POURQUOI J’AI DÉMISSIONNÉ DU LYCÉE AVERROÈS

Pourquoi j’ai démissionné du lycée Averroès

06.02.2015 Soufiane Zitouni

Soufiane Zitouni raconte ses difficultés suite à la publication de sa tribune intitulée «Le Prophète est aussi Charlie», ainsi que son quotidien durant les cinq mois passés au sein de ce lycée.

Depuis la rentrée 2014, Soufiane Zitouni enseigne au lycée Averroès, établissement privé musulman, sous contrat avec l’Etat, situé à Lille. Le 15 janvier, il publiait dans Libération une tribune intitulée «Le Prophète est aussi Charlie» dans laquelle il concluait «le prophète de l’islam, Mohamed, pleure avec nous toutes les victimes innocentes de la barbarie et de l’ignorance, et demande à Allah le pardon pour les nombreuses brebis égarées se réclamant de sa religion alors qu’elles n’ont toujours pas compris l’essentiel de son message.»

Il raconte ici ses difficultés suite à la publication de ce texte, ainsi que son quotidien durant les cinq mois passés au sein de ce lycée. Depuis deux semaines, démissionnaire de son poste, Soufiane Zitouni est en arrêt maladie. D’origine algérienne, il se réclame du soufisme, un courant ésotérique de l’islam moins attaché au caractère prescriptif de la religion, privilégiant une voie intérieure. Pendant une vingtaine d’années, il a enseigné dans des établissements catholiques et souhaite favoriser le dialogue interreligieux, tout en prônant un Islam plus ouvert et fraternel.

Depuis la publication de mon texte intitulé «Aujourd’hui, le Prophète est aussi Charlie» dans Libération le 15 janvier, il y a eu quelques «rebonds» dans ma vie, et certains d’entre eux, très négatifs, m’ont mené à démissionner du lycée musulman Averroès de Lille, lycée sous contrat avec l’Etat où j’ai tenté d’exercer durant cinq mois éprouvants mon métier de professeur de philosophie.

J’ai reçu de nombreux soutiens et remerciements après la publication de ce texte, certains m’ont même parlé de «courage». Mais pour moi, prendre la plume pour faire entendre ma voix en tant que citoyen français de culture islamique après les horribles attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher était surtout de l’ordre du devoir. Or, le jour même de la publication de ce texte, un proche de la direction de mon lycée vint m’interrompre en plein cours pour me dire en catimini dans le couloir attenant à ma classe : «Il est très bien ton texte, je suis d’accord avec toi sur le problème des musulmans qui manquent d’humour et de recul par rapport à leur religion, mais tu dois savoir que tu vas te faire beaucoup d’ennemis ici, et je te conseille de regarder derrière toi quand tu marcheras dans la rue…».

Par la suite, un enseignant décida d’afficher une photocopie de mon texte en salle des professeurs. Bien mal lui en prit ! Ma pauvre tribune libre sera retirée plusieurs fois du tableau d’affichage «Vie de l’établissement» par des collègues musulmans furieux qui crieront au sacrilège ! Puis le 20 janvier, un professeur du lycée, proche des frères Tariq et Hani Ramadan, publia une sorte de «réplique» sur le site «L’Obs Le plus». Dans cette tribune, il incrimina mon manque de raison, et tira à boulets rouges sur Charlie Hebdo en affirmant que ce journal «cultive l’abject» et qu’il «concourt, chaque jour, à la banalisation des actes racistes» (sic). Voilà donc ce que pensait un «représentant» du lycée Averroès d’un journal qui venait d’être attaqué tragiquement par des terroristes au nom d’Al Qaeda ! Pas étonnant alors que certains de mes élèves m’aient affirmé en cours que les caricaturistes de Charlie Hebdo assassinés l’avaient bien cherché, voire mérité… Et évidemment, nombre d’élèves me tiendront exactement le même discours que mon «contradicteur» : «vous n’auriez jamais dû écrire dans la presse que le Prophète est aussi Charlie !»«c’est un blasphème«vous léchez les pieds des ennemis de l’islam !», etc. Ce texte sera ensuite affiché à côté du mien en salle des professeurs, par souci du «débat démocratique», a-t-on essayé de me faire croire…

J’ai commencé à enseigner la philosophie au lycée Averroès en septembre 2014. Bien qu’on m’ait prévenu que cet établissement était lié à l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), réputée proche de l’idéologie de Frères Musulmans, j’ai tout de même voulu tenter cette expérience en espérant pouvoir travailler dans l’esprit du grand philosophe Averroès, et donc contribuer, à ma mesure, au développement sur notre territoire national d’un islam éclairé par la raison, comme le philosophe andalou du XIIe siècle a tenté de le faire lui-même de son vivant. Mais en cinq mois de travail dans ce lycée, mon inquiétude et ma perplexité n’ont fait que s’accroître jusqu’à l’épilogue que fut cette réaction incroyable à un texte dont le tort principal aux yeux de mes détracteurs était sans doute d’être intitulé : «Aujourd’hui, le Prophète est aussi Charlie»

Pour vous donner une première idée de l’illusion qui fait office d’image positive dans la vitrine publique de ce lycée, je vais vous relater ma première mauvaise surprise : la direction m’a confié des élèves de seconde pour deux heures hebdomadaires d’enseignement d’exploration en «Littérature et Société», alors en tant que professeur de philosophie, j’ai décidé de travailler avec eux sur un projet que j’ai nommé «L’esprit d’Averroès» afin de leur faire découvrir celui qui a donné son nom à leur lycée. Mais quelle n’a pas été ma surprise de constater que sur les rayons du CDI de cet établissement, il n’y avait ni livres du philosophe andalou, ni livres sur lui ! En revanche, j’y ai trouvé des ouvrages des frères Ramadan, très prisés dans ce lycée… J’ai dû alors me rabattre sur des bibliothèques municipales de Lille pour pouvoir commencer mon travail.

Pendant mes cours de philosophie avec mes quatre classes de terminale, les désillusions ont continué. Tout d’abord, le thème récurrent et obsessionnel des Juifs… En plus de vingt années de carrière en milieu scolaire, je n’ai jamais entendu autant de propos antisémites de la bouche d’élèves dans un lycée ! Une élève de terminale Lettres osa me soutenir un jour que «la race juive est une race maudite par Allah ! Beaucoup de savants de l’islam le disent !» Après un moment de totale sidération face à tant de bêtise, j’ai rétorqué à l’adresse de cette élève et de toute sa classe que le Prophète de l’islam lui-même n’était ni raciste, ni antisémite, et que de nombreux textes de la tradition islamique le prouvaient clairement. Dans une classe de terminale ES, un élève au profil de leader, m’a soutenu un jour en arborant un large sourire de connivence avec un certain nombre de ses camarades, que les Juifs dominent tous les médias français et que la cabale contre l’islam en France est orchestrée par ce lobby juif très puissant. Et j’ai eu beau essayer de démonter rationnellement cette théorie du complot sulfureuse, rien n’y a fait, c’était entendu : les Juifs sont les ennemis des musulmans, un point c’est tout ! Cet antisémitisme quasi «culturel» de nombre d’élèves du lycée Averroès s’est même manifesté un jour que je commençais un cours sur le philosophe Spinoza : l’un d’entre eux m’a carrément demandé pourquoi j’avais précisé dans mon introduction que ce philosophe était juif ! En sous-entendant, vous l’aurez compris, que le signifiant «juif» lui-même lui posait problème !

Autre cause de grosses tensions avec mes élèves : ma prétendue non-orthodoxie islamique ! Car évidemment, en tant que professeur de philosophie de culture islamique travaillant dans un lycée musulman, il m’arrivait régulièrement d’établir des passerelles entre mon cours et certains passages du Coran ou de la Sunna (un ensemble d’histoires relatant des propos et des actes du Prophète). Mais j’ai été agressé verbalement par des élèves qui considéraient que je n’avais aucune légitimité pour leur parler de la religion islamique, et de surcroît dans un cours de philosophie ! J’avais beau leur dire que c’était précisément la grande idée du philosophe Averroès que de considérer qu’il ne pouvait y avoir de contradiction entre la vérité philosophique et la vérité coranique, rien n’y faisait.

Et puis il y avait les thèmes et les mots tabous… La théorie darwinienne de l’évolution ? Le Coran ne dit pas cela, donc cette théorie est fausse ! J’avais beau me référer au livre de l’astrophysicien Nidhal GuessoumRéconcilier l’islam et la science moderne dont le sous-titre est justement l’Esprit d’Averroès ! [Aux Presses de la Renaissance, ndlr], qui affirme avec de très solides arguments scientifiques et théologiques que la théorie de l’évolution est non seulement compatible avec le Coran, mais que plusieurs versets coraniques vont dans son sens, rien n’y faisait non plus.

Le mot «sexe» lui-même pouvait être tabou. Un jour, une élève (voilée) qui s’était proposée pour lire un texte de Freud, refusa de prononcer le mot «sexe» à chacune de ses occurrences dans l’extrait concerné, et c’est la même élève qui refusa lors d’un autre cours de s’asseoir à côté d’un garçon alors qu’il n’y avait pas d’autre place possible pour elle dans la salle où nous nous trouvions ! J’ai dû alors lui rappeler fermement que la mixité dans l’enseignement français était un principe intangible et non négociable. Enfin, combien d’élèves du lycée n’ai-je pas entendu encenser, défendre, soutenir Dieudonné ! Avec toujours cette même rengaine, comme répétée par des perroquets bien dressés : pourquoi permet-on à Charlie Hebdo d’insulter notre Prophète alors qu’on interdit à Dieudonné de faire de l’humour sur les Juifs ?

Je peux vous parler aussi de la salle des professeurs du lycée Averroès, où des collègues musulmans pratiquants font leurs ablutions dans les toilettes communes, donc en lavant leurs pieds dans les lavabos communs, et où la prière peut être pratiquée à côté de la machine à café… Quid des collègues non musulmans (il y en a quelques-uns) qui aimeraient peut-être disposer d’un espace neutre, d’un espace non religieux, le temps de leur pause ?

En réalité, le lycée Averroès est un territoire «musulman» sous contrat avec L’Etat… D’ailleurs, certains collègues musulmans masculins se sont permis de faire des remarques sur des tenues vestimentaires de collègues féminines non musulmanes, sous prétexte qu’elles n’étaient pas conformes à l’éthique du lycée ! Et l’une de ces collègues féminines non musulmane m’a dit un jour également qu’elle ne se sentait pas «légitime» (sic) dans le regard de ses élèves, parce qu’elle n’était pas musulmane précisément…

Je ne pouvais donc plus cautionner ce qui se passe réellement dans les murs de ce lycée, hors caméras des médias et derrière la vitrine officielle, même si je sais pertinemment que les adultes y travaillant et les élèves ne sont pas tous antisémites et sectaires. Mais, j’ai fini par comprendre au bout de cinq mois éprouvants dans cet établissement musulman sous contrat avec l’Etat français (mon véritable employeur en tant que professeur certifié), que les responsables de ce lycée jouent un double jeu avec notre République laïque : d’un côté montrer patte blanche dans les médias pour bénéficier d’une bonne image dans l’opinion publique et ainsi continuer à profiter des gros avantages de son contrat avec l’Etat, et d’un autre côté, diffuser de manière sournoise et pernicieuse une conception de l’islam qui n’est autre que l’islamisme, c’est-a-dire, un mélange malsain et dangereux de religion et de politique.

Enfin, last but not least, il y a ce propos entendu de la bouche même d’un responsable du lycée, lors d’un discours prononcé à l’occasion d’une remise des diplômes à l’américaine aux bacheliers du lycée de la session 2014, en présence de deux «mécènes» du Qatar : «Un jour, il y aura aussi des filles voilées dans les écoles publiques françaises !» Un programme politique ?

Soufiane ZITOUNI (Ancien professeur de philosophie au lycée Averroès à Lille)

Libération, 6 février 2015

HILLARY CLINTON : « NOUS AVONS SOUS-ESTIMÉ LES FRÈRES MUSULMANS »

Hillary Clinton : “Nous avons sous-estimé les Frères musulmans”

10.07.2014 La rédaction

Interrogée dans l’émission Ils changent le Monde, Hillary Clinton a expliqué la position de l’administration Obama concernant les printemps arabes et l’émergence des Frères musulmans.

Elle a déclaré :

« Nous avons sous-estimé les Frères musulmans »

Pour écouter l’émission dans son intégralité

https://www.franceinter.fr/emissions/ils-changent-le-monde/ils-changent-le-monde-10-juillet-2014

Ce article est également disponible en العربية.

Prix Cojep 2013

La Cojep, une organisation regroupant une partie de Turcs alsaciens distribue chaque année une série de prix. En 2013, ils ont été attribués à :

  • Prix Honneur Murtaza YETİŞ  Député Turc de la ville d’Adiyaman
  • Prix « Lutte Contre le Racisme et les Discriminations » Tankut Taskin SOYKAN
    BIDDH/OSCE
  • Prix de la Personnalité initiative : Anissa MEZİTİ Ambassadrice UNICEF
  • Prix « Personnalité Politique » Bariza KHiARİ Sénatrice
  • Prix de la Citoyenneté : Louis Mohamed SEYE Secrétaire national à l’Egalité Citoyenne
  • Prix « Vivre Ensemble » Virginie MARTİN Présidente de Think Thank Different
  • Prix « Société Civile » Marwan MUHAMMED Porte-Parole du CCIF
  • Prix « Droit de l’Homme » Nils MUIZNIEKS Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe
  • Prix « Art et Culture » Rachad Ahmed FARAH Ambassadeur de Djibouti

L’organisation, proche de l’AKP d’Erdogan n’hésite pas à protester  lorsque certains politiques d’origine turque s’avisent de soutenir les manifestants de Taksim :

« Cette attitude froisse en outre, la majorité des associations turques de la ville, favorables en très grande majorité au parti de l’AKP et de Recep Erdogan, et qui correspond à une part non négligeable de l’électorat strasbourgeois » (Communiqué du 5 juin 2013)

Ou encore lorsque des politiques s’acharnent à reconnaître le génocide arménien. ET de pester : « le PS semble vouloir rester sous l’emprise du discours de la diaspora arménienne de notre pays ».

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Les cadres de COJEP, n’hésitent pas à faire des selfies avec leur héros contemporain : Erdogan.

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Malala et la Rabia

Malala, petite fille héroïque qui a survécu à une attaque des talibans a reçu le Prix International Children’s Peace Prize. La personne qui lui remet est Tawakkol Karman, journaliste yéménite membre des Frères musulmans. A la tribune Tawakkol Karman fait le signe de ralliement des Frères musulmans, la Rabia.

Malala fait de même. Sans que l’on sache vraiment si l’adolescente le fait comme un geste politique ou pour faire comme la personne qui lui a remis le prix. Tawakkol Karman s’est donné comme mission de faire faire le signe au plus grand nombre. Quoiqu’il en soit le geste a été utilisé comme élément de propagande dans les réseaux des Frères musulmans

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La Rabia et sa petite main jaune sont devenus le signe de ralliement des Frères musulmans et de leurs soutiens. Au delà de la solidarité avec les victimes de la repression, la Rabia a une signification mystique. Chaque doigt de la Main du Tamkine représente une étape de la prise de pouvoir. 

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 Etape 1

Présentation de l’islam.

Etape 2

Sélection des futurs « Frères musulmans »

Etape 3

Affrontement et spécialisation

Etape 4

Domination et Tamkine

Entretien de Nabil Ennasri dans Zaman France

25.06.2013 La rédaction

Zaman France vient de publier un grand entretien avec Nabil Ennasri, présenté comme « l’un des meilleurs spécialistes » du Qatar.

Nabil Ennasri a notamment déclaré : « La France a deux problèmes aujourd’hui : un problème avec l’argent, et un problème avec l’islam. Ils se cristallisent aujourd’hui sur le Qatar.« 

Zaman est la version française de l’organe du mouvement Hizmet de Fethullah Gülen. Longtemps favorable à l’AKP de Recep T. Erdogan, Zaman est devenu une des cibles du régime à partir de 2013.

Revue de presse

Sauver la Tunisie, de Lotfi Maktouf

19.06.2013 La rédaction

Que reste-t-il de la Révolution tunisienne, déclenchée le 14 janvier 2011 sous le regard étonné et admiratif du monde entier ? Un pays traversant une crise dramatique, à la fois économique, sociale et politique.

Un modèle de société mis en péril par la montée de l’obscurantisme et des actes de violence sans précédent.

Une nation exceptionnelle, fondée sur une terre à la tradition millénaire de tolérance et d’harmonie, aujourd’hui menacée dans son identité même. Oui, il est urgent de sauver la Tunisie.

La confiscation de la Révolution par les islamistes a sonné le glas des revendications de démocratie portées par un peuple en liesse. Puissamment soutenu par des financements et des réseaux étrangers, Ennahda, le parti islamiste, s’est hissé au pouvoir grâce à son art du double langage.

Aujourd’hui, il dévoile ses véritables intentions et met en place un régime bafouant libertés fondamentales, droits de la femme et institutions démocratiques.

Acteur engagé de la société civile, Lotfi Maktouf dresse ici un portrait lucide, complet et parfaitement informé de son pays et propose la voie d’une possible reconquête de la Révolution par les citoyens. Diplômé des universités de Tunis, de la Sorbonne et de Harvard, avocat et membre du barreau de New York, Lotfi Maktouf a exercé pendant plusieurs années à Wall Street avant de servir en qualité de conseiller principal au FMI. De retour en Europe en 1990, il allie ses métiers de conseil en finance internationale et ses activités de mécénat dans les domaines de l’éducation, des métiers d’art et de la protection des océans. Au lendemain de la Révolution tunisienne, il a créé l’association Almadanya afin de promouvoir le développement et l’éducation dans son pays. L’intégralité des droits d’auteur est reversée à l’association Almadanya.

Sauver la Tunisie

Livres

Gilles Kepel: “Le Qatar, sponsor des Frères musulmans”

14.06.2013 La rédaction

Gilles Kepel, politologue français spécialiste de l’islam et du monde arabe, était, vendredi, l’invité de Wassim Ben Larbi dans le cadre de la matinale Expresso. Au menu: la présentation, aujourd’hui, à la bibliothèque nationale à Tunis, de son nouveau livre «Passion arabe».
Pour lire l’article: http://www.radioexpressfm.com/lire/gi…

Source Radio Express

Revue de presse, Vidéos

” Soupçons d’iniquité aux Emirats arabes unis “

23.05.2013 La rédaction

Dans un article intitulé : « Soupçons d’iniquité pour le plus grand procès de l’histoire des Emirats arabes unis », Benjamin Barthe dresse pour le journal Le Monde le compte rendu du procès contre les militants des Frères musulmans. (Le Monde, 23 mai 2013)

94 personnes ont été jugées lors de ce procès. Ils étaient pour la plupart membres du mouvement Al-Islah, la branche locale des Frères musulmans. Un mouvement qui a longtemps été accepté aux Emirats,  deux de ses membres ont même été ministres dans les années 1980.

Pour appuyer son propos Benjamin Barthe interroge Rachid Mesli, qu’il présente comme « directeur juridique de l’ONG suisse Al-Karama, qui travaille sur les violations des droits de l’homme dans le monde arabe. » A aucun moment Benjamin Barthe ne rappelle ce qu’est la Fondation Al Karama. Une fondation destinée à défendre auprès du Conseil des droits de l’homme, les victimes des regimes arabes et les victimes de l’antiterrorisme. Il ne rappelle pas non plus qu’Al Karama a été fondée par Aderrahman Al Nuaimy, Rachid Mesli etAbbas Aroua. Le premier étant considéré par l’administration américaine comme un « terroriste financier ». Le second ayant longtemps été est longtemps le porte-parole de la Commission arabe des droits humains qui co-édite une brochure antisémite diffusée depuis 2002 : le « Manifeste judéo-nazi d’Ariel Sharon »

Dé-Biaiser,

Revue de presse

Le chef de la police de Dubaï part en guerre contre les Frères musulmans

23.05.2013 La rédaction

Dix Egyptiens, résidents des Emirats, sont accusés d’espionnage au profit de la confrérie

Benjamin Barthe
Pour qui suit le compte Twitter du chef de la police de Dubaï, l’annonce par la presse émiratie, mardi 1er janvier, du démantèlement d’un réseau d’espionnage présumé au profit des Frères musulmans, ne vient pas vraiment comme une surprise. Ces derniers jours, le lieutenant général Dhahi Khalfan Al-Tamim, célèbre dans le monde arabe pour avoir dévoilé le probable rôle du Mossad, la centrale de renseignements israélienne, dans l’assassinat, à Dubaï, en janvier 2010 d’un haut responsable du Hamas, Mahmoud Al-Mabhouh, a multiplié les tweets assassins à l’encontre de la confrérie égyptienne et de ses adeptes aux Emirats arabes unis. Les qualifiant de « voleurs par excellence », les accusant de se préparer à un « nettoyage des médias », le « premier flic de Dubaï » se targuait d’avoir « élucidé leur dossier ».Mardi, conséquence logique de ce réquisitoire en 140 signes, le quotidien Al-Khaleej, révélait que dix Egyptiens, dont trois médecins, tous résidents des Emirats, avaient été arrêtés. Ils sont soupçonnés d’avoir formé une cellule secrète, opérant comme la tête de pont des Frères musulmans dans cette fédération de micro-monarchies, où la constitution de partis politiques est interdite.

Pour lire la suite : Le Monde 23 mai 2013

Revue de presse