MOAZZAM BEGG : UN NOUVEL « ANTIRACISTE » ?

Moazzam Begg : un nouvel "antiraciste" ?

Moazzam Begg : un nouvel “antiraciste” ?

12.02.2017

Moazzam Begg est né dans la banlieue de Birmingham an Angleterre en 1968. Le New York Times a raconté son itinéraire jusqu’à la prison de Guantánamo.

Il s’intéresse à l’Islam après un voyage avec ses parents au Pakistan et en Arabie Saoudite alors qu’il est adolescent.

Il retourne au Pakistan en 1993, pour, selon lui, visiter un camp où les moudjahidin s’entraînent pour combattre le gouvernement afghan, proche des soviétiques. Il nie avoir participé aux combats, mais décrit dans son livre « Enemy Combatant » les combattants comme « exemplaires dans leur foi et dans leur sacrifice » et un monde « inspirant » pour lui.

51e3qLMGVTL._SX327_BO1,204,203,200_

Il voyage ensuite en Bosnie, pendant la guerre, avec pour associé, d’après le département de la défense américaine, Omar Saeed Sheikh, reconnu coupable quelques années plus tard pour son rôle dans l’enlèvement de touristes en Inde et dans l’assassinat du journaliste Daniel Pearl :

sayeed

Toujours dans les années 1990, Moazzam Begg tente d’entrer en Tchétchénie pendant le conflit contre la Russie, mais reste bloqué à la frontière par la police. Il avoue avoir « soutenu les combattants étrangers » et avoir apporté un « soutien financier ».

En 1994, il est arrêté pour escroquerie avec un ami alors qu’il travaille comme interprète dans une agence d’aide sociale. La police découvre alors chez lui un gilet pare-balle, des lunettes de vision nocturne et de la littérature « extrémiste ». Son ami n’est autre que Shahid A. Butt, qui sera plus tard emprisonné au Yemen pour un projet d’attentat à la bombe.

Moazzam Begg se marie en 1995, puis déménage avec sa famille en 1998 à Peshawar au Pakistan. Il y retrouve une vieille connaissance de Bosnie, Khalil Deek, que la Commission américaine pour les attentats du 11 septembre 2001 décrit comme l’associé d’Abu Zubaydah, lieutenant recruteur d’al-Qaïda pour l’Afghanistan. La CIA et le MI5 suspectent Moazzam Begg d’avoir participé avec Khalil Deek à la création d’un manuel de terrorisme sous forme de CD-ROM, intitulé « L’encyclopédie du Djihad ». Le Pentagone affirme qu’à cette période, il s’est également rendu dans le camp d’entraînement d’al-Qaïda à Derunta, ce qu’il nie.

Il retourne à Birmingham en 1998, où il ouvre avec Imran Khan une librairie islamique nommée Maktabah Al Ansar. Cette dernière devient rapidement connue pour son extrémisme. Des DVD d’Oussama Ben Laden y sont en vente. La librairie commande et publie sous pseudonyme le livre de Dhiren Barot, The Army of Madinah in Kashmir, où il décrit sa lutte armée contre les l’armée indienne au Kashmir. Dhiren Barot, membre d’al-Qaïda, purge actuellement une peine de prison de 30 ans, après que la police britannique ait déjoué à temps ses projets d’attentats à la bombe et avec des armes chimiques contre plusieurs cibles à Londres.

11740

La librairie vend également 21st Century CrUSAders, une vidéo où Moazzam Begg déclare que les Etats-Unis ont commencé la guerre contre l’Islam. S’ensuit dans cette vidéo des images d’attentats à la bombe, de véhicules qui explosent, de corps inanimés, ainsi que des appels au djihad (« nous aimons la mort comme ils aiment la vie ») et de descriptions antisémites (les juifs y sont décrits comme « frères des porcs et des singes »). La librairie a été plusieurs fois perquisitionnée par la police anti-terroriste.

56132

En juillet 2001, il déménage à Kaboul en Afghanistan. Il ne tarit alors pas d’éloge pour le régime des Talibans et félicite leur « maintien pur des anciennes valeurs islamiques oubliées dans beaucoup de pays musulmans ». Interrogé par la CIA, il déclare avoir voulu vivre loin de « la corruption et du despotisme ». Interrogé récemment sur les exactions commises par les Talibans, il dit « critiquer » les abus, sans vraiment donner de détails ni s’insurger publiquement devant celles-ci. Il dit ne pas avoir « pris conscience » des attaques du 11 septembre 2001, et avoir quitté Kaboul en octobre lors des bombardements de la coalition.

Il traverse alors les montagnes et la frontière pakistanaise et s’installe à Islamabad avec sa famille en novembre 2001. C’est dans cette ville qu’il se fait alors rapidement arrêté par les services secrets pakistanais qui le livrent aux américains. Il est alors transféré en Afghanistan, puis dans la prison de Guantánamo en 2003.

Il reste deux ans à Guantánamo. Il dit avoir vécu dans des « conditions torturantes ». Les Etats-Unis lui reprochent d’être lié à trois organisations extrémistes, dont al-Qaïda, ainsi que des relations avec certains de ses représentants.

Il est transféré en Angleterre en vue de sa libération en 2005, sans qu’aucune charge ne soit conservée contre lui, bien qu’il soit toujours décrit par l’administration américaine comme un « sympathisant, recruteur, financier et combattant » du djihad, avec des « liens terroristes ». La presse anglaise et américaine parle alors d’un accord avec Tony Blair qui ne reconnaît pas la légitimité de la prison de Guantánamo et qui veut redorer son image depuis son soutien à la guerre d’Irak.

Il devient directeur adjoint de CAGE à la fin des année 2000. Moazzam Begg ambitionne de lier sympathies djihadistes et respectabilité sous une vitrine de défense des droits de l’homme, quasi tiers-mondiste, pour amadouer une partie de la gauche anglaise.

CAGE-logo-OK-624x325

En 2007, il participe à des conférences organisée par l’Islamic Society de l’Universy College de Londres, alors que Umar Farouk Abdulmutallab en est le président. C’est à cette époque qu’il se spécialise dans un discours anti- guerre contre le terrorisme. Asim Qureshi, alors intervenant pour le parti pro-califat islamique Hizb ut-Tahrir, et avec qui Moazzam Begg collabore dans l’association CAGE, participe également à certaines de ces conférences de l’Islamic Society. En 2009, Umar Farouk Abdulmutallab tente de faire exploser un vol entre Amsterdam et Détroit avec des explosifs, al-Qaïda dans la Péninsule Arabique revendique alors la tentative avortée.

gal-flight-253-7-jpg

En décembre 2007, Moazzam Begg interviewe Anwar al-Awlaki, qu’il présente comme un simple « universitaire musulman d’origine yéménite (…) qui a passé un an et demi derrière les barreaux ». Ce dernier se plaint alors de ressentir une « pression » en prison, et de ne pas suffisamment voir « la lumière du jour ». Moazzam Begg va jusqu’à lui demander des conseils pour les autres prisonniers. En réalité, Anwar al-Awlaki est un des plus influents leaders d’al-Qaïda, très présent sur les plate-formes de vidéos en ligne, ce qui lui a valu le surnom de « Ben Laden d’internet », et dans les colonnes d’Inspire, le magazine d’al-Qaïda. CAGE menait une campagne depuis 2006 pour demander sa libération, alors qu’il était emprisonné au Yemen pour une tentative de kidnapping liée à al-Qaïda. Anwar al-Awlaki appelle au djihad armé depuis 2006, il a également appelé à soutenir les Shebab depuis 2008, et est l’auteur de plusieurs fatwas, dont certaines condamnent à mort des dessinateurs. Il est derrière l’attentat échoué d’Umar Farouk Abdulmutallab en 2009, et a inspiré de nombreux attentats ou tentatives d’attentats. Cela n’empêche pas Moazzam Begg et CAGE de l’inviter par vidéos interposées en 2008 et en 2009 lors de conférences.

anwar_al_awlaki

En 2010, Amnesty International décide de mettre en place une campagne contre la prison de Guantánamo, en partenariat avec Moazzam Begg. L’occasion de se poser uniquement en victime, et de mettre un pied dans une organisation internationale des droits de l’homme, tombe à pic pour ce dernier. Gita Sahgal, responsable du pôle femmes à Amnesty International dénonce ce choix qui écorne son image d’intégrité et de neutralité : « Apparaître avec le plus connu des partisans anglais des Talibans, que nous considérons comme un défenseur des droits de l’homme, est une grossière erreur de jugement ». Gita Saghal subit alors une violente campagne de la part de CAGE et d’une partie de la gauche qui l’accusent de rouler pour les Etats-Unis. Elle finit par démissionner.

En 2014, Moazzam Begg est arrêté par la police car il est soupçonné d’avoir rejoint un camp terroriste en Syrie et d’avoir facilité des connexions terroristes. Il est alors emprisonné trois mois dans une prison de haute sécurité en attendant son procès. Il est finalement relâché et déclaré innocent après qu’il ait été établi que les services secrets britanniques étaient averti de son déplacement en Syrie dans le but d’ « aider les combattants de l’opposition à Bachar al-Assad ».

Invité début 2016 à la South London Islamic Center, il décrit deux djihadistes de retour de Syrie comme de « très gentils frères, très simples ». Il affirme que le gouvernement exagère la menace de l’État Islamique, qu’il « utilise comme un bâton pour taper sur les musulmans ».

A la même période, William Shawcross, président de la Charity Commission, déclare que CAGE n’est en aucun cas une œuvre de charité. Il intervient alors auprès de la Joseph Rowntree Charitable Trust et de la Anita Roddick Foundation pour couper ses financements, et met en garde le public contre ses liens « extrémistes ». En difficultés financières, CAGE peut compter sur Tariq Ramadan pour lui venir en aide, comme nous l’avons précédemment montré dans cet article d’Ikhwan Info.

En 2016, Julian Assange interviewe Moazzam Begg et Asim Qureshi sur la chaîne russe RT. Tandis qu’Asim Qureshi ne « condamne pas » la lapidation et la reconnaît comme un « principe islamique », Moazzam Begg ne contredit pas son ami, et plaide pour le retour d’un « califat islamique ».

Sans_titre_15

Invité en mars 2016 par la National Union of Students (NUS) de l’Université d’Exeter, Moazzam Begg a maintenu son propos de ne pas condamner la lapidation. Dans le public était présente la Feminist Society de la NUS, qui n’a visiblement pas été choquée par ces propos.

La puissante NUS regroupe 95% des fédérations étudiantes anglaises. Une des vice-présidentes de la NUS est Shelly Asquith. Elle a impulsé ce partenariat avec Moazzam Begg, dans le but de lutter contre Prevent, le programme anti-radicalisation du gouvernement britannique. Cette campagne contre Prevent a pris le nom de « Student, Not Suspect ». C’est également une militante très active dans la campagne de Jeremy Corbyn, elle tient ici la tribune avec lui :

2F5E39BE00000578-0-image-a-1_1452202544961

Moazzam Begg et CAGE ont en effet été invités depuis 2015 par la NUS dans au moins sept grandes universités anglaises, sans contradiction, dans le but de contester le programme Prevent. Moazzam Begg a ainsi pu s’exprimer deux fois au King’s College de Londres, trois fois à la SOAS University de Londres, puis une fois à la East University of London, à l’University of Manchester, Birmingham, Bradford et Exeter. Il y a déclaré que « n’importe quelle personne droite d’esprit s’opposerait à la stratégie de Prevent », affirmé que Prevent est digne des méthodes de « la Stasi dans l’Allemagne de l’Est », comparé la situation des musulmans en Grande-Bretagne avec celle des juifs dans les années 30 en Allemagne », a parlé de l’Angleterre comme d’un pays « raciste et suprématiste blanc » où le pouvoir veut « isoler » les musulmans et a aussi tenu des propos tendant à inciter les étudiants à avoir de la « sympathie » pour les djihadistes du Front al-Nosra. Il a également expliqué aux étudiants que les djihadistes qui sont partis pour mourir en martyr en Syrie n’avaient fait qu’une « bête (silly) rébellion d’adolescents », « comme les adolescents le font souvent », et a vivement critiqué leur sentence par la justice britannique à 13 ans de prison.

Rappelons que Maryam Namazie, présidente de l’association One Law For All et réfugiée iranienne a été interdite de parole par une même association étudiante à l’université de Warwick car son discours anti-charia et pro-laïcité pouvait « offenser » les musulmans et « inciter à la haine ». De nombreux autres conférenciers ont été banni d’universités britanniques par des associations étudiantes pour des propos nettement moins « offensant », ou plutôt nettement moins dangereux, que ceux de Moazzam Begg.

En avril 2016, CAGE félicite personnellement la nouvelle présidente de la NUS, Malia Bouattia. Elle est connue pour son combat « anti-sioniste » : en 2011, elle alerte le public contre les « médias sionistes mainstream », et parle des négociations de paix entre Israël et la Palestine comme « un renforcement du projet colonial ». En 2014, elle s’oppose à une motion des étudiants britanniques visant à condamner L’État Islamique : « la condamnation d’ISIS apparaît être devenue une justification pour la guerre et pour l’islamophobie »

.

Sans_titre_13
malia-bouattia-national-union-of-students-nus-speaking-to-crowd

Depuis plusieurs années, Moazzam Begg a élargi ses connexions dans le mouvement « anti-raciste ». Il participe aux conférences et rassemblements de l’association anglaise Stand Up To Racism, qui lutte officiellement contre « le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme »… Pour la journée internationale contre le racisme, le 18 mars 2017, Stand Up To Racism et donc Moazzam Begg organisent une Marche Contre le Racisme à Londres, avec pour le moment plusieurs milliers d’inscrits sur Facebook.

Sans_titre_14
Sans_titre_16

En accueillant Moazzam Begg comme militant « antiraciste », une partie de la gauche anglaise a déplacé le curseur de tolérance face à l’islamisme vers le haut. Critiquer les positions de CAGE, critiquer les fréquentations et les propos Moazzam Begg, ce serait donc désormais s’attaquer à un « anti-raciste », ce serait faire, par extension, preuve de d' »islamophobie », de « racisme ».

Ce noyautage en règle du mouvement antiraciste britannique a pour effet de faire fuir des manifestations les militants attachés à la fois à la lutte contre le racisme et l’islamisme, ou du moins, contre le terrorisme. En revanche, il est fort à parier que cette brèche ouverte laissera encore s’engouffrer pendant un certain temps nombre d’intégristes religieux, plus radicaux les uns que les autres, en quête de reconnaissance et d’influence.

Au sein de l’antiracisme, comment concilier l’inconciliable : islamisme d’une part, et lutte contre les discriminations, libre pensée, droits des femmes, droits des homosexuels, lutte contre l’antisémitisme d’autre part ? L’anti-racisme se vide peu à peu de son contenu, et de ses ambitions. Le « racisme d’État » supposé des gouvernements occidentaux devient alors le dénominateur commun entre Moazzam Begg et les associations anti-racistes le soutenant. Ce « racisme d’État » supposé devient le seul ennemi. L’anti-racisme, mouvement d’émancipation, d’égalité et de fraternité, est alors l’instrument d’un totalitarisme : l’islamisme.

Moazzam Begg a su parfaitement jouer sur l’ambiguïté que lui confère son statut à la fois d’oppresseur car islamiste, et d’oppressé car ancien détenu de Guantánamo. Et ce, sans jamais exprimer le moindre sentiment de repentance. Il a su très rapidement faire détourner les regards de ses sympathies djihadistes, de son admiration pour les Talibans, de son désir de califat islamique et de charia, de sa détestation du « despotisme » de l’Occident. Il a su relativiser la dangerosité des groupes terroristes actuels, et pointer du doigt le gouvernement britannique, bien plus agréable cognitivement à accepter comme ennemi pour une partie de la gauche.

Le cas de Moazzam Begg est emblématique d’une gauche qui a perdu sa grille de lecture antiraciste ET anti-totalitaire. Il est emblématique d’une gauche qui a décidé par avance quelles seraient les victimes, de façon tellement auto-centrée, qu’elle en vient à s’auto-flageller devant chaque manifestation de l’islamisme. Elle finit par accepter d’elle-même toute compromission avec ses valeurs d’émancipation, qu’elle délaisse peu à peu.

La droite populiste et extrémiste a de beaux jours devant elle. Que la gauche française jette un coup d’œil à ce qu’il se passe chez son voisin britannique et en tire des leçons, s’il en est encore temps !

Carla Parisi EnquêteNewsPersonnalités

TARIQ RAMADAN VOLE AU SECOURS DE CAGE

Tariq Ramadan vole au secours de CAGE

Tariq Ramadan vole au secours de CAGE

09.02.2017

Depuis presque un an, Tariq Ramadan resserre ses liens avec l’association CAGE, plusieurs fois épinglée pour ses positions islamistes et pro-djihad, par la presse et Ikhwan Info. Analyse d’un partenariat qui perdure :

  • Le 18 juin 2016, l’association CAGE organise une conférence avec Tariq Ramadan pour célébrer la rupture du jeûne. Et surtout pour sceller le rapprochement entre le prédicateur suisse et l’association britannique.
ClPbHc8WMAARoz5

La vidéo de cette conférence est visible sur le site internet de Tariq Ramadan. (ICI) Il y « remercie » CAGE et appelle le public à la « soutenir ». Pour Tariq Ramadan, CAGE fait un travail « essentiel », se bat pour la « liberté d’expression », et surtout contre « Prevent », le programme anti-radicalisation du gouvernement anglais. Tariq Ramadan affirme que « face aux injustices, on demande aux musulmans d’être silencieux pour être acceptés ». Or selon lui, « l’Islam c’est ne pas être silencieux face aux gouvernements corrompus ». Il fait alors l’éloge de CAGE… Doit-on en conclure que pour être un bon musulman, il faut soutenir CAGE ? C’est en tous cas ce que sous-entend habilement Tariq Ramadan. La vidéo s’intitule d’ailleurs The Story of Dawud, et fait un parallèle entre CAGE (David) se battant contre les « corrompus », contre les « géants » (Goliath).

L’année précédente, en 2015, l’invité d’honneur de CAGE pour la rupture du jeûne n’était autre qu’Abu Qatada. Rédacteur et support idéologique du journal du GIA, Usrat-al-Ansar, dans les années 90, puis figure incontournable du Londonistan, surnommé « l’ambassadeur de Ben Laden en Europe », avant d’être expulsé en Jordanie en 2013, il est l’auteur de plusieurs fatwas autorisant le meurtres d’apostats, de juifs, ou encore d’américains. Il avait déclaré juste après les attentats du 11 septembre 2001 qu’il ne s’agissait que d’une « réponse aux politiques injustes de l’Amérique ». Après avoir appelé à la création d’un état islamique, il est désormais plus proche des rangs djihadistes du Front al-Nosra, et participe au magasine pro-al-Qaida, Al-Risalah. Tariq Ramadan ne semble visiblement pas embarrassé de prendre le flambeau après Abu Qatada pour l’Iftar 2016 de CAGE.

16425653_10209440774270278_1133049518_n
  • Le 5 décembre 2016, Tariq Ramadan apparaît dans une vidéo postée par CAGE, où il appelle à soutenir l’association : « soutenez le travail de CAGE, soutenez le financièrement, aucun gouvernement ne paiera jamais car c’est exactement ce qu’ils ne veulent pas voir (…) c’est notre devoir, du côté des opprimés (…) donnez votre argent, autant que vous le pouvez ».
  • Le 29 janvier 2017, Tariq Ramadan participe au colloque de CAGE intitulé Emergency Live Appeal, littéralement Appel d’Urgence en Direct. Il s’agit encore une fois de récolter des fonds pour CAGE, qui se dit en situation financière « précaire ». Sont également annoncés présents Adnan Siddiqui, directeur de CAGE, Moazzam Begg, directeur adjoint de CAGE, Asim Qureshi, directeur de recherche de CAGE, Ibtihal Bsis, avocate et représentante d’Hizb ut-Tahrir, Majid Freeman, qui se présente comme travailleur social, ainsi que Suliman Gani, imam à Tooting.
16441211_10209440774670288_491602704_n

Adnan Siddiqui appelle à désobéir aux lois anglaises en matière de lutte anti-terroristes : « nous devons nous sentir assez surs de nous pour défier les lois. Ils n’aiment pas les gens comme nous qui leur disent ». Adnan Siddiqui s’était fait connaître du grand public en Angleterre en 2014 après avoir affirmé que l’attentat suicide d’un djihadiste anglais contre une prison d’Alep pour libérer des prisonniers, et qui avait tué des dizaines de personnes, était « un prix qu’il valait la peine de payer ».

Sans_titre_2(1)

Asim Qureshi est à la table ronde contre le programme anti-radicalisation Prevent avec Ibtihal Bsis. Asim Qureshi avait provoqué un tollé en 2015 après avoir décrit Jihadi John, de son vrai nom Mohammed Emwazi, bourreau de l’Etat Islamique, de « très beau jeune homme », « extrêmement gentil, doux, la personne la plus humble que je connaisse », après avoir été un certain temps en contact avec lui. Pour Asim Qureshi, sa radicalisation est due aux autorités britanniques. Dans un précédent colloque organisé par Hizb ut-Tahrir en 2006, il y déclarait à propos de la Palestine, de la Tchétchénie, de l’Irak, du Kashmir et de l’Afghanistan : « nous savons qu’il incombe à chacun d’entre nous de soutenir le djihad de nos frères et sœurs dans ces pays lorsqu’ils font face à l’oppression de l’Occident ».

Ibtihal Bsis représente le parti Hizb ut-Tahrir.  Ce parti appelle au rejet de la démocratie considérée comme impie, à la mise en place d’un califat mondial, à la destruction d’Israël et à l’instauration de la Charia sans aucune autre forme de jugement. N’incitant pas directement à la lutte armée (bien qu’il glorifie le djihad) il n’est pas considéré comme terroriste par les Etats-Unis, à la différence de plusieurs pays d’Asie comme la Chine ou la Russie.

Sans_titre_8

Majid Freeman confesse faire appel à CAGE pour pouvoir effectuer des allers-retours en Syrie avec son œuvre de charité : « quand je pars de Syrie pour mon travail de charité j’appelle CAGE pour des conseils légaux et idem lorsque j’y repars ». Majid Freeman a déjà été épinglé pour avoir fait l’éloge de membres d’al-Qaïda, du Front al-Nosra ou encore pour avoir justifié des crimes de l’Etat Islamique.

Sans_titre_4

Suliman Gani rend hommage à CAGE qui « sécurise la liberté des prisonniers ». Suliman Gani est connu pour avoir mené une campagne de boycott contre les magasins ahmadis à Londres : « Puisque les Qadianis (injure pour désigner les ahmadis) sont habituellement trompeurs quant à leur religion, il y avait un risque potentiel que les musulmans se voient proposer de la viande qui n’était pas nécessairement halal ». Il a également travaillé trois ans pour le Ministère de la Santé en tant qu’aumônier musulman à l’hôpital de Tooting, tout en s’opposant aux transfusions sanguines et à l’avortement. Il considère l’homosexualité comme « non-naturelle » et les femmes comme « asservies » aux hommes.

Sans_titre_5

Tariq Ramadan et Moazzam Begg concluent la conférence. Tariq Ramadan insiste sur le rôle de CAGE dans la « défense de la liberté d’expression ». On comprend mieux pourquoi il n’a pas défendu celle de Charlie Hebdo : peut-être était-il trop occupé à défendre celle des pro-djihad ? Tariq Ramadan réitère alors des les compliments et autres appels au don pour CAGE… sans jamais apporter aucune contradiction à aucun des autres participants, bien au contraire.

Sans_titre_9

News

PORTER UN HIJAB POUR LUTTER CONTRE LE MACHISME DE DONALD TRUMP ?

Porter un Hijab pour lutter contre le machisme de Donald Trump ?

Porter un Hijab pour lutter contre le machisme de Donald Trump ?

27.01.2017Fiammetta Venner

C’était une belle marche. Une marche essentielle, alors que le nouveau président des Etats-Unis s’apprête à supprimer les subventions au Planning familial.

C’était surtout censé être une Marche Féministe… Sauf quand certains ont essayé de convertir cette belle Résistance dans une opportunité de légitimer l’oppression des femmes, de banaliser le voile comme un symbole de résistance, amalgamant musulmans et islamistes.

La Amplifier Fondation a proposé aux manifestants de diffuser une image de femme en hijab pendant la marche avec pour slogan: « Nous le peuple ». Un bus repeint avec cette affiche les distribuait d’ailleurs pendant la manifestation.De nombreux musulmans libéraux se sont sentis très mal à l’aise. En effet la présence de cette affiche excluait de fait le combat des femmes musulmanes ne portant pas le voile. Mona Eltahawy, écrivain égyptien-américain d’ailleurs exprimé son malaise.

« Je suis une musulmane égypto-américaine qui a combattu pendant 8 ans pour arrêter de porter le hijab »

Capture d’écran 2017-01-22 à 10.39.28

D’autres ont été très choqués par l’invitation faite par la Marche des Femmes à CAIR. CAIR est une organisation très controversée et qui a été placée sur la listes des organisations terroristes par les Emirats Arabes Unis. CAIR défend l’islam politique et n’hésite pas à recourir à des campagnes de diffamation contre ceux qui questionneraient leurs méthodes. Zahra Billoo, directrice exécutive de CAIR San Francisco a pris la parole lors de la Marche des Femmes sur Washington, dans la capitale du pays. Elle a expliqué sans la moindre honte que les Noirs assassinés par la Police, les homosexuels harcelés ou les enquêtes du FBI sur les « musulmans » relevaient du même processus.

Zahra Billoo n’était pas la seul oratrice problématique. Linda Sarsour, directrice de l’Association arabe américaine de New York (AAANY) était également présente. Membre des organisatrices de la Marche des femmes, Linda Sarsour estime que des enfants musulmans sont « exécutés » aux Etats-Unis et la CIA est derrière un terroriste islamiste: « Underwear bomber était le #CIA tout le long. Pourquoi le savais-je déjà? »

Capture d’écran 2017-01-22 à 10.47.17
Capture d’écran 2017-01-22 à 10.30.01

Elle a plusieurs fois défendu le régime de la Charia sur les réseaux sociaux :

Dans un autre tweet, elle exprime le désir de retirer le vagin d’une opposante politique. Ayaan Hirsi Ali, exisée, victime d’une fatwa et opposante de longue date aux islamistes.

Capture d’écran 2017-01-27 à 08.49.34

Rien de très surprenant puisque la famille de Linda Sarsour est liée au Hamas.

Autre élément de la tragique naïveté d’une certaine gauche américaine, certaines militantes ont suggéré que des marcheuses portent le voile, comme si c’était un jeu.

Beaucoup de féministes musulmanes ont réagi en disant que cette vidéo leur retournait le coeur.

Il faut espérer que la gauche américaine se réveillera rapidement. L’exotisme n’empêchera pas de résister à Trump, il aidera juste les fanatiques… Et Donald Trump.

La laïcité douteuse de Benoît Hamon

Dans cette primaire, Benoît Hamon se présente comme le candidat de la « banlieue ».

Depuis qu’il est élu de Trappes, il semble penser que défendre sa circonscription (ou sa réélection) suppose de piétiner les défenseurs de la laïcité.

Le 3 mars 2016, alors que les menaces contre les journalistes et les laïques sont au plus haut, Benoît Hamon préfère s’inquiéter de la « laïcité douteuse » des « Finkielkraut, Fourest et Sifaoui », dont il confond visiblement les positions.

Il ajoute que la laïcité est « un principe, pas une conviction ». Un clin d’oeil à Jean Baubérot, adepte d’une laïcité « inclusive » à la canadienne et des accommodements religieux qui vont avec.

Son projet pour Trappes et la France ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que Benoît Hamon n’est pas très vigilant envers la régression et la réaction intégriste.

capture-decran-2017-01-01-a-15-34-00

Outre la polémique déclenchée par ses propos visant à relativiser le fait que les femmes ne soient pas les bienvenues dans certains cafés de Sevran (il explique alors — à tort — que c’était aussi le cas des cafés ouvriers, et donc pas si grave…), le député de Saint-Denis pense surtout que l’urgence est de capter le vote des quartiers populaires en le brossant dans le sens du poil.

Comment  ? En prenant position contre la polémique sur le Burkini, en amalgamant tout débat sur la laïcité à une « hystérie envers l’Islam » et bien sûr en instrumentalisation la cause Palestinienne.

benoit-hamon-palestine

En soutenant qu’une résolution en faveur de la Palestine était le « meilleur moyen de récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers », Benoît Hamon ne fait que mettre en pratique la doctrine Boniface… Elaborée dans une note ayant fait vivement polémique, Pascal Boniface y conseillait  de choisir la Palestine plutôt qu’Israël pour des raisons de calculs électoraux : les Musulmans étant plus nombreux que les Juifs en France.

Depuis, les soupçons d’antisémitisme n’ont cessé de planer autour de Pascal Boniface. Il accuse de son côté toute personne critiquant l’islamisme ou son ami Tariq Ramadan d’être « islamophobe » ou d’être des « faussaires »… Ce qui ne manque pas d’humour puisqu’il est l’un des rares intellectuels à avoir été condamnée pour « contre-façon » après avoir signé sous son seul nom un ouvrage rédigé par un collectif d’auteurs.

Plus inquiétant, Pascal Boniface — un fidèle de la tribune du PSG-Qatar — défend des positions pro-Palestiniennes jusqu’à fréquenter les rassemblements islamistes comme ceux de l’UOIF.

Il était l’un des invités privilégiés et remarqués lors du rassemblement organisé à Saint-Denis pour lancer la campagne de Benoît Hamon aux  primaires.

La gauche Qatar ?

L’équipe de campagne rapprochée de Benoît Hamon est composé d’élus de banlieues ayant pris des positions plutôt hostiles à la lutte contre l’intégrisme.

Son directeur de campagne, Mathieu Hanotin, est également député de Seine Saint-Denis, où il met beaucoup d’énergie à critiquer ceux qui s’inquiètent des régressions effarantes constatées dans ce département… à cause de la lâcheté politique.

Le 23 mai 2016, dans une réaction à une enquête du Figaro magazine sur la montée de l’intégrisme, il écrit une réaction intitulée « Non Saint-Denis ce n’est pas l’islamisme au quotidien! » où il va jusqu’à réfuter le terme même d’ « islamisme » et parle d' »amalgames et de mensonges ». Avant d’ajouter : « Evidemment il y a des problèmes et il faut être lucide. Saint-Denis connait une forte délinquance, de l’insécurité, des problèmes sociaux importants et une dégradation sévère de l’habitat. Néanmoins il ne s’agit ni d’ « islamisation », ni d’application de la « charia » et encore moins de « terrorisme ». Les Dionysiens sont comme tous les autres citoyens de notre pays et le procès d’intention qui est fait par certains n’est rien d’autre que de la discrimination territoriale et/ou religieuse. Ce genre de caricature, dans le contexte actuel, loin de résoudre les problèmes réels, ne fait que les aggraver. »

capture-decran-2017-01-01-a-15-57-34

Mathieu Hanotin s’est aussi élevé contre la nomination de Jean-Pierre Chevènement à la tête de la Fondation pour l’Islam.

Alexis Bachelay, un porte-parole douteux

Mais le champion toutes catégories de la gauche la plus bête du monde quand il s’agit de laïcité est bien le porte-parole de Benoît Hamon : Alexis Bachelay.

ce-reunion-publique-gennevilliers

A Gennevilliers (ville où est enterrée l’un des frères Kouachi), Alexis Bachelay n’hésite pas à organiser des conférence publique contre l’Etat d’urgence en compagnie du très douteux et très anti-Charlie CCIF (Collectif contre l’islamophobie)… Comme ce 12 janvier 2016. Soit  moins d’une semaine après les commémorations de l’attentat contre Charlie Hebdo !

capture-decran-2017-01-01-a-15-22-30

Ce député des Hauts-de-Seine est gravement mis en cause dans le livre Nos chers Emirs et cité par les journalistes Chesnot et Malbrunot comme l’un des députés ayant recherché les faveurs du Qatar pour financer sa campagne législative.

Une chose est sûre : Alexis Bachelay a choisi d’être vice-président du groupe d’Amitié parlementaire France-Qatar. Une amitié pour laquelle il ne ménage pas sa peine.

Dans les émissions, il est l’un des rares élus à défendre l’honneur de Qatar, dont il maintient que personne n’a jamais pu prouver son « implication dans le financement du terrorisme »… Juste dans celui de groupes liés à Al Qaïda.

capture-decran-2017-01-01-a-15-17-00

Personne mieux que lui n’applique la doctrine Boniface. Le 23 juin 2016, il introduit un amendement visant à supprimer le délit de boycott dans le but de soutenir le très contestable BDS (mouvement qui boycotte non seulement les produits mais parfois aussi les Israéliens tout court… Ce qui relève du racisme).

En pleine période d’attentats et de menaces, il est de ceux qui a le plus violemment critiqué l’initiative « Tel Aviv sur Seine« .

capture-decran-2017-01-01-a-16-45-25
capture-decran-2017-01-01-a-15-16-05

Et bien sûr, Alexis Bachelay pense, comme Benoît Hamon que parler aux banlieues veut dire tacler la laïcité, ne jamais s’émouvoir sur burkini ou du voile.

DERRIERE LE VOILE CHIC D’ATTIKA TRABELSI ET DE LALLAB

DERRIERE LE VOILE CHIC D'ATTIKA TRABELSI ET DE LALLAB

DERRIERE LE VOILE CHIC D’ATTIKA TRABELSI ET DE LALLAB

18.01.2017Mohamed Louizi

Lors de l’ « Emission politique » de France 2 du jeudi 5 janvier 2017, présentée par le duo Pujadas et Salamé, l’on a proposé à l’ex-premier ministre socialiste et actuel candidat aux « Primaires citoyennes », de débattre avec une jeune femme voilée, Attika Trabelsi. Le journaliste Karim Rissouli la présenta en ces termes: « Attika Trabelsi, vous êtes jeune diplômée de l’Ecole Normale Supérieure. Vous êtes entrepreneure. Vous avez créé une entreprise en ligne de l’artisanat marocain, et vous êtes également engagée au sein de l’association Lallab dont le but est, je cite : « montrer la pluralité des femmes musulmanes ». Vous vous dites musulmane et féministe … ». Fin de citation.

S’en est suivi une séquence larmoyante à dessein, où la jeune femme, se disant humiliée à l’écoute des propos de Manuel Valls – « Marianne a le sein nu parce qu’elle nourrit le peuple ! Elle n’est pas voilée, parce qu’elle est libre ! » – a plutôt cherché à émouvoir, en endossant l’habit de l’éternelle victime, au lieu d’engager une réflexion digne, responsable, dépassionnée et débarrassée de toute victimisation mesquine, face à un potentiel candidat aux prochaines élections présidentielles, sur le principe même de la laïcité et les dangers réels qui menacent la République : l’islamisme, ses agents agitateurs et ses voiles, en tête du peloton.

En effet, la laïcité demeure méthodiquement fragilisée, systématiquement attaquée par le réseau islamiste, de concert avec une certaine gauche clientéliste, multiculturaliste et néo-internationaliste, substituant le « prolétaire » d’hier par la femme « voilée » d’aujourd’hui.

Après tout, Attika Trabelsi est parfaitement dans son droit de défendre mordicus son bout de tissu sacré, dissimulant son cuir chevelu au nom du Ciel. Cependant, France 2 est-elle en droit de faire le jeu de l’islamisme et de banaliser, de la sorte, son discours victimaire et ses étendards identitaires ? Est-elle en droit de lui offrir une tribune libre, devant presque deux millions de téléspectateurs [1], ce soir-là ?

Car Attika Trabelsi est loin d’être uniquement une jeune normalienne comme présentée par France 2. Elle n’a pas passé le concours de Normale Sup mais a fait un master en géopolitique à l’ENS [2]. Sur les réseaux sociaux elle n’hésite d’ailleurs pas à entretenir l’ambiguïté. Quoiqu’il en soit, elle fait de ce titre universitaire un argument de liberté.

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.30.19

Loin d’incarner et de représenter cette citoyenne lambda, triée arbitrairement sur le volet, lors d’un casting ordinaire, elle est une vraie militante d’un réseau islamiste. Elle fait de son voile un label identitaire revendiqué et revendicatif. Elle n’est pas simplement « engagée au sein de l’association Lallab » dixit Karim Rissouli, mais elle occupe le poste stratégique de trésorière de cette très jeune association, citée furtivement, et une seule fois, dans cette émission. Attika Trabelsi est venue,  en porte-voix, défendre une vision idéologique de Lallab [3]. C’est-à-dire, au nom du pluriel, cette association, riche en voiles de toutes formes, tente de légitimer et de banaliser l’uniformisation islamiste des corps féminins et d’interdire, par la même, la mise en cause nécessaire de toute la construction théologique et jurisprudentielle sous-jacentes des revendications islamistes identitaires moyenâgeuses, qui s’en réclament.

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.30.33

L’on s’étonne parfois de voir une très jeune association, créée depuis seulement quelques mois, inconnue du grand public, invitée à défendre sa cause à la télé lors d’un créneau magistral, alors que de nombreuses associations, très anciennes, très actives aussi, n’arrivent même pas à faire parler de leurs activités, ne serait-ce que dans un journal local !

Mais qui se cache derrière Lallab ?

Officiellement, cette association (et média numérique aussi) est cofondée par deux jeunes femmes non-voilées : Sarah Zouak et Justine Devillaine [4]. Toutes les deux ont passé par la case IRIS Sup’, dirigée par un certain … Pascal Boniface. Celui-là même qui, le 1 juin 2016, a consacré son « édito » au parcours de … Sarah Zouak, son ex-étudiante [5].

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.27.34

Il lui a offert cette tribune pour qu’elle puisse expliquer le sens d’un documentaire intitulé « Women Sensetour in muslim countries »[6], qu’elle a co-réalisé, présentant les portraits de 25 femmes musulmanes, issues de cinq pays : le Maroc, la Turquie, l’Indonésie, l’Iran et la Tunisie … pour s’en servir, médiatiquement et politiquement, ici en France !

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.28.02

« Alors à ces personnes qui ne cessent de se cacher derrière le vivre-ensemble, l’égalité et la justice, je pose une simple question : quel modèle de société souhaitez-vous ? Une société française qui accepte seulement les personnes capables de s’intégrer et de s’assimiler quel qu’en soit le coût, ou une société qui accepte toutes les personnes avec leurs différences et multiples identités ? » [7] avait conclu, Sarah Zouak, son échange avec son professeur Pascal Boniface. Et ce sont très exactement ces mêmes éléments de langage qu’a exprimés Attika Trabelsi face à … Manuel Valls !

Dans un autre entretien, accordé au site « Clique », le 12 octobre 2016, la franco-marocaine Sarah Zouak – inspirée des travaux de la sociologue franco-irakienne Zahra Ali [8] – a déclaré :

« j’en ai marre de Manuel Valls et sa « Marianne au sein nu » » [9] !

Le journaliste Karim Rissouli a choisi exactement ce propos de Manuel Valls pour permettre, à la trésorière de Lallab de faire son numéro de femme voilée victime, sur le plateau de France 2. De la même façon comment comprendre que ce soient imposées en un temps record les icônes de Lallab, à l’image de Zouak et Trabelsi, comme interlocutrices médiatiques supposées être représentatives des femmes musulmanes !

Je dis bien « un temps record », car Sarah Zouak n’a que 27 ans, fraîchement diplômée de l’IRIS de Pascal Boniface, mais qui cumule déjà des prix, des trophées et des titres honorifiques – comme ceux accordés à Soufiane Iquioussen – pour son seul et unique « œuvre », sur les femmes musulmanes dans les cinq pays précités. En juin 2016, elle a remporté le « Prix Coexister 2016 », dans la catégorie « Femme française émergeante », de l’association Coexister, qui demeure très proche des Frères musulmans de l’UOIF. Et c’est bien un certain Jean Louis Bianco, le président de l’Observatoire de la Laïcité, qui s’est chargé de le lui remettre en personne. En octobre 2016, elle a remporté le prix « Déclics Jeunes » de la Fondation de France ainsi qu’une bourse, versée par la même fondation philanthrope, pour « finaliser mon rêve », dit-elle !

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.27.43
Capture d’écran 2017-01-18 à 06.27.53

A Lallab, les partisans de la banalisation de l’intégrisme se bousculent. On peut y voir Samuel Grzybowski, fondateur de l’association Coexister et qui trouve intéressantes les thèses de Hassan El Banna.

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.26.47

Ou encore Hanane Karimi qui tenta sur un plateau de France télévision d’humilier publiquement David Thomson qui s’inquiétait du retour des jihadistes de Syrie. (Ici)

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.26.38

Lallab est donc l’expression d’une nouvelle mutation « pokislamiste », remplaçant les structures vieillissantes des Frères musulmans, en ces temps durs, par de nouvelles jeunes structures 3G, soignant attentivement leurs apparences, pour faire passer les mêmes messages idéologiques, voire plus, dans une ambiance bon enfant, là où les vieilles structures reconnaissables de loin, n’avaient que peu ou pas d’influence. Toutefois, c’est grâce aux circuits islamistes (et islamogauchistes) que Lallab prêche librement sa parole.

En effet, du 13 octobre au 27 novembre 2016, Lallab a présenté le premier épisode de son « documentaire » dans presque 14 villes françaises. Pour cela, le réseau frériste local d’EMF (Etudiants musulmans de France), à Lille comme à Montpellier, a été efficace. A Paris, c’est l’institut IREMMO, présidé par Jean-Paul Chagnollaud, qui a projeté le film de Sarah Zouak [10]. Ce même IREMMO a invité ce mardi 10 janvier 2017, l’un des membres de son conseil scientifique, François Burgat pour ne pas le nommer, à présenter son dernier essai : « Comprendre l’islam politique » [11] !

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.27.22
Capture d’écran 2017-01-18 à 06.29.13

A Grenoble, Sarah Zouak remercie particulièrement une professeure de français, prénommée Delphine, d’avoir mis plus de 300 élèves collégiens, âgés de 11 à 15 ans, devant la projection de son « documentaire », dans le cadre d’un atelier de « sensibilisation sur le féminisme mais surtout pour lutter contre les préjugés sur les femmes musulmanes » écrit-elle le 21 novembre 2016 sur sa page Facebook. Un autre message du 23 décembre 2016 annonce que Lallab compte investir le champ scolaire par l’animation d’autres ateliers en 2017. Le Ministère de l’Education Nationale appréciera !

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.27.11

Lallab se sont aussi des liens à l’international : le 4 novembre 2016, Sarah Zouak – qui n’est pas journaliste ! – publia sur son profil, une photo d’elle en Alexandrie en Egypte, au milieu d’autres femmes voilées, ou pas, présentées comme étant des femmes journalistes, venant « de Palestine, de Jordanie, d’Egypte, du Liban et du Maroc » pour participer, dit-elle, au séminaire « Defying threats and hate speech against female journalists from the MENA région »[12], organisé par l’Institut suédois d’Alexandrie que préside le social-démocrate Peter Weiderud, depuis avril 2015 [13].

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.28.31

Ce même Peter Weiderud, qui par le passé a animé des conférences dont l’invité principal était Tariq Ramadan, a déclaré le 17 septembre 2016, dans la presse égyptienne, en réaction à « l’affaire du burkini », survenue l’été dernier au lendemain des attentats de Nice, que « la France n’a pas le droit d’interdire le burkini sur ses plages car il s’agit là d’une liberté individuelle » avant de fustiger ce qu’il a considéré comme étant une « islamophobie claire de l’Etat français » [14] !

Mais Lallab est aussi une filiation européenne au réseau ENAR [15] – le CCIF à l’échelle européenne – demeurant noyauté par des islamistes et leurs standards victimaires, et qui est financé, entre autres, par la Commission Européenne et par l’OSF (Open Society Foundation) de Georges Soros !

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.28.11
Capture d’écran 2017-01-18 à 06.29.45

Le 26 mai 2016, lit-on sur la page Facebook de Lallab, Sarah Zouak a participé à un symposium organisé par le réseau ENAR sous le thème : « Muslim women : forgotten women ? Understanding the gender dimension of islamophobia » [16]. Parmi les intervenants annoncés l’on trouve, entre autre, Malika Hamidi, directrice générale de l’EMN (European muslim network) que préside Tariq Ramadan, ainsi que le franco-égyptien Marwan Muhammad, directeur exécutif du CCIF. Dans le post de Sarah Zouak, elle a écrit, je cite : « une journée entière consacrée à l’étude de cette double oppression dont sont victimes les femmes musulmanes en Europe : le sexisme et le racisme. On a terriblement hâte de rencontrer des expert.e.s de toute l’Europe sur le sujet … » !

Par conséquent, il est clair que la puissance médiatique surprenante de cette très jeune association s’explique en partie par ses liens locaux, nationaux, européens et internationaux. Sur le site de Lallab, presque rien n’est dissimulé. Il suffit juste de lire et d’analyser. Les partenaires public-privés, financiers, stratégiques et médiatiques de cette association y sont affichés. En plus de la Fondation de France, il y la ville d’Ivry sur Seine, dont le maire est le communiste Philippe Bouyssou (PCF). L’on trouve aussi le Conseil Général du Val de Marne : le seul département français présidé par un communiste, Christian Favier (PCF) ! Attika Trabelsi qui se présente comme une victime de la France est donc membre d’une association ultra subventionnée par de l’argent public

Parmi les partenaires, il y a aussi le site SaphirNews dont la proximité idéologique avec les Frères musulmans n’est plus à prouver. Lallab peut compter aussi sur « l’armée numérique » des islamistes, amplifiant ses annonces sur les réseaux sociaux, à l’image de la page du World Hijab Day France, promouvant l’organisation de la « journée du voile », comme celle organisée l’année dernière à Sciences-Po Paris !

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.28.39

Malgré tous ces éléments factuels, Lallab est loin de livrer tous ses secrets. Des indices, à recouper et creuser encore, démontreraient des proximités révélatrices avec la RMGE (Réseau des Musulmans des Grandes Ecoles), directement influencé par le CCIF, par l’UOIF et surtout par Tariq Ramadan et son projet « d’islamisation par le haut ».

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.28.51

Le fait que Karim Rissouli présenta la « sœur » Attika Trabelsi d’abord comme une normalienne, n’est pas dénué de sens. Quelques noms figurant parmi les cadres et bénévoles de Lallab, sont aussi très actifs au sein du RMGE comme par exemple la chroniqueuse Maïssa Leroy, la fondatrice de « l’atelier des p’tits mouslims » (l’atelier des petits musulmans), faisant l’apologie du « voile islamiste » au milieu d’enfants en bas-âges.

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.30.07

La même Maïssa Leroy a publié sur sa page FB une image de la carte de l’Europe « en position – dit-elle – de prosternation pour le Seigneur de l’univers » ! Un rêve islamiste.

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.29.57

Enfin, Lallab est aussi un média qui vulgarise les standards islamistes, concernant la justification « religieuse » du voile. En témoigne cette tribune destinée aux filles voilées, publiée conjointement avec le site SaphirNews. Elle s’intitule : « Ma réponse aux 14 arguments les plus courants contre le voile » (à lire ici et ici). A la question n° 13, que l’on pourrait opposer aux filles voilées, je cite : « Ce n’est pas écrit textuellement dans le Coran [le voile, ndlr] », Lallab dicte aux filles voilées les éléments de réponse suivante :

« Ok, je veux bien discuter d’interprétation religieuse, mais il vaut peut-être mieux qu’on parte avec les mêmes bases. Quand je discute avec quelqu’un qui a une foi différente de la mienne, j’ai l’humilité de reconnaître que cette personne a très probablement plus de connaissances que moi dans ce domaine». De mon côté, je me réserve le droit de ne pas donner beaucoup de poids aux arguments « religieux » de quelqu’un qui, loin de présenter les années d’étude et la maîtrise de l’arabe coranique nécessaires pour émettre des avis religieux, n’a même pas des connaissances de base. Parmi celles-ci, le fait que les musulmans s’appuient sur deux sources principales, le Coran ET la Sunna (la vie et les paroles rapportées du Prophète Muhammad). Si tu ne sais même pas ça, tu peux servir ton exégèse bidon sur les plateaux télé, mais moi je ne vais pas apprendre la physique quantique avec un élève de CM2. »

Fin de citation.

Qui a dit que les femmes voilées de Lallab étaient libres et insoumises ? Cette réponse démontre le contraire : le voile est bel et bien le symbole de leur soumission assumée au clergé sunnite, émettant des avis religieux moyenâgeux, sur la base de la soi-disant connaissance de … l’arabe coranique et de ladite sunna du Prophète.

Pour que l’on apprécie mon propos à sa juste valeur, je fais partie de ces citoyens musulmans qui considèrent que le voile dit islamique n’a d’islamique que le nom. Cela étant dit, ma position ne traduit aucun rejet des femmes voilées, quelles qu’elles soient. Penser que le voile n’est pas islamique fait partie, que l’on veuille ou pas, de ce débat réformiste vital qui, n’en déplaise aux islamistes, traverse l’islam, ses textes et ses représentations. Lutter contre la xénophobie, d’où qu’elle s’exprime, ne doit pas interdire le débat sur l’islamisme et sur ses étendards et autres marqueurs identitaires fragilisant le pacte social et sociétal.

Enfin, l’on n’aura que l’islamisme que l’on soutient médiatiquement. France 2, comme d’autres médias français, devront se rendre compte qu’ils jouent avec le feu, en faisant passer pour victimes de la laïcité et de la République, des activistes islamistes, femmes et hommes, foncièrement hostiles à la laïcité et depuis toujours. De la promotion des Iquioussen à la promotion de Lallab, France 2 se rend coupable de connivence flagrante avec l’islamisme et son réseau. Ceux qui paient la redevance devront peut-être exiger plus de professionnalisme de la part de la télé du service publique et de ses chroniqueurs. Pour finir, j’aime bien cette belle phrase, écrite sur le fronton du blog de mon ami tunisien Salah Horchani, je cite : « qui tolère l’islamisme, récolte le terrorisme » [17] … à méditer !

Mohamed Louizi

[1] https://www.youtube.com/watch?v=KU_7KfvyGi4

[2] http://www.liberation.fr/…/pres-de-2-millions-de-telespect…/

[3] Voir son profil ici : https://www.linkedin.com/in/attikatrabelsi

[4] Lire la présentation ici : http://www.lallab.org/association/

[5] Lire l’interview ici : http://www.iris-france.org/77029-women-sensetour-in-muslim…/

[6] Ici le site officiel : https://womensensetour.com/

[7] Lire ici : http://www.iris-france.org/77029-women-sensetour-in-muslim…/

[8] Lire ici : http://www.la-croix.com/…/Sarah-Zouak-feministe-et-musulman…

[9] http://www.clique.tv/es-sarah-zouak-visage-dun-feminisme/

[10] http://iremmo.org/rencontres/archives-activites/projections/

[11] http://iremmo.org/…/francois-burgat-comprendre-lislam-poli…/

[12] https://www.facebook.com/AssoLallab/photos/a.941745922611112.1073741828.934802616638776/1087273588058344/?type=3&theater

[13] Voir son profil ici : https://www.linkedin.com/in/peter-weiderud-bb2aa327

[14] Lire en arabe ici : http://www.innfrad.com/News/19/361188/ المعهد-السويدى-بالإسكندرية-لا-يحق-لفرنسا-منع-المسلمين-من-ارتداء

[15] Voir ici : http://www.enar-eu.org/

[16] Télécharger le programme en PDF ici : http://www.enar-eu.org/…/pdf/agenda_symposium_draft_25-04-5…

[17] A consulter ici : https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani

Capture d’écran 2017-01-18 à 06.26.26
Capture d’écran 2017-01-18 à 06.27.00

EnquêteNews

EGYPTE : MAHMOUD HUSSEIN EN GARDE À VUE

Egypte : Mahmoud Hussein en garde à vue

Egypte : Mahmoud Hussein en garde à vue

01.01.2017La rédaction

Selon la chaîne Al Jazeera, un de ses journalistes, Mahmoud Hussein, a été placé en  garde à vue pour 15 jours. Pour le pouvoir en place, Al Jazeera serait utilisée par les Frères musulmans pour diffuser leur propagande.

Selon le parquet égyptien, Mahmoud Hussein aurait cherché à « renverser le pouvoir à travers la production de films mensongers sur la situation économique et sociale en Egypte ». Il lui est aussi reproché d’avoir participé à un documentaire intitulé « les soldats », dans lequel Al Jazeera affirme que les conscrits sont maltraités.

Mahmoud Hussein risque deux ans de prison.

Les Bleuets, une antenne du CCIF qui appelle à combattre les mécréants

 

Carla Parisi

L’Association des Bleuets, à Marseille, regroupe deux structures. Une mosquée et l’Institut Malik Ibn Anas de Marseille. L’Association des Bleuets travaille en partenariat avec le CCIF. Ce partenariat figure même dans les objets de l’association. On peut y lire que l’Association des Bleuets lutte contre « l’islamophobie en partenariat avec le CCIF ». C’est donc une des structures où le CCIF peut pleinement dispenser son projet de société.

A partir de 2013, une permanence du CCIF se tient d’ailleurs dans les locaux de l’Association des Bleuets.

Le 29 mai 2016, le directeur du CCIF, Marwan Muhammad se rend à l’Association des Bleuets pour participer à une conférence pour « planter les graines de demain » :

En août 2016, une campagne de recrutement est organisée conjointement par l’association des Bleuets et par le CCIF à Marseille. Le but est d’y développer le pôle « anti-islamophobie » Dans un message du 9 août 2016, l’Association des Bleuets explique qu’elle a « besoin de bénévoles investis et disponibles pour cette année scolaire 2016/2017. » Notamment pour « réaliser des testing », et « mener des actions en justice ».

On retrouve autour de l’association des Bleuets les mêmes personnalités radicales qui gravitent autour du CCIF. Les conférences de Nader Abou Anas (invité vedette du dîner du CCIF) y sont relayées, l’imam Abdelfattah Rahhaoui (soutenu par une campagne du CCIF contre la fermeture de son école) vient y donner des conférences.

 

L’association des Bleuets tient régulièrement sur sa page Facebook des propos anti-chrétiens, anti-juifs, anti- «mécréants ». Certains sont des hadiths considérés comme non fiables par les théologiens, mais qu’importe, l’Association des Bleuets s’en sert pour distiller son refus d’une vie en commun.

Les mécréants selon l’association des Bleuets sont les personnes qui suivent les enseignements du Nouveau Testament, les chrétiens en somme.

 « Sont mécréants ceux qui disent : «Allah, c’est le Messie, fils de Marie ! »


La Page Facebook de l’association explique que le but des non-musulmans est de les convertir.

 » les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu’à ce que tu suives leur religion. »

 

Ou encore : « Aujourd’hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion : ne les craignez donc pas et craignez-Moi.« 

 

Un autre post rappelle au croyants qu’ils doivent éviter de faire alliance avec les chrétiens et les juifs.

« Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs ».


Le 24 décembre 2016, quelques jours après l’attentat de Berlin, l’association des Bleuets franchit un pas de plus et appelle ouvertement sur sa page Facebook à combattre les mécréants à l’aide du Coran.

« N’obéis donc pas aux mécréants et combats-les avec le Coran. »

Le 14 octobre 2020, les Bleuets protestent contre la perquisition faite à Barakacity.

 

Carla Parisi NewsOrganisations

LUTTE CONTRE L’ « ISLAMOPHOBIE » OU CONSIGNES DE VOTE ?

Lutte contre l' « islamophobie » ou consignes de vote ?

Lutte contre l’ « islamophobie » ou consignes de vote ?

19.12.2016Carla Parisi

Le 18 décembre 2016 a eu lieu à la Bourse du Travail de Saint Denis la « Conférence Internationale contre l’islamophobie ».

Le discours général concernait la stratégie d’alliance entre associations, syndicats et partis politiques à l’approche des présidentielles en 2017, ainsi que des consignes de vote plus ou moins déguisées. Certains candidats, comme Manuel Valls, ont fait l’objet d’un bashing particulièrement virulent de la part des conférenciers.

Philippe Marlière, militant du mouvement Ensemble ! du Front de Gauche participait à la table ronde animée par Houria Bouteldja du Parti des Indigènes de la République : « l’islamophobie au cœur de la campagne présidentielle ». Il a affirmé que « s’il y a un communautarisme en France, il s’agit du néo-républicanisme laïciste, au cœur du champ politique actuel ». Un vocabulaire tout droit sorti de la droite cléricale du début du 20ème siècle. Pour lui, « l’islamophobie est un écran de fumée politique utilisé pour masquer l’échec patent [de nos politiques] sur les questions politiques et sociales ». Cette rhétorique complotiste, partagée par le CCIF, consistant à faire croire que le gouvernement français fomente et met en place des polémiques autour de l’Islam est contredite par les faits. S’il est indéniable qu’une certaine partie de la droite ou l’extrême-droite veut centrer leur campagne de 2017 autour de questions « identitaires » et souhaiteraient un retour des « valeurs chrétiennes », les récentes polémiques autour de l’Islam n’ont rien à voir et sont pas le fruit d’un complot du gouvernement. L’affaire du burkini d’août 2016, citée lors de la conférence, a d’abord explosé sur les réseaux sociaux, avant que quelques maires de droite ne souhaitent légiférer et que le gouvernement ne s’exprime. Philippe Marlière a ensuite directement plaidé pour « la mise en place d’accommodements » à la laïcité, qui différeraient en fonction des personnes, « comme pour les prestations sociales ».

Stéphane Lavignotte, pasteur protestant de Saint Denis, est intervenu lors d’une table ronde au nom du « christianisme social ». Il s’est dit militant au sein d’ « un mouvement du Front de Gauche » (qui est en réalité Ensemble! comme Philippe Marlière) et espère également que Philippe Poutou et Yannick Jadot auront assez de signatures pour se présenter en 2017. Il se plaint de ne pas assez entendre Tariq Ramadan s’exprimer en France et ajoute :

« il y en a assez de la diabolisation des intellectuels qui font du bien à la France comme Ramadan ! ».

Un lobbying en faveur du prédicateur intégriste controversé qu’il poursuit depuis plusieurs années. Stéphane Lavignotte, s’est aussi se dit « fier d’avoir témoigné en faveur d’Houria Bouteldja » lors de son dernier procès.

Ismahane Chouder a été la troisième intervenante. Représentante de l’association Participation et Spiritualité Musulmane (PSM), déjà épinglée pour ses liens avec le parti islamiste marocain Al Adl Wal Ihsane et le Cheikh Abdessalam Yassine, elle est également présidente du Collectif Féministe Pour l’Egalité. Fait étonnant, il se trouve dans la salle quelques porte-parole ou militantes d’associations LGBT visiblement fascinées qui n’hésitent pas à applaudir Ismahane Chouder, alors que Participation et Spiritualité Musulmane avait rejoint La Manif Pour Tous dès ses debuts… Ismahane Chouder a listé lors de la conférence « quatre figures emblématiques de l’Islam lorsque l’on parle des musulmans » qui seraient : les terroristes, les radicalisés, les réfugiés et les controverses (voile, halal, prières de rue). Evoquer ces sujets de société, qui peuvent interpeller chaque français en tant que citoyen serait donc… islamophobe. Ismahane Chouder a notamment affirmé que lorsque l’on dit « il faut lutter contre les djihadistes », cela veut dire lutter contre… les « musulmans ». Elle charge alors Manuel Valls, François Hollande ou encore Laurence Rossignol.

Olivier Besancenot a envoyé un message qu’Omar Slaouti (membre du Collectif Ali Ziri et tête de liste du NPA) lit au public. Il a dit « regretter de ne pas être présent à cette initiative essentielle » et parle d’un « imprévu personnel ». Olivier Besancenot affirme également de façon conspirationniste qu’ « avec l’islamophobie, la classe dirigeante a trouvé comment diviser la classe ouvrière, en instrumentalisant de manière sordide les attentats, et une situation internationale dont elle est largement responsable ». Pour Omar Slaouti, il est légitime de s’opposer aux institutions comme les « institutions européennes » : les jeunes « se méfient de manière rationnelle aux institutions, ce qui explique le Brexit ». Pour lui, cela « se traduit sous le gouvernement Valls (…) par l’utilisation de leviers pour centrer le discours autour de l’islamophobie, de la haine de l’autre (…) et pour pouvoir mener des guerres à l’extérieur ». L’état d’urgence est présenté comme « une arme de destruction massive pour les musulmans ».

La dernière table ronde s’intitulait « face à la répression de l’antiracisme politique et du mouvement social, quelles perspectives ? ». Thomas Coutrot, porte-parole d’Attac, a félicité Houria Bouteldja pour son « excellent bouquin » à propos de son dernier ouvrage Les Blancs, les Juifs et Nous. Ce livre a pourtant été largement critiqué pour ses injonctions sexistes envers les femmes ou les sœurs d’ « indigènes » : « Il faudra deviner dans la virilité testostéronée du mâle indigène, la part qui résiste à la domination blanche » , pour l’essentialisation « virile et macho » des « indigènes », pour ses propos anti-féministes et identitaires : « j’appartiens à ma famille, à mon clan, à ma race, à mon quartier, à l’islam, à l’Algérie » ou pour ses éloges à l’homophobie de l’ancien président iranien : « Ahmadinejad, mon héros ». Verveine Angeli (syndicaliste) et Pierre Tartakowski (président de la Ligue des Droits de l’Homme) appellent à un rapprochement et à une convergence des luttes entre le syndicat Solidaire, les associations LDH, Attac, CCIF et les autres associations présentes au meeting (PIR, PSM, ALCIR, camp décolonial…). Marwan Muhammad du CCIF appelle le public et les organisations à venir « remplir » les tribunaux pour faire pression sur la justice lorsque le CCIF y est présent.

Sihame Assbague a affirmé elle-aussi que l’état d’urgence cible « les musulmans et les quartiers populaires ». Elle a appellé le public à « refuser le barrage républicain » lors des élections en 2017. Selon elle, l’élection de Donald Trump est due à « la suprématie blanche qui craint le déclin blanc », ce qui expliquerait également le succès de François Fillon à la primaire des Républicains, ou encore le fait que « Manuel Valls puisse vouloir se présenter avec tant d’entrain »…La preuve : ses combats sont « criminalisés », comme la marche de la dignité ou le camp décolonial qui ont été « attaqués de toutes parts », ou la page Facebook du Parti des Indigènes de la République qui est parfois « bloquée par le pouvoir et les organisations antiracistes traditionnelles ». Elle appelle les organisations de gauche à la rejoindre en donnant les conditions pour une alliance : « arrêter de critiquer le terme d’islamophobie », d’ « espérer le dévoilement des musulmanes grâce à l’éducation », d’ « incriminer les mecs des quartiers populaires », de « refuser le terme de racisme d’état », et de parler de « division et à la racialiation des luttes ».

Finalement, les conférenciers de salle de conférence de la Bourse du Travail de Saint Denis auront certainement réussi en une journée à faire passer à un public d’à peine 300 personnes leurs appels à ne pas voter pour certains candidats. Il paraît que c’est cela, la « lutte contre l’islamophobie » et l’ « antiracisme politique ».

Carla Parisi

Programme de la journée du 18 décembre :

9h30 : accueil
Mot de bienvenue de la mairie

10h : L’islamophobie depuis les attentats
Lila Charef (CCIF),
M. Gomès (victime de l’Etat d’urgence),
Stéphane Lavignotte (Pasteur),
Mathieu Lopes (Survie),
Alain Gresh (Orient XXI)

11h30 : De la politique de guerre au rejet des migrants
Houssam El Assimi (collectif La chapelle Debout),
Geneviève Garrigos (ancienne présidente d’Amnesty International), Jean Courtaudière (prêtre à St Denis et membre du service national des relations avec les Musulmans auprès de la conférence des Evêques de France),
Christine Delphy (collectif anti-guerre),
Karine Parrot (Gisti),
Stathis Kouvélakis (universitaire)

Débat avec la salle

14h30 : L’islamophobie au coeur de la campagne présidentielle
Ismahane Chouder (CFPE, PSM),
Omar Slaouti (membre du collectif Ali Ziri),
Amina Damerdji (doctorante),
Philippe Marlière (universitaire)

16h00 : Face à la répression de l’antiracisme politique et du mouvement social : quelles perspectives ?
Marwan Muhammad (CCIF),
Sihame Assebague (Contre-attaques et camp décolonial),
Said Bouamama (FUIQP),
Verveine Angéli (syndicaliste Solidaires),
Meriem Belhadj (Alcir),
Thomas Coutrot (militant altermondialiste),
Pierre Tartakowsky (LDH)

Débat avec la salle

18h30 : Conclusion : Omar Slaouti, Amal Bentounsi (UNPA)

Signataires de l’appel de la conférence :

AFD International,

ATTAC

Association des Marcheurs de 1983

Association Marocaine des Droits Humains section Paris/IDF (AMDH-Paris/IDF)

Association de Lutte Contre l’Islamophobie et les Racismes, Paris 20 ème (ALCIR)

Association des Travailleurs Maghrébins (ATMF)

Association Femmes Plurielles

Association Dell’Arte (Toulouse)

Association Radio Droit de Cité

Autre Maroc

Bruxelles Panthères

CAPJPO-EuroPalestine

Cedetim

Centre d’études postcoloniales de Lyon

Collectif des féministes pour l’Egalité (CFPE)

Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF)

Collectif des Enseignant.es pour l’Abrogation de Loi de 2004 (CEAL)

Collectif des Musulmans de France (CMF)

Collectif “Ni guerres ni état de guerre”

Contre-Attaque(s)

Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI)

Coordination nationale Pas sans Nous

Droit à la différence

Ensemble!

Europe solidaire sans frontières (ESSF)

Fondation Frantz Fanon

Français & Musulmans

Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP)

Front Antiraciste Alsacien

Identité Plurielle

Les Indivisibles

International Jewish Antizionist Network (IJAN)

Le 93 au coeur de la République

Mouvement du christianisme social,

MRAP de Saint Denis

NPA

Participation et Spiritualité Musulmane (PSM)

Parti des Indigènes de la République (PIR)

Politique et Islam

Reprenons l’Initiative contre les politiques de racialisation (RI)

Réseau pour une gauche décoloniale

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

Signatures individuelles

Verveine Angeli, syndicaliste

Marie-Hélène Bacqué, professeure des universités

Mounia Benaili, conseillère municipale PG à Juvisy

Boualem Benkhelouf, Maire Adjoint à Aubervilliers

Nadia Ben Moussa, conseiller municipal de Villeneuve St Georges

Mohamed Ben Yakhlef, conseiller municipal de Villeneuve St Georges

Amal Bentounsi (UNPA)

Adda Bekkouche, militant altermondialiste

Olivier Besancenot, NPA

Judith Bernard, enseignante, metteur en scène

Myriam Bouregba, actrice du dialogue islamo chrétien

Antoine Boulangé, enseignant, syndicaliste

Alima Boumediene Thiery, avocate

Marie-Hélène Bourcier, maître de conférences à l’Université Lille 3

Félicien Breton, activiste décolonial

François Brun, NPA

Omar Cheriguene, conseiller municipal de Villeneuve St Georges

Fethi Chouder, Adjoint à la Maire d’Aubervilliers, en charge de la Jeunesse

Françoise Clément, militante altermondialiste

Annick Coupé, militante syndicaliste et associative

Pierre cours-salies, sociologue, membre d’Ensemble !

Thomas Coutrot, économiste, militant associatif

Christine Delphy, féministe

Didier Epsztajn, bloggeur

Éric Hazan, éditeur

Hanane Karimi, doctorante en sociologie, féministe

Pierre Khalfa, militant associatif

Stefan Kipfer, professeur

Stathis Kouvélakis, universitaire

Léopold Lambert, rédacteur en chef de The Funambulist

André Landrain, militant antiraciste, soutien des migrants

Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire

Marie-Thérèse Lenoir, militantes anti-raciste et soutien aux migrants

Didier Lestrade, journaliste

Nathalie Levallois, militante antiraciste, PG Alfortville

Laurent Lévy, militant d’Ensemble

Raphaël Liogier, Professeur des universités, IEP d’Aix-en-Provence

Yasser Louati, Militant des droits humains et libertés publiques

Stella Magliani-Belkacem, directrice éditoriale de la revue Période

Gustave Massiah, militant altermondialiste

Sanchez Maximilien, Conseiller Municipal de Gentilly

Philippe Marlière, politiste et membre d’Ensemble !

Madjid Messaoudene, élu à Saint-Denis en charge de la lutte contre les discriminations et de l’égalité des droits.

François Munier, militant antiraciste

Fatima Mostefaoui, co-présidente de la coordination Pas sans nous Marseille

Kamel Mouhoubi, PG Reims

Martine Platel, militante associative

Christine Poupin, NPA

Tariq Ramadan, professeur

Marguerite Rollinde, militante

Catherine Samary, militante altermondialiste

Brahim Senouci, écrivain et maître de conférence

Patrick Silberstein, éditeur

Isabelle Stengers, philosophe

Catherine Stern, militantes anti-raciste et soutien aux migrants

Pascal Troadec, Adjoint au maire de Grigny (91), Conseiller de l’agglomération Grand Paris Sud

Béatrice Turpin, réalisatrice

Marie-Christine Vergiat, députée européenne, Gauche unitaire européenne

Louis Weber, éditeur

Héla Yousfi, universitaire

Sophie Zafari, syndicaliste

Avec le soutien :

d’Oumma.com

ET SI VALLS AVAIT RAISON ? AUTAIN ET LES FRÈRES MUSULMANS…

Et si Valls avait raison ? Autain et les Frères musulmans...

Et si Valls avait raison ? Autain et les Frères musulmans…

15.12.2016La rédaction

Accusé d’avoir parlé de « gauches irréconciliables » , Manuel Valls a dû rééexpliquer ce que visait son propos de février 2016. Non pas les frondeurs ou la gauche opposée à la loi Travail mais « ceux qui font des meetings avec Tariq Ramadan », c’est à dire ce camp du « ni Charlie ni Paris », ceux qui associent le droit au blasphème ou toute mesure antiterroriste à de « l’islamophobie », très souvent lors de raouts à Saint-Denis.

De nouveau sommé de s’expliquer, Manuel Valls a assumé son désaccord, profond, avec «Clémentine Autain qui s’affiche et passe des accords avec Tariq Ramadan et les Frères musulmans.» C’est assez courageux car sitôt ce clivage assumé, toute la sphère pro-islamiste était bien sûr déchaînée. Sans parler de la presse aveugle qui s’est contenté de prendre fait et cause pour la version Clémentine Autain, jurant ses grands dieux que tout était faux, sans vérifier…

Hélas, les faits sont têtus. Clémentine Autain s’affiche en effet, au niveau local et national, avec les Frères musulmans.

Son courant Ensemble soutient régulièrement leurs meetings. Il est même signataire du meeting honteux qui est annoncé pour ce dimanche 18 décembre à Saint -Denis, en compagnie de Tariq Ramadan, des Indigènes de la République et de Marwan Muhammad du CCIF !

capture-decran-2016-12-15-a-14-02-43

Pour allez voir le site qui annonce ce nouveau meeting réunissant la gauche pro-islamiste.

Les orateurs au programme sont accablants…

capture-decran-2016-12-15-a-14-10-27

Un si lourd Passif

• Clémentine Autain et  Ensemble ont participé à la Marche de la dignité, organisée par les réseaux proches d’Indigènes de la République

• Ensemble a également relayé l’appel du meeting du 6 mars 2015 dénonçant « l’islamophobie et le climat de guerre sécuritaire » après les attentats de Charlie et de l’Hyper Casher. En compagnie de l’UOIF (à qui Ensemble reproche simplement d’être contre le mariage pour tous !), mais aussi de Participation et Spiritualité musulmane, du CCIF, du Parti des Indigènes de la République, les Indivisibles, Oumma.com, et la Junta islámica….

Capture d’écran 2015-12-15 à 13.00.37

Le communiqué d’Ensemble est alors co-signé par Laurent Lévy… L’un des animateurs du courant Ensemble et surtout l’un des plus farouches opposants à la loi de mars 2004 sur les signes religieux à l’école publique. Ses deux filles, militantes voilées, Lila et Alma Lévy, ont mené campagne contre cette loi. Elles ont écrit un livre où elles expliquent leur dégoût des homosexuels ou encore défendu que la lapidation était un « choix » pour se purifier.

• Le 11 décembre 2015 déjà, moins d’un mois après les attaques terroristes à Paris et à St Denis, le courant Ensemble de Clémentine Autain appelait à un meeting contre l' »islamophobie » en compagnie de Salma Yaqoob, qui explique que les attentats de Londres sont une réaction aux attaques américaines. Ou encore de Tariq Ramadan qui y a défendu un imam frère musulman assigné à résidence parce que soutenant les moudjahidines, où qu’ils se trouvent. Sans oublier Marwan Muhammad qui a eu cette phrase étonnante : « Valls a une fracture du cerveau » car il dit qu’il « ne veut pas comprendre les excuses sociologiques des terroristes ».

• Le 23 juin 2016, pas du tout échaudée, Clémentine Autain n’hésite pas à s’afficher en compagnie de Marwan Muhammad du CCIF.

capture-decran-2016-12-15-a-13-01-00

• Cette collaboration se ressent sur le terrain, à Sevran, où Clémentin Autain est conseillère municipale. Des militants se plaignent régulièrement d’un climat politique hostile s’ils osent dénoncer l’enrôlement jihadiste qui y sévit ou le recul de la mixité.

D’ailleurs, lorsqu’un journaliste de M6 se fait lyncher pour avoir dénoncé, faits à l’appui, l’avancée du machisme et de l’islamisme, Clémentine Autain crie avec les loups et parle de « télé poubelle ».

img_3050

Que Clémentine Autain nie les problèmes de sa commune , préfère les cacher et militer avec ceux qui accusent les laïques et les féministes d’être « islamophobe « , c’est son droit et son déshonneur… Une autre gauche a bien raison de refuser cet aveuglement.News