la France n’a enterrée ni les droits de l’Homme ni les droits des femmes.

La machine d’exception Turque peut donc compter sur nos islamistes pour collaborer avec les siens.

Ces « Assises contre l’islamophobie », organisées notamment par le CCIF sont soutenues par tout ce que l’AKP (parti islamiste au pouvoir en Turquie) dispose comme instruments pour contrôler et se renforcer auprès de sa diaspora. Ils ne s’en cachent d’ailleurs pas.

Par exemple MUSIAD « MUSIulman Is Adamlari Dernegi », littéralement « Association des hommes d’affaires indépendants ». Au même titre que l’AKP est à la politique l’organe islamiste d’Erdogan, MUSIAD est à l’économie au service de son projet politico-religieux.

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Exhibé comme une star sur leur tract des « assises », Bayram Celik est un chef d’entreprise lyonnais engagé… « Notre but Allah, notre guide le messager de Dieu, notre Constitution le Coran », promeut-il sur sa page Facebook avec un homme lourdement armé. Le slogan de la confrérie des « Frères musulmans ». Quelle étrange organisation patronale…

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Soutenu aussi par le Conseil de la Jeunesse Pluriculturel (COJEP), association d’étudiants Turcs au service de l’homme fort d’Ankara sur le territoire Européen et qui distribue bons ou mauvais points à certains « leaders d’opinions » Français.

Evidemment les bons points sont décernés par le Cojep aux soutiens de la confrérie des Frères, de Tariq Ramadan, et évidemment de l’AKP.

Entre autre, Bariza Khiari sénatrice de Paris, Marwan MuhammadRokhaya Diallo et bien sûr Edwy Plenel sont auréolés pour tant et tant de services rendus à la cause islamiste sous couvert de lutte contre « l’islamophobie ».

Pour le Cojep, Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis, eux, sont relégués à des rôles de suppôts de l’Arménie.

L’AFD International France (Alliance for Freedom and Dignity) est aussi de la partie. Comment ne pourrait-elle pas l’être, surtout en compagnie de Ismahane Chouder. Celle-ci multiplie les casquettes pour imposer son hijab militant. Elle rêve aussi d’instaurer une République islamique au Maroc, son pays d’origine.

Pour l’AFD, l’antiracisme passe par le copinage islamiste et c’est assez crânement qu’ils s’affichent avec Tariq Ramadan. Leur boussole n’est pas les droits de l’Homme mais le droit des islamistes à contester les lois Républicaines. Comme ils l’expliquent sur leur site, quand « l’opinion internationale » fustige les lois laïques de notre pays, c’est sur les mobilisations des islamistes radicaux à travers le monde qu’ils font référence. Pas sur les arrêts de la Cour Européenne des droits de l’Homme jugeant conforme la loi interdisant les signes religieux à l’école.

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Eux non plus ne pipent mot sur le régime de répression tout azimut qui se déroule en Turquie tous les jours. Non, leur cause antiraciste à eux c’est le droit des femmes qui veulent adopter l’uniforme intégriste.

Tous sont aux abonnés absents quand l’Etat Turc purge des milliers de fonctionnaires, emprisonne les élus qui s’opposent, traque la population et les journalistes récalcitrants.

Ils n’ont rien dit et le 3 décembre, ils ne diront rien à ces complices d’Erdogan concernant le sort des fillettes, qui pour cette fois, ont été épargné grâce aux mobilisations qui ont empêché l’adoption de la loi qui voulait amnistier les auteurs de viol sur elles si elles devenaient leurs épouses.

Les Arabes, les Berbères, les Turcs, les Kurdes, les musulmans laïques et progressistes savent que l’internationale islamiste n’a qu’un seul but : celui d’instrumentaliser nos libertés pour tous nous en priver.  Car l’antiracisme islamiste c’est comme le féminisme salafiste, ça n’existe pas.

Mais il semblerait que la petite ville de Décines soit devenue leur petite Mecque où ils peuvent tout se permettre. En territoire diplomatique, tout comme dans les équipements publics qu’ils occupent régulièrement.

Nasser Ramdane Ferradj porte-parole et Ergün Toparslan du collectif « ils n’auront pas notre silence complice – les islamistes »NewsTribune

Prison requise contre Abdelfattah Rahhaoui, protégé du CCIF 

Prison requise contre Abdelfattah Rahhaoui, protégé du CCIF 

18.11.2016

Depuis l’été 2016, le CCIF a lancé une campagne de soutien sur les réseaux sociaux pour Abdelfattah Rahhaoui, imam et directeur d’école à Toulouse. Le CCIF et Abdelfattah Rahhaoui considèrent comme « islamophobe » la décision de non-ouverture par l’Inspection Académique de son école Al-Badr à la rentrée 2016. Voir notre dossier sur Abdelfattah Rahhaoui ici, et ses liens avec Sanabil (association soupçonnée de liens terroristes) : https://ikhwaninfowhoswhofr.data.blog/2016/09/07/qui-est-abdelfattah-rahhaoui-que-defend-tant-le-ccif/

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Suite à son refus de se plier à la décision de l’Inspection Académique puis à l’ouverture illégale de classe (en récidive depuis 2010), ainsi que des faits de violence et d’intimidations sur ses élèves, Abdelfattah Rahhaoui a comparu le 17 novembre 2016 au tribunal. Les faits exacts reprochés sont : « violences aggravées et répétées à l’encontre de mineurs de moins de quinze ans par une personne dépositaire de l’autorité », « ouverture illégale de classes de collège » et « refus de se soumettre à la mise en demeure ». 

Abdelfattah Rahhaoui s’est défendu en prétendant faire uniquement du soutien scolaire, des « cours à la carte » aux collégiens. Mais CôtéToulouse rapporte les interrogations de la présidente de séance au tribunal : comment expliquer les volumes horaires de 26h de cours ? sans que ces élèves de collège ne soient inscrit dans aucun autre établissement ? Cela ressemble plus à un collège clandestin, qu’à des cours de soutien scolaire en parallèle des études des jeunes élèves. 

Les enseignements ont de plus été reconnus défaillant par tous les rapports de l’inspection académique. 5 des 7 bloc du tronc commun ne sont pas correctement enseignés. Seuls les cours de langue arabe et d’étude du Coran seraient soutenus (7 heures par semaine), avec 6 professeurs sur les 13 que compte l’établissement. 

Les professeurs, dont plusieurs affirment avoir été ni payés, ni déclarés, ont même été remplacés par des parents d’élèves lorsqu’ils se sont mis en grève pendant 2 semaines. Ce qui a déclenché des contrôles de l’inspecteur d’académie, puis une saisie du Procureur. 

Le témoignage d’une jeune collégienne de 6ème est glaçant. Lors de la visite de l’inspecteur d’académie, elle rapporte avoir été obligée de se cacher avec les autres élèves du secondaire, pour ne pas être vus. Lorsqu’elle s’interroge sur cette obligation de mentir à l’inspecteur, elle sera convoquée par Abdelfattah Rahhaoui : « Il m’a alors convoqué dans son bureau et, après m’avoir crié très fort dessus, il m’a frappé au niveau de la joue, me faisant tomber par terre. Le directeur nous terrorisait, nous criait dessus, favorisait ses enfants et se moquait des enseignants ainsi que des élèves ». 

Exclue pendant 3 jours, elle change ensuite d’établissement. Tout comme ce collégien, défendu à la barre par Me Doumenc. Il dit avoir été trois fois victime de violences : « AbdelFattah Rahhaoui l’aurait, un jour, tenu dans ses bras, jusqu’à le faire devenir rouge, avant de le jeter en direction de chaises. Une deuxième fois, alors qu’il n’allait pas assez vite pour amener des tables dans une salle de classe, le directeur de l’école aurait jeté un meuble dans sa direction. Enfin, pendant la récréation, il aurait reçu de la part d’AbdelFattah Rahhaoui un ballon de basket, envoyé au niveau de son oreille. Le jeune garçon aurait fait état de maux de crâne, l’obligeant à prendre des anti-douleurs » (CôtéToulouse). 

Alors qu’Abdelfattah Rahhaoui se dit victime d' »islamophobie », la procureur requiert : 

  • 3 mois de prison avec sursis pour les faits de violence,
  • 4 mois de prison avec sursis, 5000€ d’amende, l’interdiction d’exercer une profession en lien avec l’éducation, et la fermeture du groupe scolaire, pour le non respect de la mise en demeure, 
  • et 3000€ d’amende pour l’ouverture illégale de la classe de collège. 

Le délibéré est fixé au jeudi 15 décembre, à 14 h.

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QUI SONT LES BRIGADES DE DEFENSE DE BENGHAZI QUI MENACENT LA FRANCE

QUI SONT LES BRIGADES DE DEFENSE DE BENGHAZI QUI MENACENT LA FRANCE

QUI SONT LES BRIGADES DE DEFENSE DE BENGHAZI QUI MENACENT LA FRANCE

16.11.2016Hala Abdennour

Le 17 juillet 2016, deux (ou trois selon les autorités françaises) soldats français probablement de la DGSE ont été tués en Libye quand l’hélicoptère qui les transportait a été abattu. Un groupe connu sous le nom de Benghazi Defense Brigades (Brigades de défense de Benghazi) revendique l’attaque et poste des images du corps de celui qu’il identifie comme un soldat français, ainsi que la photo de l’hélicoptère abattu.

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Le président François Hollande a confirmé, le 20 juillet que trois soldats ont été tués en Libye dans un : « accident d’hélicoptère ». La France mène « des opérations périlleuses de renseignement » ajoute-t-il [1].

Le même jour et en représailles, la France a bombardé des positions de la BDB tuant plusieurs militants et obligeant le groupe à se replier vers la ville d’Ajdabiya. BDB publie immédiatement dans leur agence de Presse, Boshra News un communiqué menaçant la France « La Libye se transformera en un cimetière pour vous comme elle l’a été pour vos soldats».

Quelques jours plus tard, Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) fait un communiqué annonçant sa solidarité avec BDB et appelant les libyens à se battre contre ceux qu’elle a qualifié « d’oppresseurs » [2]. Voir annexe

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La plupart des media français ont relayé cet évènement [3]. Le Monde a publié un article sur le sujet [4] mais aucun media n’explique qui sont les alliés des Benghazi Defense Brigades. Seuls les media anglophone ont donné des détails sur les liens entre BDB, Al Qaida et AQMI. La presse française les a simplement qualifiés d’extrémistes.

Selon des articles de presse publiés en août 2016, près de 30 ou 40 combattants algériens et maliens d’AQMI ont rejoint BDB dans leurs guerres contre l’Armée Nationale Libyenne au sud d’Ajdabiya. Depuis la création des Benghazi Defense Brigades, des douzaines de combattants d’AQMI sont partis en Libye combattre aux côtés de BDB.

Qui sont les Brigades de défense de Benghazi

Les BDB sont une milice créée en juin 2016 qui se bat aux côtés du Conseil de la Shura des Révolutionnaires de Benghazi, le Benghazi Revolutionaries Shura Council (qui sont associés à Al Qaida) contre le Gouvernement d’Entente Nationale et l’Armée Nationale Libyenne, conduite par le général Khalifa Hiftar.

Le Benghazi Revolutionaries Shura Council est une coalition de miliciens djihadistes en Libye. Ansar Al Sharia en font partie. Ils ont été désignés par le gouvernement américain comme Organisation Terroriste Etrangère à cause de leurs liens avec Al Qaida et leur rôle dans l’attaque contre le complexe américain à Benghazi en 2012 [5].

Ils sont également considérés comme plus proche de Daesh que d’Al Qaida [6]. Même s’ils sont alliés avec Al Qaida dans certaines villes et avec Daesh dans d’autres, selon le spécialiste français des mouvements djihadistes, David Thomson [7].

Un ancien leader d’Ansar Al Sharia Mohammad Al Zahawi était un des principaux leaders du Conseil des la Shura des Révolutionnaires de Benghazi avant sa mort en 2015 [8].

Un des commandants du Conseil des la Shura des Révolutionnaires de Benghazi, Ismail Sallabi est un membre fondateur des Brigades de Défense de Benghazi.

Dans une interview datée d’octobre 2016 le commandant des BDB Mustapha Sharkasi a réitéré le soutien de son groupe au Conseil de la Shura des Révolutionnaires de Benghazi [9].

Le soutien du Qatar aux leaders des BDB

Ismail Sallabi un leader milicien basé à Benghazi a été identifié comme « un des plus important » chefs des BDB [10] Sallabi est filmé dans la vidéo de juin 2016 annonçant la formation officielle de BDB, depuis il a été cité dans les media comme chef des BDB et d’autres groupes de militants associés à Al Qaida en Libye [11].

Sallabi est un activiste islamiste de longue date. Il été arrêté et accusé de tentative de renversement du régime puis libéré en 2004 avec l’aide du Qatar. Dans les années 80 il a combattu en Afghanistan contre les forces Soviétiques et fut un des leaders de la Libyan Islamic Fighting Group (le Groupe de Combattants Islamiques de Libye) qui a été sanctionné par les Nations Unies et par le gouvernement des Etats Unis [12].

Après la révolte de 2011 contre le régime de Kadhafi, Ismail Sallabi est devenu un des leaders de la Brigade des Martyrs du 17 Février et du Regroupement des Compagnies Révolutionnaires (Revolutionaries Companies Gathering). Ces deux milices ont reçu de l’aide et des armes du Qatar durant la révolution libyenne selon des informations relayées par le media [13].

Dans une interview à Reuters Ismail Sallabi a confirmé que ses forces ont reçu des armes du Qatar au début de la révolution libyenne [14].

A ce moment-là ils étaient également soutenus par les services de renseignements occidentaux pour qu’ils renversent le régime et ce probablement avant de se rendre compte que ces groupes islamistes avaient des liens solides avec Al Qaida et AQMI.

En 2012 des responsables libyens ont demandé au gouvernement américain d’empêcher le Qatar d’envoyer de l’argent et des armes à des extrémistes libyens, selon des informations du New York Times.

L’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton a exhorté l’administration d’Obama d’aborder « le problème Qatar » sur l’armement des groupes d’opposition, « en espérant que cela persuaderait les Qataris d’arrêter d’envoyer des armes à des factions rebelles extrémistes » [15].

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La plus grande partie de l’aide de Doha à la rébellion libyenne a été orchestrée par un religieux basé au Qatar, Ali Sallabi, le frère d’Ismail. Ali Sallabi est le principal convoyeur d’armes qatariennes à la révolte des milices libyenne en 2011. Il est resté au Qatar où il coordonne activement les dialogues politiques. Il a supervisé la conférence à Doha de plus de 80 libyens qui ont discuté de réconciliation nationale et de développement politique en Libye. Selon les media qatari le gouvernement a organisé cette conférence [16] [17].

Ali Sallabi est également membre du conseil d’administration de l’Union des Savants Musulmans dirigée par Yusuf Al Qaradawi.

Le 23 juillet 2016 après les frappes françaises contre des cible des Brigades de Défense de Benghazi ; l’Union des savants musulmans a publié un article par le Grand Mufti de Libye, Sadiq Al Ghariani qualifiant l’attaque de « crime contre la patrie dans tous les sens du terme » [18].

Al Ghariani est considéré par les BDB comme le Marja (guide) spirituel du groupe [19][20]. Il a aussi fait les louanges d’AQMI qui a publié une déclaration dans laquelle elle soutient BDB suite aux attaques aériennes de juillet 2016. AQMI appela les révolutionnaires à attaquer les forces françaises et se rallier aux Oulémas comme Al Ghariani qui ajoute-t-elle « est le champion des savants en disant la vérité face au diable et ses cohortes ».

En octobre 2014 Sadiq Al Ghariani est interdit de séjour au Royaume Uni suite à des révélations indiquant qu’il soutenait directement la prise de pouvoir de Tripoli par Fajr Libya (l’Aube de Libye) [21]. Il est parti au Qatar avant de s’installer en Turquie.

En 2012 les réseaux sociaux ont montré une réunion entre le prince héritier du Qatar à l’époque, Tamim Bin Hamad Al Thani et le religieux radical Sadiq Al Ghariani [22].

Hala Abdennour

Annexe

Communiqué Al Qaida au Maghreb Islamique
24.07.2016

« Franchement, votre détermination a humilié la campagne flagrante de l’occident et l’intervention militaire française en Libye, quand les jeunes révolutionnaires, les Moudjahidine des Brigades de Défense de Benghazi ont tué trois officiers français, ces morts sur le territoire Libyen que le gouvernement français a reconnu plus tard. Ces événements ont montré la profondeur de la trahison de l’agent étranger Haftar, celui qui tue les enfants de Derna et les vieillards de Benghazi, contre lesquels il mène une guerre pour exterminer tous ceux qui ont quoi que ce soit à avoir avec la révolution….

Nous appelons les révolutionnaires en Libye, et tout le peuple libyen de poursuivre sa révolution contre les oppresseurs. Nous les appelons à se rallier autour de leurs Oulémas qui disent la vérité sur la campagne d’agression contre l’identité et la foi des musulmans. Nous apprécions également les positions courageuses du leader Cheikh Al Sadiq Al Ghariani, qu’Allah le protège, lui, qui a la connaissance et qui dit la vérité face au diable et ses cohortes.

Nous demandons à Allah de le garder ainsi que ces frères sur la voie de la justice, et en faire un rempart pour la charia. »

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[1] Reuters – 20.07.2016 – France says soldiers killed in Libya during intelligence operation

[2] L ibyas Channel – 24.07.2016 – “تنظيم قاعدة الجهاد ببلاد المغرب الإسلامي” يعلن تأييده لـ”سرايا الدفاع عن بنغازي”

[3] BFMTV – 21.07.2016 – Libye: le gouvernement d’union nationale accuse Paris de « violation » du territoire

[4] Le Monde – 20.07.2016 – Trois membres de la DGSE tués en Libye, le gouvernement libyen proteste

[5] U.S. Department of State – 02.01.2014 – Terrorist Designations of Three Ansar al-Shari’a Organizations and Leaders

[6] Rfi – 06.10.2014 – Aaron Zelin: en Libye, Ansar al-Charia n’a «pas subi de défaite»

[7] Twitter – 30.11.2015 – David Thomson

[8] Reuters – 23.01.2016 – Leader of Libyan Islamists Ansar al-Sharia dies of wounds

[9] Twitter https://twitter.com/Ghanem3Salem/status/784413510868537344

[10]  Al Jazeera – 07.06.2016 – سرايا بنغازي.. لغم جديد بطريق حفتر

[11]  YouTube – 02.06.2016 – بيان رقم ( 1 ) لسرايا الدفاع عن بنغازي

[12] Albawabh News – 25.03.2015 – التنظيمات المتربصة ببوابة مصر الغربية

[13] WSJ – 17.10.2011 – Tiny Kingdom’s Huge Role in Libya Draws Concern

[14] Reuters 04.09.2011 – مقابلة- اسلامي ليبي يطالب اللجنة التنفيذية بالاستقالة

[15] New York Times – 27.02.2016 – A New Libya, With ‘Very Little Time Left’

[16] Akhbar Libya – 03.05.2016 – من يقف وراء مؤتمر المصالحة الليبي في الدوحة ؟

[17] Raya – 04.05.2016 – مؤتمر المصالحة الليبي بالدوحة يدعو لنبذ العنف

[18] IUMS – 23.07.2016 – لمن يكتب تاريخ ليبيا.. يومُ العدوان الفرنسي على بنغازي

[19] Libya Herald – 25.06.2016 – PFG vows to fight new Benghazi militants

[20]  L ibyas Channel – 24.07.2016 – “تنظيم قاعدة الجهاد ببلاد المغرب الإسلامي” يعلن تأييده لـ”سرايا الدفاع عن بنغازي”

[21] The Guardian – 30.10.2014 – Libya’s highest spiritual leader banned from UK over support of Islamists

[22] [22] Facebook – 18.07-2012 – الشيخ تميم بن حمد آل ثاني ولي عهد قطر يقبل رأس الشيخ الصادق الغرياني مفتي ليبيا ..EnquêteNewsTribune

UN RAPPORT DE LA CHAMBRE DES COMMUNES SALUÉ PAR LES FRÈRES MUSULMANS

Un rapport de la Chambre des Communes salué par les Frères Musulmans

Un rapport de la Chambre des Communes salué par les Frères Musulmans

09.11.2016Carla Parisi

La Chambre des Communes du Royaume Uni vient de publier un rapport où elle prend de grandes distances avec les critiques du gouvernement britannique contre la confrérie des Frères musulmans.

David Cameron avait en décembre 2015 déclaré que « certains des Frères musulmans ont une relation très ambiguë avec l’extrémisme violent », « tant comme idéologie que comme réseau, ils sont un rite de passage pour certains individus et groupes qui se sont ensuite engagés dans la voie de la violence et du terrorisme. , « ils ont manifesté leur opposition à al-Qaïda, mais n’ont jamais dénoncé de manière crédible l’utilisation par les organisations terroristes de l’œuvre de Sayyid Qutb, un des plus importants idéologues de la fraternité. », et que certains aspects de la Confrérie pouvait être en confrontation avec les « valeurs britanniques de démocratie, de liberté individuelle et de respect mutuel des différentes religions et croyances. ». Les liens de la Confrérie avec le Hamas avaient également été mis en valeur par le rapport gouvernemental, ainsi que la mainmise de la Confrérie sur de nombreuses œuvres de charité ou associations islamiques.

Les députés anglais ne semblent manifestement pas d’accord avec ces conclusions, pourtant argumentées, du rapport gouvernemental. Certains propos du rapport de la Chambre de Communes sont même particulièrement complaisants envers la Confrérie.

La Chambre des Communes suggère de collaborer avec les représentants de l’ « Islam politique » qui pour elle « participent et préservent la démocratie », qui ont une « interprétation de la foi qui protège les droits, les libertés et les politiques sociales compatibles avec les valeurs anglaises », et qui « ne font pas usage de violence ». Le parti islamiste Ennahdha de Rached Ghannouchi est même décrit comme « un exemple primordial » de parti qui a respecté ces critères ! La Chambre des Communes conclue que l’on doit « encourager les partisans de l’Islam politique (…) à accepter les valeurs démocratiques », et que le fait que la Confrérie soit « secrète et ambiguë » est  « compréhensible du fait de la répression qu’elle a expérimentée ». Sans vraiment citer directement de représentants de l’Islam politique (mais en évoquant à plusieurs endroits l’AKP de Recep Tayyip Erdogan, le Parti de la Justice et du Développement marocain, ou encore le Parti de la Justice et de la Liberté de Mohamed Morsi) la Chambre des Communes suggère de « voir leur pragmatisme de ces islamistes-politiques comme une opportunité de s’engager avec eux ». Cependant, il paraît objectivement difficile de faire rentrer ces partis politiques dans les critères qu’elle décrit ci-dessus.

A propos de Mohamed Morsi, la Chambre des Communes affirme que « les peurs autour d’une introduction d’une interprétation restrictive de la loi islamique par le Parti de la Liberté et de la Justice étaient en partie dues à des spéculations plus qu’à une réelle expérience ». Elle regrette que le rapport gouvernemental ne parle pas de « l’événement le plus significatif de l’histoire des Frères musulmans qu’est l’intervention militaire qui les a destitué du pouvoir » ainsi de la répression de la Confrérie depuis août 2013.

Les députés se réjouissent que le gouvernement anglais n’ait pas désigné la Confrérie des Frères musulmans comme terroriste car « des groupes partisans de l’Islam politique ont été des remparts contre l’extrémisme et la violence ». Cependant, les députés affirment que le gouvernement a « détérioré la réputation du Royaume-Uni » avec les déclarations de David Cameron basées sur son rapport gouvernemental.

Les députés concluent : « la critique du manque de transparence qui est faite aux Frères musulmans s’applique également au rapport gouvernemental », rapport qui a « endommagé la réputation du Royaume-Uni pour un commerce équitable ».

Amr Darrag, ancien ministre de Mohamed Morsi, a félicité ce nouveau rapport de la Chambre des Communes sur le site Middle East Eye en la qualifiant d’ « initiative bienvenue » pour les relations entre les Frères musulmans et le Royaume-Uni.

Le site Middle East Monitor (MEMO) rapporte que les leaders des Frères-musulman à Londres se sont également félicités de ce rapport, le qualifiant de « document important ». Néanmoins, il regrette que le gouvernement ne change pas publiquement d’attitude envers la Confrérie suite à ce nouveau rapport.

Le fait que Sir John Jenkin (qui a supervisé la rédaction du rapport gouvernemental) ait été ambassadeur en Arabie Saoudite est pointé du doigt à la fois par le rapport gouvernemental, par Middle East Eye ou par le MEMO pour sous-entendre un parti-pris anti Frères-musulmans. La Chambre des Communes affirme que ce point n’a pas été abordé dans le rapport gouvernemental, ce qui « crée l’impression que l’Arabie Saoudite (…) aurait pu influencer le rapport ». En revanche, le rapport de la Chambre des Communes ne rappelle pas que son propre rapport a été dirigé sous la direction de Crispin Blunt, qui a été longtemps responsable du Council for Arab-British Understanding (CAABU). Le CAABU s’est notamment opposé à la décision des Emirats Arabes Unis de classer les associations des Frères musulmans de terroristes, en prenant notamment la défense de l’ONG Islamic Relief qu’Ikhwan Info a déjà présentée ici.

Les députés de la Chambre des Communes ayant réalisé le rapport sont Crispin Blunt MP (Conservative) (Chair), Mr John Baron MP (Conservative), Ann Clwyd MP (Labour), Mike Gapes MP (Labour), Stephen Gethins MP (Scottish National Party), Mr Mark Hendrick MP (Labour), Adam Holloway MP (Conservative), Daniel Kawczynski MP (Conservative), Ian Murray MP (Labour), Andrew, Rosindell MP (Conservative), Nadhim Zahawi MP (Conservative), Yasmin Qureshi MP (Labour).

Carla Parisi

Pour lire le rapport gouvernemental :

Cliquer pour accéder à Muslim_Brotherhood_Review_Main_Findings.pdf

Pour lire le rapport de la Chambre des Communes : http://www.publications.parliament.uk/pa/cm201617/cmselect/cmfaff/118/11801.htm

CCIF : SAINT MARWANE DANS LES COLONNES DU MONDE

CCIF : saint Marwane dans les colonnes du Monde

CCIF : saint Marwane dans les colonnes du Monde

03.11.2016La rédaction

Lundi 31 octobre, ma consoeur Cécile Chambraud, chargée de la rubrique
religion et laïcité au Monde, a livré  une hagiographie de Marwan Muhammad,
actuellement directeur exécutif du CCIF, dans laquelle elle adoube comme
porte-voix des musulmans un islamiste patenté. Un exemple de journalisme à
ne pas suivre.

Envoyée spéciale à Strasbourg pour un  « dîner de gala » sur lequel elle
s’attarde longuement, tout à son admiration des formes, C. Chambraud oublie
de préciser avec quels fonds l’association invitante a pu dresser
« richement » les tables pour « des élégants et des élégantes » venus
assister à l’un des séminaires de « défense intellectuelle » dispensés dans
tout l’Hexagone par Marwan Muhammad. Défense intellectuelle contre quoi ?
Ma consoeur a peut-être oublié de poser la question. Je peux lui fournir la
réponse.

Le Collectif contre l’islamophobie en France, par la voix de son directeur
exécutif, qui fut aussi son porte-parole, est on ne peut plus clair sur les
intentions qui l’animent. Depuis que l’association ADDH existe,
c’est-à-dire depuis 2000, fondée par le président Samy Debah, président,
donc, du CCIF – le nom et l’objet de l’association ont été changés en 2012,
mais le nom CCIF est employé depuis 2003 -, le CCIF n’a eu de cesse de
créer de fausses statistiques de l’islamophobie en France, dans le but de
faire reconnaître ce concept – diffusé par les Frères musulmans en Europe –
et non pas dans celui de défendre les musulmans dans leur ensemble des
agressions qu’ils peuvent subir.

Le CCIF n’a jamais pris la défense de femmes musulmanes agressées pour
avoir refusé le voilement, ou d’hommes attaqués pour n’avoir pas respecté
scrupuleusement le ramadan.

Il prétend, depuis son association communicationnelle avec CoExister,
défendre toutes les victimes de racisme ou d’antisémitisme, mais pas un
article sur ce thème n’apparaît sur son site, ni sur les pages des réseaux
sociaux du CCIF ou de Marwan Muhammad. Peut-être faut-il alos considérer
que la présence de ce dernier au « camp décolonial » organisé l’été dernier
par la mouvance des « racisés », Indigènes de la République en tête,
justifie une telle promotion ?

Pour être « défendu » par le CCIF, il faut être une musulmane portant hijab
ou niqab, un musulman orthopraxe, ou rien. Ce pourquoi la stratégie du CCIF
a consisté, depuis 2003, lors des premiers débats sur le voilement des
mineures qui allait déboucher sur la loi du 15 mars 2004, à affirmer que
les femmmes musulmanes sont victimes en France à 80% au moins d’agressions
physiques et psychologiques. Ce pourquoi le CCIF, après les tueries de
Charlie et de l’Hyper Casher, a concentré ses tirs sur le ministère de
l’Éducation nationale, qui se serait livré selon lui à des violences
juridiques et policières contre des enfants musulmans. Ce pourquoi le CCIF
a bataillé, après les tueries du 13 novembre, contre les perquisitions
administratives.

Ma consoeur ignore probablement que le CCIF a frémi à la fin des années
1990, lors de réunions orchestrées sous l’égide de Tariq Ramadan, l’homme
qui prône un « moratoire sur la lapidation », qui fut l’invité d’honneur de
son premier gala, en 2012, en compagnie de son frère Hani, l’homme pour qui
une femme non voilée vaut deux euros.

C. Chambraud dresse un portrait si orienté du propagandiste Muhammad qu’il
en est ridicule. Ainsi, l’applaudimètre est au beau fixe. Ainsi, M.
Muhammad est rigolo. On croirait lire le compte rendu d’une émission de
divertissement. Comment peut-on rester sérieux en apprenant que Monsieur
CCIF renverrait à nos compatriotes musulmans une « image restaurée »
d’eux-mêmes, lorsque l’image qu’il donne est celle de l’intégrisme ?

Oui, celle de l’intégrisme, car les liens sont établis entre le CCIF et des
figures connues du frérisme et du salafisme à la française. Que penser,
donc, d’une professionnelle spécialisée en « religion et laïcité » qui
méconnaît les idéologie à l’oeuvre dans ces courants de l’islam de France ?

Pour être confortée dans son jugement, ma consoeur interroge… Marwan
Mohammed, un sociologue proche… du CCIF, dont le constat qu’il semble faire
correspond tout simplement au turn-over médiatique des Frères musulmans :
« Il prend peu à peu la place de leadership de l’islamologue Tariq
Ramadan ». Outre que Tariq Ramadan n’a d’islamologue que le titre usurpé,
oui, Marwan Muhammad (le directeur du CCIF), notamment, est amené à
remplacer Tariq Ramadan auprès des médias, un peu grillé, sans doute, par
les révélations de Caroline Fourest et Fiammetta Venner. Assurer la vente
du frérisme dans les médias ne signifie pourtant pas représenter les
musulmans, sans quoi, n’hésitons pas à affirmer que Robert Ménard
représente les Français, ou Civitas les catholiques de France.

Au passage, il est à saluer une remarque objective : les hauts cris de cet
été sur l’interdiction du burkini n’auront conduit à rien, sauf à asseoir
la notoriété du CCIF et à remplir ses caisses. Sur ce point, je rejoins C.
Chambraud : les arrêtés et les discours enflammés ont produit un miracle
que le collectif n’attendait sans doute pas.

« On a reproché, écrit-elle aussi, à Marwan Muhammad d’avoir tenu – ce
qu’interdit l’article 26 de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et
de l’Etat – une réunion à caractère politique dans la mosquée de
Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), fin août, le lendemain du jour où
deux jeunes femmes voilées ont été refoulées du restaurant Le Cénacle. » La
réponse de l’intéressé vaut son pesant : « Je n’ai rien dit de différent de
ce que je dis depuis six ans, commente-t-il. L’islamophobie n’est pas
seulement une question juridique. C’est aussi une question de participation
politique. »

Si l’on s’en tient à l’absence de commentaire de C. Chambraud à la suite de
cette réponse, peu importe la fin pourvu qu’on ait la liesse. Si Marwan
Muhammad déclare que l’islamophobie est aussi une question de
« participation politique », alors la politique a droit de cité dans les
mosquées !

Quant à la « sphère musulmane militante » à laquelle est affilié le CCIF,
il s’agit d’une sphère islamiste, celle du blogueur Al Kanz et de
l’association salafiste BarakaCity, tristement célèbre pour avoir honoré de
sa présence le Salon de Pontoise en septembre 2015, recueillant le fruit de
ventes sans tenir de caisse, selon des témoins sur place, et effaçant du
trombinoscope sur son site le visage de ses collaboratrices.

Tenue de donner un tantinet la parole à la contradiction, ma consoeur note
que les « détracteurs s’étranglent », considérant que nous serions en
quelque sorte des fous furieux avalant leur médisance de travers, alors
même que les discours dangereux et les manipulations nocives du CCIF sont
attestés et circonstanciés. Mais mieux vaut en effet considérer les laïques
qui informent, ou le préfet Clavreul, si malmené dans cet article alors
même que son travail de terrain apporte une lumière indispensable sur les
réalités en France, et alors même qu’il traite avec autant de sévérité les
actes antimusulmans que les autres, comme, au fond, de grands jaloux.

L’État français aussi doit être un grand jaloux, que conspue Marwan
Muhammad – tout en déclarant chez Thierry Ardisson que la France n’est pas
islamophobe -, rappelant l’existence d’une « islamophobie d’État » dont
tous les indicateurs enseignent qu’elle est totalement fantasmée.

Le danger d’un tel discours est tel que même Adballah Zekri, pourtant peu
avare de critiques envers l’autorité publique, alerte, et ce, dans des
propos rapportés dans ce même article : « En ajoutant aux actes
antimusulmans les discriminations, on affole les musulmans et on fait
passer tous les Français pour des antimusulmans, assure Abdallah
Zekri. Attention de ne pas mettre feu à la baraque ! » Le « feu à la
baraque », telle est en effet l’ambition du CCIF. Et si A. Zekhri le dit,
c’est que le torchon brûle, en raison même de la propagande du CCIF.

Comment s’expliquer, alors, que ce portrait donne de l’intégriste l’image
d’un mec sympa, d’un humaniste ? La manoeuvre est aisée : effacez la zebiba
(cette marque au front prouvant votre assiduité aux prières) d’un coup de
gomme Photoshop, apprenez à vos lecteurs que votre protégé déteste Zemmour
ou Copé, et votre protégé sera considéré comme un défenseur des droits de
l’homme. Le tour est joué.

Isabelle Kersimon

Voir aussi

«Islamophobie» : les chiffres du CCIF ne sont pas fiables

CCIF : mensonges et suprémacismeEnquêteNews

AL JAMAA AL ISLAMIYA AU CŒUR DE LA PRÉSIDENTIELLE LIBANAISE

LIBANAISE

Al Jamaa al Islamiya au cœur de la Présidentielle libanaise

Al Jamaa al Islamiya au cœur de la Présidentielle libanaise

27.10.2016La rédaction

«  Nous ne voterons pas pour le Général Aoun » martelait, haut et fort, le seul député d’Al Jamaa al Islamiya, Imad al Hout – élu sur la liste de Hariri- le 24 octobre après que Saad Hariri à la tête du Mouvement du Futur a fini, de guerre lasse, par se rallier au candidat du 8 Mars. Les réactions ne se sont pas fait attendre dans tous les milieux politiques, dès la déclaration solennelle de Hariri, provoquant des protestations au sein de la communauté sunnite et notamment d’Al Jamaa.

En effet, le secrétaire général d’Al Jamaa al Islamiya, Ibrahim al Masri – élu en décembre 2009 – a laissé la parole au responsable du bureau politique à Tripoli, Ihab Nafeh qui a déclaré à l’intention de Hariri : « …cette décision unilatérale a été prise sans consulter les leaders sunnites qui n’approuvent pas la candidature du Général Aoun à la Présidentielle… »

Il faut dire que la volte-face de Hariri qui, jusque-là, soutenait fermement la candidature de Sleiman Frangieh (autre figure politique du 8 Mars, allié de Bashar Al Assad) a surpris ses partisans dont certains s’en sont démarqués, et en particulier, son partenaire politique depuis 2012, Al Jamaa Al Islamiya. En effet, Al Masri soutenu par le Qatar – déçu de la politique laxiste menée par Hariri depuis le début de la guerre en Syrie – devait signer un « Memorandum de coopération »  avec le chef du Mouvement du Futur, afin de consolider les assises de la communauté sunnite. Ce Memorandum scellait leurs intérêts communs : l’Accord de Taef et le soutien aux opposants du Régime d’Assad en Syrie, et par conséquent, faisait d’Al Jamaa al Islamiya un partenaire politique du Mouvement du Futur, lui conférant ainsi un poids qu’elle n’avait pas.

Toujours est-il qu’Al Jamaa estime que le faux bond de Hariri, par son ralliement à Aoun, fera payer le prix cher à la communauté sunnite, et que celle-ci a exprimé son mécontentement et continuera à le faire même après l’élection présidentielle.

Seulement, la déconvenue d’Al Jamaa al Islamiya ne s’arrête pas là. Le leader du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a lui aussi, dans son discours prononcé dimanche 24 octobre, promis de voter pour le général Aoun, son allié politique. La décision du Hezbollah a certes, déplu à Al Jamaa, qui par la voix de son député avait affirmé mardi 18 octobre : « C’est illusoire de croire que le Hezbollah veut un Président pour le Liban. » Ce camouflet vient s’ajouter à celui infligé par Hariri, sachant que les relations cordiales entre Al Jamaa et Hezbollah remontent aux années 80, dans leur jihad contre l’armée israélienne. D’autant qu’un rapprochement entre les deux parties a eu lieu le 19 octobre 2016, afin de perpétuer les liens qui unissaient Mohammed Hussein Fadlallah et Faysal Mawlawi.

Alice Boustany

Sources :

http://www.al-Akhbar.com, mai 2012

www.al-Jamaa.org. Oct.2016

FRATERNITÉ MUSULMANE – SANABIL BIENTÔT INTERDITE

Fraternité musulmane - Sanabil bientôt interdite

Fraternité musulmane – Sanabil bientôt interdite

27.10.2016Carla Parisi

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a ordonné le 26 octobre 2016 le gel des avoirs de l’association Sanabil avec une procédure de dissolution.

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Sanabil  est dédiée selon ses statuts « à la bienfaisance envers les musulmans en milieu carcéral et leurs familles éprouvées par l’incarcération de leur proche. »

Elle est citée dans plusieurs affaires terroristes, pour ses liens avec de nombreux djihadistes. Son président Antho « Bilal » Bonamba a été en lien direct en Égypte avec avec les frères Clain. Amedy Coulibaly a participé à un pique-nique organisé par Sanabil. L’association a également été en contact avec Djamel Beghal, Samy Amimour, Mourad Hamyd, ou encore Mehdi Nemmouche. Un autre membre de Sanabil, qui a depuis rejoint la Syrie, est cité dans l’enquête sur les attentats de Paris du 13 novembre 2015.

L’association revendique des liens avec près de 600 détenus. Les activistes de l’organisation expliquent qu’ils s’efforcent, « par des mobilisations collectives régulières, à leur écrire mensuellement un courrier chaleureux ; leur envoyer des dessins d’enfants ; des cartes postales ; à répondre à leurs courriers ainsi qu’à leurs demandes de calendriers d’horaires de prières, de livres, de rappels divers. » Sanâbil prend en charge les frais de cantine des détenus et leur fait parvenir des colis alimentaires.  Sanâbil prend aussi en charge les frais de déplacement des familles, et intervient dans le paiement des factures en cas de grande difficulté.

Lorsqu’Antho « Bilal » Bonamba est assigné à résidence le 17 novembre 2015, l’imam Abdelfattah Rahhaoui lui apporte son soutien : « pourquoi le musulman en France aujourd’hui prend la place du juif d’hier ? Soutien à notre cher frère Bilal. A partager s’il vous plaît pour dénoncer l’injustice ».

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Le 5 septembre 2016, le CCIF demande à ses followers de mener une campagne de pression pour que l’école d’Abdelfattah Rahhaoui, l’école hors contrat Al Badr de Toulouse, ouvre ses portes, alors que le Ministère de l’Education Nationale a demandé sa fermeture.

Le 28 octobre 2016 l’avocat du CCIF, M. Guez Guez, soutient sur T  witter l’association Sanabil : « il faut contester le décision [du ministère de l’Intérieur] »

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